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Les saints du 12 mars

MR - BIENHEUREUSE ANGÈLE SALAWA (+ 1922)
Vierge du Tiers-Ordre de Saint-François. Originaire de Siepraw en Pologne, elle naquit dans une pauvre famille de onze enfants. Elle travailla toute sa vie comme domestique, vivant humblement parmi les servantes pour lesquelles elle avait consitué une bibliothèque religieuse. Durant la guerre de 1914-1918, elle soigna les blessés, sans faire de distinction d'origine militaire. Elle mourut dans une extrême pauvreté, dans la petite mansarde où elle logeait à Cracovie. Elle avait 40 ans.mg.

SAINT BERNARD DE CARINOLA (+ 1109)
On sait de lui qu’il fut un bon évêque, nommé par le pape Victor III en 1087. En 1100, il transféra le siège épiscopal à Carinola en Campanie. Il mourut très âgé.

BIENHEUREUX DENIS LE CHARTREUX (+ 1471)
Surnommé le “docteur extatique”, il n’est mentionné comme bienheureux que par quelques martyrologes de son Ordre. Né à Ryckel, près de Loos dans le pays de Liège, il fut un grand écrivain mystique.

MR - SAINT EGDUNE (+ 303)
ou Mygdon et ses compagnons martyrs. Ils étaient huit chrétiens fidèles qui vivaient à Nicomédie, région proche de Byzance, en Asie Mineure, sous l’empereur Dioclétien. Suspendus par les pieds au-dessus d’un feu, ils furent condamnés à mourir asphyxiés par la fumée, successivement, et à des jours différents, pour inspirer de la crainte aux autres.

MR - SAINT ELPHÈGE L'ANCIEN (+ 951)
Confesseur. Il fut d’abord moine, puis évêque de Winchester en Angleterre en 935. Il eut le plus grand soin de restaurer la vie cénobitique et eût parmi ses disciples saint Dunstan et saint Éthelwald
.

MR - SAINTE FINE (+ 1253)
ou Joséphine. Elle passa la plus grande partie de sa vie, étendue sur une planche, San Giminiano en Toscane. Elle était jeune et belle aux dires de ses contemporains quand, dès son plus jeune âge, une maladie étrange la couvrit d’ulcères douloureuses qui ne se guérirent jamais qu'elle supporta avec un grande patience. Ses mains immobiles ne pouvaient chasser les mouches qui l’importunaient. L’odeur de ses plaies ne favorisait pas les visites de ses voisines qui lui apportaient le minimum de nourriture. Ce qui ne l’empêcha pas de se déclarer la plus heureuse des créatures de Dieu. On la découvrir morte un matin, les traits souriants des extases dont souvent le Seigneur crucifié lui donnait la grâce.

MR - SAINT GREGOIRE LE DIALOGUE (+ 604)
Pape. Les Eglises d’Orient font aujourd’hui mémoire de saint Grégoire, le pape de Rome, dit “le dialogue”tant fut grande cette vertu pratiquée par lui pour la paix, la charité et l’unité de l’Eglise. L’Eglise d’Occident le nomme saint Grégoire le Grand et le fête le 3 septembre, le jour de son ordination.

MR - SAINT INNOCENT I (+ 417)
Pape. Il avait été chargé de négocier la paix entre l’empereur et les Goths d’Alaric, à Ravenne. C’set pendant ce temps qu’ils pillèrent Rome en son absence le 24 août 410. Mais le pontificat de saint Innocent sera surtout un affermissement de la juridiction romaine en Occident comme nous le voyons au travers des 36 lettres que nous avons de lui. Il se sent qualifié pour dire le droit de l’Eglise. Les querelles relèvent des conciles provinciaux, conformément aux canons des conciles de Nicée et de Sardique. Rome intervient en dernière instance en Occident, en raison de l’antériorité de Rome sur toutes ces Eglises. Pour les Eglises d’Orient, il respecte l’antériorité des sièges patriarcaux mais intervient quand un arbitrage est demandé. Avec l’Eglise en Afrique, il est plus nuancé. Dans le domaine doctrinale, saint Innocent n’innove pas. Il se veut le gardien d’une Eglise qui doit sans cesse retrouver sa pureté initiale.
Il prit la défense de saint Jean Chrysostome, réconforta saint Jérôme et approuva saint Augustin.

MR - BIENHEUREUX JÉRÔME GHÉRARDUCCI (+ 1335)
À Recineto dans les Marches. Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, il s’employa à procurer au peuple la concorde et la paix.


MR - BIENHEUREUX JOSEPH TSANG-TA-PONG (+ 1815)
Laïc catéchiste chinois martyr par fidélité au Christ. Né dans une famille païenne de la province de Kouei-tcheou, il quitta son village pour s'établir à Koui-yang. Il avait 40 ans et voulait se lancer dans le commerce dans cette grande métropole. C'est à cette occasion qu'il rencontre le P. Mathias Lo qui lui fit découvrir le Christ et Joseph reçut le baptême en 1800. Il revint à Kouei-tcheou où il fut la cheville ouvrière de la mission. Comme la persécution se déchaînait contre les chrétiens, il fut dénoncé par l'un de ses cousins qui révéla sa cachette aux soldats. Arrêté en 1814, il fut emprisonné durement puis étranglé le 12 mars 1815, à Guiyang dans la province chinoise de Guangxi. Il fait partie des cent vingt martyrs de Chine, canonisés le 1 octobre par Jean Paul II durant le Jubilé 2000. Il avait été béatifié en 1909.mg.


MR - BIENHEUREUSE JUSTINE (+ 1319)
Justine Francucci Bezzoli, vierge, moniale bénédictine, qui termina sa vie en recluse à Arezzo en Toscane. Elle vécut dans une telle fidélité à la Règle de saint Benoît qu’elle fut ainsi conduite à la sainteté.

MR - SAINT LUIGI ORIONE (+ 1940)
Disciple de saint Jean Bosco, il est le fondateur de plusieurs Instituts religieux dont les vocations sont fort différentes. Les Fils de la Divine Providence, les Petites Soeurs missionnaires de la Charité, les Soeurs aveugles du Saint-Sacrement et les Ermites de saint Albert. Cet apôtre de la miséricorde voua sa vie aux malchanceux et aux souffrants. Il mourut à San Remo en Italie.


MR - SAINT MAXIMILIEN (+ 295)
Martyr à Thébeste en Numidie (Tunisie actuelle). Son père était l’un des agents recruteurs de l’armée impériale. Maximilien avait vingt ans quand il comparut, comme réfractaire, devant le proconsul romain pour avoir refusé d’être enrôlé dans l’armée. Il se veut soldat du Christ et refuse de porter au cou la médaille à l’effigie de l’empereur. Pour cette raison, il est condamné à mort. Il avait vingt et un ans.mg.

SAINT MURA MAC-FEDERACH (+ v. 645)
Moine irlandais originaire du Donegal, il fut nommé abbé de Fathan par saint Colomba.

SAINT NICODEME DE MAMMOLA (+ 990)
Confesseur. Disciple de saint Fantin, il vécut au nord de la Calabre où brillait alors le monachisme italo-grec.Il alla s’établir dans une grotte du Monte-Cellerano. En raison des menaces des Sarrasins, il fut contraint de disperser sa communauté et retourna à la vie solitaire à Mommola, toujours en Calabre. Là encore, il fut rejoint par de nombreux disciples qui l’entourèrent quand il rendit son âme à Dieu.

MR - SAINT PIERRE DE NICOMÉDIE (+ 303)
Martyr. Chambellan de l’empereur Dioclétien à la cour de Nicomédie, il fut arrêté pour avoir protesté ouvertement contre la cruauté des supplices infligés aux chrétiens.
L’empereur le fit amener pour ce motif devant lui, ordonna d’abord de le suspendre, de le déchirer longuement à coups de fouet, de verser sur ses plaies du vinaigre et du sel, enfin de le brûler à petit feu sur un gril. Dorothée et  Gorgon, préposés aussi à la Cour impériale, ayant alors protesté, perdirent la vie étouffés, après des tortures variées.mg.

SAINT PIERRE, LE DIACRE (+ 605)
Confesseur. Il était l’un des disciples de saint Grégoire le Grand, qui lui dédia les livres de ses "Dialogues".. Après sa mort, il fut vénéré par les habitants de la région de Bielle en Italie du nord.

MR - SAINT POL DE LEON (+ 573)
ou Pol Aurélien. Premier évêque de cette cité et confesseur. Originaire de Grande-Bretagne, il vécut la vie érémitique dès l’âge de quinze ans. Ordonné prêtre par l’évêque de Winchester à vingt-deux ans, il est appelé auprès du roi, mais il préfère traverser la Manche, espérant reprendre sa vie de solitaire. Le comte de Léon le voulait comme évêque. Il l’envoya donc à Paris où il fut consacré dans la cathédrale de Paris. Il donna à son diocèse une vive impulsion. Mais sur le tard, il voulut revenir à sa vie d’ermite et c’est dans l’île de Batz qu’il rendit son âme à Dieu.

BIENHEUREUX RUSTIQUE (+ 1092)
Moine bénédictin de Vallombreuse, il fut choisi comme troisième abbé génarl de sa congrégation fondée par saint Jean Gualbert quelques années auparavant. Ses reliques furent élevées sur les autels et enchâssées en 1200, ce qui était la reconnaissance de sa sainteté.

SAINT SYMEON LE THEOLOGIEN (+ 1022)
C’était un jeune homme très doué qui fut appelé à de hautes fonctions impériales à Constantinople. Mais il préférait mener une vie de désordre. La rencontre d’un saint homme, moine au monastère de Stoudion, lui révéla une autre vie, toute intérieure et plus enrichissante. Favorisé d’expériences spirituelles très profondes, il n’en retombe pas moins dans ses errances. Converti à nouveau, il entre au Studion pour ne plus tomber et pour vivre aux côtés de son Père spirituel. Mais au monastère, on ne choisit pas son confesseur. Syméon ne peut pas se plier à cette exigence et à l’observcance stricte de la Règle. Il se voit chassé de son monastère. Il entre alors à Saint-Mamas, un petit monastère en pleine décadence dont il devient l’higoumène, le supérieur. Embrasé d’amour pour le Christ, il entreprend de réformer sa communauté par de vigoureuses catéchèses. Certains moines qu’il dérange, tentent de le supprimer. Il connaît aussi la contradiction en haut-lieu, à cause de son obstination à revendiquer la possibilité d’une expérience directe de l’Esprit-Saint. Bien qu’il ait transformé Saint mamas en un centre de sainteté et de rayonnement spirituel, il finit par s’en faire exclure à nouveau et meurt peu après en exil. C’est l’un des plus grands mystique byzantins, ce qui lui valut son surnom de “théologien - le contemplatif de Dieu.”

MR - SAINT THEOPHANE LE CONFESSEUR (+ 817)
Confesseur. Après de longues fiançailles, il réussit à convaincre la jeune fille de le laisser aller vers une vie pleinement consacrée à Dieu. Ils vécurent ainsi deux années de mariage dans la virginité. Envoyé comme gouverneur de la Cyzique (région d'Athènes) par l’empereur de Constantinople, il restera attaché à ce voeu, malgré toutes les pressions de sa famille. Quelques années plus tard, il se retira dans la solitude d’une de ses propriétés, y fonda un premier monastère, puis, toujours avec ses biens, il acquit de quoi construire un deuxième monastère où il vécut dans la plus stricte observance monastique l’ascèse et la prière. Il écrivit alors une “chronographie” qui reste l’une des meilleures sources historiques de l’histoire byzantine. Pour avoir défendu par son éloquence et son savoir, la doctrine des Saintes Images, il fut d’abord enfermé pendant deux années dans un sombre cachot, puis exilé dans l’ile de Samothrace. Trop affaibli, il ne peut survivre qu’une vingtaine de jours aux fatigues de ce voyage.


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MR = inscrit au Martyrologe Romain - édition 2004
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