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Les saints du 6 mars

SAINT BALDREDE (+ 756)
ou peut-être aussi saint Balther. Evêque écossais, sans doute successeur de saint Mungo à Glasgow. Il aurait terminé sa vie comme ermite sur les rives du Firth of Forth.mg.

MR - SAINT CHRODEGAND (+ 766)
Evêque de Metz et confesseur. Il fut l’un des premiers à adopter puis à propager en Gaule la liturgie romaine de Rome et le chant grégorien naissant. Il donna aux chanoines des collégiales et des cathédrales une règle de vie fraternelle. Il avait été appelé auprès de Charles Martel avant de devenir évêque de Metz et c'est ainsi qu'il joua un rôle important dans la réforme des institutions ecclésiales, pour conduire à l'unification que permettra l'avènement de l'Europe carolingienne. Il fut inhumé à l’abbaye de Gorze qu’il avait fondée.mg.

SAINT CODROEL (+ 978)
D’origine écossaise, il vient en Irlande puis se rend dans la région de Namur. Il entre au monastère bénédictin de Fleury sur Loire et c’est de là qu’il est appelé à devenir premier abbé de Saint-Clément de Metz.

MR - SAINTE COLETTE (+ 1447)
Colette Boylet est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas avoir d’enfants. Ils prièrent saint Nicolas. Lorsqu’ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur : Nicole, devenu aussi, en diminutif familier Colette. Orpheline à 18 ans, elle obtint du Père Abbé d’un monastère voisin, la possibilité d’entrer chez les béguines d’Amiens malgré son âge. Elle n’y reste qu’un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d’austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie. Mais elle se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut réformer le Second Ordre de saint François, les clarisses. C’est pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape n’était qu’un anti-pape du Grand Schisme qui déchirait alors l’Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond Il reçoit la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu’elle sera amenée à fonder ou réformer. Cette décision sera confirmée par Innocent IV, le vrai pape de Rome. Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le monastère de Besançon puis bien d’autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique. Elle mourra à Gand et son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.


MR - SAINT CYRIAQUE (4ème s.)
ou Quiriace. Il servait la messe de saint Maximin de Trèves avec beaucoup de ferveur et de ponctualité. Il servait aussi le saint évêque dans bien d’autres tâches et c’est ainsi qu’il vécut la sainteté, dans la plus entière humilité.

SAINT CYRILLE DE CONSTANTINOPLE (+ 1235)
Né de parents grecs à Constantinople, il fut ordonné prêtre dans l’Eglise latine et devint réputé pour son enseignement de la sainteté. Entré chez les Carmes de Palestine à l’âge de quarante-six ans, il fut leur prieur général pendant dix-sept ans.

MR - SAINT EVAGRE DE CONSTANTINOPLE (+ v. 380)
Elu par les catholiques comme évêque de Constantinople, après que les évêques ariens eurent occupés ce siège épiscopal, il n’y resta que quelques mois, envoyé en exil par l’empereur arien Valens.

MR - SAINT FRIDOLIN DE SACKINGEN (+ 540)
Originaire d’Irlande, dit-on, il s’en vint en Bourgogne. Grâce à Clovis, il fit reconstruire la basilique de saint Hilaire à Poitiers, puis évangélisa la Lorraine, la Suisse et l’Alsace. Il se retire enfin dans l’île de Säckingen, sur le lac de Constance, dans un monastère qu’il avait fondé en l'honneur de saint Hilaire. Il est le patron du canton suisse de Glaris. Il y aurait fondé une église en l'honneur de saint Hilaire, nom dont la déformation est devenu le nom du cantin, Glaris.mg.

BIENHEUREUSE HELENE DE POLOGNE (+ 1298)
Fille du roi Béla IV de Hongrie, elle épousa le roi de Pologne, Boleslas V. Veuve très jeune, elle entra chez les clarisses de Gniezno. Son culte fut approuvée en 1827.

SAINT HESYCHIUS (+ 972)
Il quitta sa patrie pour venir en Bithynie, s’installant sur une colline, pour y prier continuellement afin de commencer dès ici-bas la louange de la Jérusalem d’En-Haut. L’évêque d’Amasée, reconnaissant sa sainteté, le fit enterrer dans sa cathédrale.

MR - SAINT JEAN BAPTISTE NAM (+ 1866)
Martyr. Père de famille et camérier du roi, Jean-Baptiste Nam Chong-sam fut décapité pour la foi au Christ à Séoul en Corée.

SAINT JOB (+ 1720)
Né à Moscou, il fut le père spirituel du tsar Pierre de Grand. Victime des calomnies, il est exilé au monastère de Solovki dans le Grand Nord, où il meurt à quatre-vingt cinq ans en chantant :"Je quitte ce monde avec joie."

BIENHEUREUX JOURDAN DE PISE (+ 1311)
Il naquit à Pise et entra chez les Frères Prêcheurs. Après ses études à Paris, il retourna en Italie et se fit une grande réputation de prédicateur à Florence et en Toscane. Il prêchait en effet dans la langue populaire et non pas en latin. Il est l’un des créateurs de la langue italienne. Son culte fut approuvé en 1833.

MR - SAINT JULIEN DE TOLÈDE (+ 690)
Évêque de Tolède en Espagne, il réunit trois conciles dans cette ville et exposa dans ses écrits la doctrine orthodoxe, faisant preuve de justice, de charité et de zèle des âmes.

MR - SAINT MARCIEN (+ 120)
Le Piémont avait besoin d’un saint d’origine apostolique. Saint Marcien serait le disciple de saint Barnabé et évêque de Tortone. Après un épiscopat de quarante-cinq ans, il fut martyrisé, à Tortone, sous l’empereur Hadrien.mg

MR - SAINT OLLÉGAIRE (+ 1137)
Évêque de Barcelone en Catalogne, il reçut en outre l’Église de Tarragone, quand ce siège très ancien fut libéré du joug des Maures.

MR - QUARANTE DEUX MARTYRS DE SYRIE. (+ 848)
Le calife de Bagdad avait remporté la victoire contre les Byzantins et, après la prise de la ville d’Amorium en Haute Phrygie, il fit passer les habitants au fil de l’épée ne gardant prisonniers que quarante-deux officiers dans des conditions particulièrement infectes. A leurs gardiens qui leur demandaient d’abjurer la foi chrétienne pour être libérés, ils répondirent "Que feriez-vous si vous étiez à notre place. ?" -" Nous changerions de religion, car il n’y a rien de plus cher que la liberté." Pendant sept ans, ils préférèrent la prison pour le Christ, à l’apostasie pour la liberté. Puis, ils furent condamnés à l’exécution capitale. Sur les rives de l’Euphrate devant une foule venue assister à leur exécution, ils s’avancèrent un à un, et sans crainte ni hésitation, ils présentèrent leur tête au bourreau."

MR - SAINTE ROSE DE VITERBE (+ 1252)
Une jeune chrétienne de 18 ans qui partit à la rencontre du Christ après lui avoir totalement consacré sa beauté physique, morale et spirituelle. Elle naquit dans une famille pauvre et soutenait la cause du pape contre ses adversaires, les gibelins. Cette jeune laïque choisit alors une vie apostolique avec quelques amies, allant d'église en église pour exhorter ses contemporains à rester fidèles au Christ. Ce qui ne fut pas du goût du gouverneur qui voyaient en elles des hérétiques qui s'opposaient à l'empereur allemand Frédéric II. Pour cela, elle n’hésitait pas à entreprendre des controverses dans les rues de Viterbe, au nord de Rome. Le gouverneur l'exila le 4 décembre 1250, mais le 13 décembre l'empereur mourut et elle revint à Viterbe. Quand elle voulut entrer chez les religieuses clarisses, celles-ci refusèrent à plusieurs reprises. Elle mourut quelque temps après. Elle avait 18 ans. On ne découvrit son corps que dix-huit mois plus tard. Il était demeuré intact. Six ans après sa mort, en souvenir de cette fidèle servante de l'Eglise romaine, le pape Alexandre IV ordonna qu’elle repose dans la chapelle de ce monastère. Elle sera canonisée en 1457. mg

SAINT SANE (6ème s.)
que l’on peut confondre avec saint Sénan, évêque d’Irlande, vénéré en Bretagne au village de Plouzane - 29263 et en Camors dans le Morbihan et qui est fêté le 8 mars au Martyrologe romain.


INVENTION DE LA SAINTE CROIX
Selon une tradition qui remonte à saint Ambroise, le bois de la vraie croix aurait été retrouvé au 4ème siècle par sainte Hélène, la mère de l’empereur Constantin. A l’emplacement où la tradition populaire gardait le souvenir de la Passion, se dressait un temple d’Aphrodite. Elle obtint de son fils qu’on opéra des fouilles qui permirent de découvrir une petite colline et un tombeau. Des miracles accompagnèrent la découverte des morceaux de bois qui avaient été jetés dans un puits voisin. Ils furent ainsi reconnus comme étant ceux de la passion du Christ et furent dès lors l’objet d’un culte liturgique.


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MR = inscrit au Martyrologe Romain - édition 2004
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