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Les saints du 6 avril

MR - BIENHEUREUSE CATHERINE DE PALLENZA (+ 1478)
Originaire de Novare en Italie, elle devint recluse à l'âge de 14 ans et avec quelques compagnes qui la rejoignirent elle fonda
monastère de Sainte-Marie-du-Mont, menant la vie érémitique sous la Règle de saint Augustin. Son culte fut confirmé en 1769.

SAINT CELESTIN Ier (+ 432)
Pape, originaire de Campanie. On connaît de lui une lettre qu’il écrivit à saint Augustin. Il poursuivra l’oeuvre de restauration de la saine doctrine, entreprise par son prédécesseur, le pape Boniface Ier, contre les novatiens leur retirant les églises qu’ils avaient progressivement occupées. Dans l’Italie, les Gaules et l’Afrique, il pratique une politique interventionniste avec des succès mitigés. En Narbonnaise et à Vienne, il rappelle les évêques à la discipline ecclésiastique. Il soutient Cyrille d’Alexandrie pour que Nestorius souscrive à la foi de l’Eglise, mais en vain. Il obtient la convocation impériale pour le concile d’Ephèse en 431 qui confirme la christologie soutenue par saint Cyrille d’Alexandrie.

MR - SAINT EUTYCHES (+ 565)
ou Eutyque. Patriarche de Constantinople. Il voulait devenir moine, mais il comprit que sa vocation était surtout l’édification de l’Eglise. Prêtre à trente ans, nous le trouvons dans un concile local avec les évêques orthodoxes pour réfuter les thèses hérétiques de Théodore de Mopsueste et de Théodoret de Cyr qui, bien que morts, exerçaient encore une grande influence. Le patriarche Ménas le prépara pour être son successeur. Devenu patriarche, il s’attira les foudres de l’empereur Justinien qui, sous la pression d’évêques jaloux, le condamna à un exil de quinze années. Il s’endormit en paix à Constantinople, quatre ans après son retour sur le trône patriarcal. Au moment de mourir, il toucha la peau de sa main et déclara :"Dans cette chair, je ressusciterai."

MR - SAINTE GALLE (6ème s.)
V
euve. Fille du consul Symmaque, elle demeura, menant une vie de recluse dans une petit cabane sur la colline du Vatican,auprès de la basilique de Saint-Pierre, après la mort de son mari, pendant de nombreuses années, occupée à la prière, aux aumônes, aux jeûnes et aux autres œuvres saintes, et le pape saint Grégoire le Grand a brièvement décrit sa vie et ses derniers jours sur terre à Rome.

SAINT GENNARD (+ 720)

Confesseur. Il fut longtemps à la cour du roi Clotaire III où il se lia d’amitié avec saint Ansbert qui devint par la suite évêque de Rouen. Ensemble, ils décidèrent d’entrer à l’abbaye de Fontenelle fondée par saint Wandrille et où ils rencontrèrent saint Ouen qui décida de leur donner le sacerdoce. Lorsque saint Ansbert fut élevé à l’épiscopat, il demanda à saint Gennard de l’aider dans son ministère pastoral, ce qu’il fit jusqu’à la mort de saint Ansbert. Il se retira alors à l’abbaye de Flay dans le diocèse de Beauvais. C’est là qu’il entra dans la béatitude éternelle.

SAINT GREGOIRE LE SINAITE (+ 1346)
Confesseur. Né dans une famille aisée non loin de Smyrne, il fut capturé avec d’autres chrétiens par les Turcs Seljoucides qui ravageaient alors toute l’Asie Mineure. Ayant réussi à payer leur rançon grâce à des chrétiens amis, ils furent libérés et saint Grégoire se rendit à Chypre, puis au Sinaï pour y trouver la solitude qui rapproche de la présence de Dieu. La jalousie s’installant entre les moines, il préféra quitter le monastère de Sainte Catherine plutôt que de briser l’unité. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il trouva une grotte pour se retirer dans l’île de Crète. Il préféra finalement le Mont-Athos au monastère de Philotheou, où il put pratiquer l’hésychia et la prière contemplative. Ses écrits spirituels forment d’ailleurs une partie fondamentale de la "Philocalie". De nouvelles invasions des Turcs le mirent dans l’obligation de quitter quelque temps la Sainte Montagne. Durant les dernières années de sa vie de nombreux disciples rayonnèrent sa spiritualité. Ils étaient Grecs, Bulgares, Serbes, Roumains. Ils s'appelaient saint Cyprien de Kiev et saint Euthyme de Tirnovo. On peut dire que saint Grégoire le Sinaïte est la source de ce vaste mouvement hésychaste que Byzance allait bientôt léguer au monde slave comme son héritage le plus précieux.

MR - SAINT GUILLAUME D’ESKILL(+ 1202)
Confesseur. Il reçut son éducation et ses connaissances auprès de son oncle qui était abbé de l’abbaye de Saint Germain des Prés à Paris et qui en fit un chanoine de Sainte Geneviève de Paris. Ce chapitre canonial connaissait de graves désordres et le pape Eugène III lors de son passage à Paris, décida de donner une communauté plus édifiante à l’Eglise Sainte Geneviève en y établissant les religieux de l’abbaye de Saint Victor. Saint Guillaume décida alors d’y entrer. A la demande du roi du Danemark, inspirée par l’évêque de Roskilde, lui-même ancien élève de l’Université de Paris et avec l’accord de l’abbé de Sainte-Geneviève, il s’en fut au Danemark et devint abbé de l’abbaye Saint Thomas d’Eskill dans le Seeland ou Sjaelland, près de Roskilde, où il rétablit une authentique vie monastique. C’est là qu’il s’endormit en paix dans la nuit de Pâques, après quarante années dans la charge abbatiale.

MR - SAINT IRÉNÉE (+ 305)
À Sirmium en Pannonie, la passion de saint Irénée, évêque et martyr. Au temps de l’empereur Maximien , sous le préfet Probus, il endura des tortures, subit une longue et pénible détention et fut enfin décapité.

SAINT MARCELLIN (+ 413)

Quand les empereurs romains persécutaient les chrétiens, beaucoup sacrifièrent leur vie ou leur liberté pour la foi. Mais il y en eut, même des prêtres, qui renièrent le Christ, la mort dans l’âme sans doute, mais par peur ou par faiblesse de caractère. Quand revint la paix de l’Eglise, on se posa la question suivante : fallait-il réintégrer dans l’Eglise et dans le sacerdoce ceux qui ont abjuré leur foi sous la menace ? Les donatistes (du nom de leur meneur, Donat) jugeaient que non. Quand l’Eglise choisit de faire miséricorde, ils firent sécession. Un siècle plus tard, la guerre civile entre catholiques et donatistes durait toujours dans la province d’Afrique. L’empereur Honorius chargea alors le légat impérial Marcellin d’organiser une conférence contradictoire entre les deux partis. C’était un homme très cultivé et ce fut pour répondre à ses questions que saint Augustin écrivit plusieurs de ses ouvrages comme "De la rémission des péchés". La conférence de 410 à Carthage, que Marcellin préside avec équité malgré les pressions, condamne les donatistes. Ils ne lui pardonneront pas. Peu après, ils accusèrent le fidèle fonctionnaire romain de complot contre l’empereur. Malgré les intervention de saint Augustin, son ami qui lui dédie "la Cité de Dieu", le légat sera exécuté à Carthage en 413.

MR - SAINT METHODE (+ 885)
Les Eglises d’Orient font mémoire séparée de saint Cyrille et de saint Méthode, “Egal aux Apôtres et Illuminateur des Slaves” qu’ils célèbrent également au jour de leur mémoire commune avec son frère saint Cyrille, le 11 mai. L'Église latine en Occident en fait mémoire le 14 février.

MR - BIENHEUREUX MICHEL RUA (+ 1910)
Prêtre à Turin dans le Piémont, il succéda à saint Jean Bosco à la tête de la Société de Saint-François de Sales, à laquelle il donna une merveilleuse extension.

MR - BIENHEUREUX NOKTER LE BÈGUE (+ 912)

Confesseur. Moine de Saint-Gall en Suisse, il fut surnommé "le Bègue", et mit ses talents poétiques et musicaux en composant de nombreuses séquences liturgiques, malgré ce défaut et peut-être à cause de lui. Le Martyrologe Romain lui fait ce panégyrique : "
Il était faible de corps, non d’âme, bègue de parole, pas d’esprit, appliqué aux réalités d’en-haut, patient dans l’adversité, doux envers tous, assidu à  prier, lire, méditer et dicter."

MR - SAINT PAUL LE BAO TINH (+ 1857)
Originaire du Tonkin, il fut jeté en prison et torturé pour sa foi chrétienne alors qu'il n'était encore que séminariste. Libéré, il fut ordonné prêtre, il fut de nouveau arrêté et condamné à être décapité. Nous avons de lui un recueil d'homélies et de catéchèse. On estime qu'entre 1857 et 1862, cent quinze prêtres vietnamiens, cent religieuses vietnamiennes et plus de cinq mille fidèles furent martyrisés et quarante mille au moins furent exilés en raison de leur foi ou moururent de faim dans la jungle.

MR - BIENHEUREUSE PERRINE MOROSINI (+ 1957)
Martyre à Fabbio d’Albino, près de Bergame en Lombardie. Âgée de vingt-six ans, revenant à la maison, de l’usine où elle travaillait, elle dut défendre contre un jeune homme sa virginité, qu’elle avait consacrée à Dieu, et elle succomba, blessée mortellement à la tête.

MR - SAINT PHILARÈTE (+ 1076)
Moine du monastère de Saint-Élie, à Aulinas en Calabre, il était adonné tout entier à l’oraison.

MR - SAINT PIERRE DE VERONE (+ 1252)

Confesseur et martyr. Dominicain. Près de Milan, en 1252, la passion de saint Pierre de Vérone, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Né de parents nobles mais manichéens, il embrassa, encore enfant, la foi catholique et reçut, adolescent, l’habit des frères prêcheurs des mains de saint Dominique. Il mit ensuite toute son ardeur à réfuter les hérésies. Il fut attaqué sur la route de Côme à Milan et frappé au crâne par des conjurés l’un de ses anciens co-religionnaires de l’hérésie cathare. Avant d’expirer, il eut la force de tracer avec son sang les premiers mots du Credo.

MR - SAINT PRUDENCE (+ 861)
Confesseur. Originaire d’Espagne, il abandonna son nom de Galando pour prendre celui d’un de ses compatriotes, le poète chrétien du 4ème siècle, Prudence. Comme lui, il fut un bon écrivain et un auteur fécond. Chapelain de l’empereur Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, il publiera un recueil des plus beaux passages des Psaumes à l’intention de la deuxième femme de l’empereur. Cette anthologie sera, durant tout le Moyen Age, le bréviaire des moines itinérants. Devenu évêque de Troyes, il publie un petit code de dogme et de morale, les "precepta" que tous ses prêtres devaient savoir par coeur. S’étant placé au premier rang de l’épiscopat des Gaules, il défendit la doctrine augustinienne de la Grâce, polémiquant avec l’orthodoxe Scot Erigène tout autant qu’avec les hérétiques. Il restaura la discipline religieuse dans de nombreux monastères. Ce qui survit de nos jours encore, c’est sa "Chronique" où l’on trouve de nombreux détails sur les affaires ecclésiastiques, civiles et militaires. Cette chronique des événements importants est marquée de son amour pour Dieu et pour les hommes.

MR - SAINT VINEBAUD (+ 623)
Confesseur. D’origine romaine, il naquit à Nogent-sur-Seine et vécut ses premières années près de Troyes. Moine, il fut abbé du monastère de Saint Loup et, selon son biographe un peu trop expansif, il échangea sa vie de misère et de pénitence contre le séjour des bienheureux.

MR - BIENHEUREUX ZÉPHYRIN AGOSTINI (+ 1896)
Prêtre, qui se consacra au ministère de la prédication, à la catéchèse et à la formation chrétienne, chercha de toutes les façons à œuvrer pour la jeunesse, les pauvres et les malades, et fonda pour eux la Congrégation des Ursulines Filles de Marie Immaculée. Il s'éteignit à la vie terrestre à Vérone en Vénétie.


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MR = inscrit dans le Martyrologe Romain - édition 2004