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Les saints du 16 mars

SAINT ABBAIN (6ème s.)
Neveu de saint Kevin, il vivait en Irlande du sud où il fonda plusieurs monastères. Mais les nombreuses biographies qui le concernent, s’entre-mèlent avec celles d’autres saints irlandais, au point que de cette confusion, nous ne pouvons retirer aucun fait historique de la vie de saint Abbain.

SAINT ABRAHAM (+ 370)
Il quitta sa riche famille, renonça à un mariage prometteur et se fit ermite dans le désert, près d’Edesse. Ordonné prêtre, il convertit au Christ tous les habitants païens de Beth-Kiduna, la bourgade où il habitait.. Après ce succès apostolique, il se retire au désert où il vit en ermite. Saint Ephrem, qui était son admirateur et son ami personnel, a chanté ses louanges.

SAINT PAPAS (4ème s.)
Martyr en Lycaonie. On lui brisa d’abord les os du visage puis on lui fit chausser des sandales de fer aux semelles couvertes de clous pointus. Contraint de courir ainsi devant les chevaux du gouverneur, il rendit son âme à Dieu sur le chemin
SAINTE BENEDICTE (+ 1260)
Elle rejoignit sainte Claire au couvent de Saint Damien à Assise. Elle lui succéda, en donnant l’exemple d’une constante régularité et d’une stricte pauvreté.

SAINT CHRISTODULE (+ 1093)
Ce saint ermite fut un grande voyageur durant toute sa vie, tantôt pour échapper à ses admirateurs, tantôt pour fuir les Turcs persécuteurs. Il poussa même jusqu’à l’abbaye de Cluny, en France, pour y étudier la réforme monastique. C’est au cours d’un pèlerinage aux tombeaux des Apôtres à Rome qu’il eût la vision de ce que serait sa vie. Originaire de Nicée, il se rend alors à Constantinople et obtient de l’empereur de construire un monastère à Patmos. Mais l’empereur byzantin pose comme condition que saint Christodule réforme d’abord les monastères de Thessalie. Ce qu’il fit difficilement. Il écrivit d’ailleurs à cette occasion un ouvrage sur "la manière de servir Dieu”. L’empereur en fut satisfait et lui donna toute l’île de Patmos pour y fonder la vie monastique et en particulier le monastère de Saint Jean le Théologien, où il resta cinq années. Quand les Turcs apparurent, il dut fuir et se réfugier dans l’île d’Eubée où il mourut.

SAINT DENTELIN (7ème s.)
L’église qui lui est dédiée à Clèves en Rhénanie, rappelle cet enfant qui mourut à sept ans et qui était le fils de saint Vincent Madelgaire et de sainte Waldeltrude et dont les quatre enfants furent tous considérés et honorés comme des saints.

MR - SAINTE EUSEBIE (+ 660)
Ysoie ou Eusoye. Confiée dès sa jeunesse au couvent fondé par sainte Gertrude d’Hamage en Flandre.
Après la mort de son père, saint Adalbald, elle accompagna sa mère, sainte Rictrude, dans la vie monastique à Marchiennes, puis fut élue, à douze ans, pour succéder à sa tante, sainte Gertrude, à la tête du couvent de Hamage, elle en devint abbesse. La douceur de son commandement et la stricte observance de la vie monastique firent prospérer sa communauté dans les voies de Dieu. Une localité en conserve la mémoire : Sainte-Eusoye-60480.

SAINT FINIEN (+ v. 560)
Il est considéré comme étant un disciple de saint Colomba qui l’aurait fait abbé de Swords, près de Dublin en Irlande.

SAINT GREGOIRE MAKAR (11ème s.)
Il s’en vint ermite dans la région de Pithiviers en France, après avoir été évêque de Nicopolis en Arménie. Il n’est pas le seul arménien qui soit venu ainsi en Occident. Les relations ont toujours existé entre les Gaules et cette région du Caucase. Nous en avons le témoignage à Talard dans les Alpes de Haute-Provence. Et l’influence arménienne à l’église carolingienne de Germigny des Prés sur les bords de la Loire est indiscutable par son architecture inspirée des monastères de la Haute-Arménie.

MR - SAINT HERIBERT DE COLOGNE (+ 1021)
Fils du comte de Worms, il fit ses études à l’abbaye de Gorze, près de Metz. Élu malgré lui au siège épiscopal de Cologne, il fut un conseiller écouté de l’empereur germanique Othon III. Il construisit l’abbaye de Deutz sur le Rhin où il est enterré.mg.

MR - SAINT HILAIRE D'AQUILÉE (+ 285)
Evêque et saint Tatien diacre, qui communièrent aux souffrances du Christ par le supplice du chevalet, avec saint Félix d’Aquilée et de nombreux autres laïcs qui furent aussi décapités avec eux.mg.

SAINT HUGUES (+ 1189)
Abbé de Bonneval en Dauphiné, il se montra le digne imitateur de saint Bernard qu’il avait pris pour modèle et dont il a écrit la vie. Il servit de médiateur dans la querelle entre le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Barberousse, en 1177.

MR - BIENHEUREUX JEAN AMIAS (+ 1589)
et Robert Dalby, prêtres et martyrs, à York en Angleterre. Ils furent condamnés à mort uniquement à cause de leur qualité de prêtres, sous la reine Élisabeth Ière, et allèrent joyeux au gibet où ils devaient être pendus. Jean était d'abord tailleur, et, après la mort de sa femme, il fit ses études sacerdotales à Reims où il fut ordonné prêtre en 1581. Robert Dalby, ministre anglican,devint catholique et comme Jean Amias, partit étudier à Reims pour devenir prêtre en 1588. Il fut arrêté à son retour en Angleterre. Ils ont été béatifiés en 1929.mg.

MR - SAINT JEAN DE BRÉBEUF (+ 1649)
Martyr chez les Hurons au Québec. Prêtre de la Compagnie de Jésus, il fut envoyé de France dans la mission chez les Hurons et, après bien des travaux apostoliques, fut massacré par quelques païens Iroquois et succomba pour le Christ, ayant fait le vœu de ne jamais fuir l’occasion du martyre. Sa mémoire est célébrée avec ses compagnons le 19 octobre.mg.


MR - SAINT JEAN DE SORDI (+ 1181)
Evêque de Vicence, confesseur et martyr. Chanoine de Crémone en Italie à l’âge de quinze ans, il entre au monastère Saint-Laurent dont il deviendra le Père Abbé. Il exercera cette charge avec douceur et amabilité. Soutenant le pape contre l’empereur Frédéric Barberousse, il fut chassé de son monastère et se retira alors dans un ermitage. Evêque de Mantoue puis de Vicence, il conduisit son peuple avec bonté à l’égard des pauvres et fermeté à l’égard des propriétaires usuriers. L’un d’eux le fit assassiner. La ville entière, irritée, poursuivit le meurtrier et honora Jean de Sordi comme un saint martyr, ce que confirma le pape Léon XII en 1824.mg.

MR - SAINT JULIEN (+ 302)
Il appartenait à une famille sénatoriale et vivait en Cilicie, province au sud de l'Asie Mineure. Il avait dix-sept ans quand il refusa de sacrifier aux faux dieux et pour avoir confessé la Vérité du Christ, il fut enfermé dans un sac plein de vipères et jeté à la mer. Saint Jean Chrysostome prononça son panégyrique.

SAINT JULIEN DE LESCAR (+ 400)
C’est une antique tradition qui nous fait connaître le premier évêque du diocèse de Lescar, actuellement rattaché au diocèse de Bayonne dans le Sud-Est de la France. Recueillie dans le bréviaire, nous pouvons la lire comme une certitude quant à l’évangélisation de cette région. Il est difficile d’accepter les multiples faits et gestes qui la commentent avec force détails de l’enthousiasme régional.

MR - SAINT PAPAS (4ème s.)
Martyr à Séleucie en Perse. Originaire de Lycaonie en Asie Mineure, il s'en fut évangéliser la Perse. Pour avoir confessé la foi dans le Christ, il subit divers supplices et fut, dit-on, pendu à un arbre.


BIENHEUREUX PIERRE TECELANO (+ 1289)
Originaire de Sienne, il se fit tertiaire séculier de saint François à la mort de sa femme, et demeura près de leur couvent, passant ses journées, consacré à la prière et à la consolation des malades de l’hôpital de sa ville.

BIENHEUREUX PLACIDE RICCARDI (+ 1915)
Moine bénédictin de Saint Paul-hors-les-Murs à Rome, il exerça un grand rayonnement apostolique par sa vie de prière.

SAINT SERAPION (+ 1516)
L’Eglise russe fait mémoire du saint higoumène (supérieur) de la laure de la Trinité-Saint-Serge en Russie. Il fut ensuite archevêque de Novgorod où il arrêta la peste en 1506. Après bien des difficultés avec saint Joseph de Volokolamsk, ils se réconcilièrent. Puis saint Sérapion vint terminer ses jours au monastère de Saint Serge.

BIENHEUREUX TORELLO (+ 1282)
Il voulait se livrer aux bonnes oeuvres près des pauvres, mais il les abandonna pour se livrer à une liaison dépravée avec deux jeunes gens à quoi il ajouta une maîtresse qui captiva son coeur. Malgré tous les conseils et les reproches, il mena cette vie dissolue plusieurs années. Et puis, un beau jour, l’enfant prodigue, tourmenté de remords et dégoûté de cette vie, s’en fut en parler au supérieur du monastère de Vallombreuse qui l’accueillit avec une grande indulgence et une compréhensive bonté. Torello commença alors une vie de pénitence et devint moine-ermite à Vallombreuse, volontairement emmuré dans sa cellule. Il connût de grandes souffrances et les accepta comme une participation au salut du Christ sur la croix. Son culte fut confirmé par le pape Benoît XIV.



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MR = inscrit au Martyrologe Romain - édition 2004
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