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ARABIE SAOUDITE
 

Arabie saoudite, en arabe As Su`udiyah, pays du Proche-Orient, occupant la plus grande partie de la péninsule Arabique. Sa capitale est Riyad. L’Arabie saoudite est entourée au nord par la Jordanie, l’Irak, et le Koweït ; à l’est par le golfe Arabo-Persique et le Qatar ; au sud-est par les Émirats arabes unis et le sultanat d’Oman ; au sud par la république du Yémen et à l’ouest par la mer Rouge et le golfe d’Aqaba. Les frontières du sud-est et du sud ne sont pas délimitées avec précision et font l’objet de contentieux avec les pays concernés.

Relativement peu peuplée, disposant de très importantes réserves pétrolières, l’Arabie saoudite est l’un des pays les plus riches du Proche-Orient. Elle est gouvernée depuis près d’un siècle par la dynastie des Saoud qui s’appuie sur une interprétation stricte de l’islam.

domaine internet : bh - indicatif téléphonique : + 973

Statistiques générales    


Dossier AED

Superficie : 1,960,582 km 2
Population : 28,686,633 h.
en 1950 : 3,200,000 h
en 2025 : h

Ryad : 4,200,000 h
population urbaine : 82 %%

0-14 ans : 38 %
15-64 ans : %
65 ans et plus : 2,5 %

espérance de vie : 76,30 ans
sous le seuil de pauvreté :NA
alphabétisation :
taux de croissance en 2008


Statistiques religieuses    
Christianisme : 3,9 %
dont
Catholicisme :  2,98 %

Musulmans : 93,7 %


Statistiques catholiques.

Baptisés : 900.000 - majoritairement des immigrés

Evêque : Vicaire Apostolique non résidentiel.
Église catholique romaine    

Vicariat Apostolique d'Arabie.

Secrétariat
PO. Box 54 - Abu Dhabi. United Arab Emirates
Tél (02) 4461 895 - fax : 4465 177
e-mail : vicapar@emirates.net.ae




Nonciature apostolique






 
Situation religieuse    


De tous les pays islamiques, l’Arabie saoudite est celui où la liberté religieuse est le plus vigoureusement proscrite, et dans son principe même. Le royaume se proclame « intégralement » islamique, considère le Coran comme la seule Constitution du pays et la charia comme sa loi fondamentale.

Selon l’interprétation théologique du wahhabisme professée par l’État, la terre de la péninsule arabique est le pays natal du prophète Mahomet, la plus sainte de toutes les terres, où l’on ne peut même pas pratiquer les « religions du Livre » tolérées par l’islam, le judaïsme et le christianisme. Pour la même raison, tout ce qui pourrait sembler porter atteinte à cette sorte de virginité religieuse est sévèrement condamné et les autorités sont chargées d’empêcher la diffusion d’aucun autre message religieux que celui de la foi islamique. Toute manifestation d’une foi non musulmane (possession de bible, port de crucifix, de chapelet, prière publique) est donc interdite

La police religieuse (la fameuse mutawwa’in) est investie d’un grand pouvoir et a la responsabilité de contrôler les activités des autres religions. Le « zèle » excessif déployé par la mutawwa’in se solde souvent par des arrestations sommaires et des tortures dans les prisons. La police religieuse incarcère fréquemment des membres de groupes religieux minoritaires, comme les chrétiens et les musulmans chiites, qui sont libérés seulement après avoir signé un document attestant qu’ils renoncent à leur foi.

Les travailleurs émigrés non musulmans sont exposés à l’arrestation, l’expulsion et l’emprisonnement s’ils sont surpris à pratiquer leur religion, ou s’ils sont accusés de possession d’ouvrages religieux ou de prosélytisme. Ces dernières années, grâce à la pression internationale, la famille royale saoudienne a autorisé la pratique d’autres religions mais seulement en privé, bien que la distinction entre la sphère publique et la sphère privée ne soit pas encore clairement définie.

Aucune manifestation ou culte d'une autre religion n'est acceptée et ceux qui expriment à ce titre une opinion différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort. La liberté de religion de la population non-musulmane d'origine y est très restreinte, et doit s'exercer exclusivement dans le domaine privé.

Les personnes de confession juive, ou simplement personnes ayant un visa pour Israël sur leur passeport, sont interdits de séjour.

De plus, l'accès des villes de La Mecque et Médine est uniquement réservé aux musulmans.
 

LES CHRÉTIENS

Il est difficile de connaître exactement le nombre de chrétiens dans le pays. Il doit atteindre un pourcentage significatif des plus de 8 millions de travailleurs étrangers présents sur le territoire. On estime qu’ils devraient représenter un million de ces travailleurs, issus principalement des Philippines, mais aussi d’Europe, des États-Unis et du Moyen-Orient. Les chrétiens sont privés de toute assistance pastorale, car les prêtres ne sont pas autorisés à pénétrer dans le pays. En substance, les chrétiens n’ont pas le droit d’exprimer leur foi par la pratique d’un culte public.

De nombreux rapports récents ont signalé des interventions brutales de la mutawwa’in au milieu d’offices cultuels, notamment parmi la communauté philippine de Riyad, donnant lieu à la confiscation de toutes les publications religieuses trouvées sur place.

Le 6 novembre 2007, le pape a reçu le roi saoudien Abdallah, « dans une atmosphère cordiale ». Le Saint-Siège et l’Arabie saoudite n’entretenant pas de relations diplomatiques, c’était la première rencontre entre les deux pays, qui se faisait par surcroît à un si haut niveau. Le Vatican avait toujours dénoncé l’Arabie saoudite comme l’un des pays où la liberté religieuse était la moins respectée.

Très peu d’informations ont filtré au sujet de cette « rencontre historique ». La chaîne de télévision Al Djazira a mentionné que parmi les questions abordées figuraient la « situation vécue par la minorité chrétienne en Arabie saoudite, le besoin d’une plus grande coopération inter-religieuse, et les perspectives de paix au Moyen-Orient ».

Commentant cette visite pour AsiaNews, Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique en Arabie depuis 2005, a souligné que la liberté de religion en Arabie saoudite restait encore problématique, même si au cours des dernières années on a enregistré moins d’arrestations de chrétiens et le roi a réduit le pouvoir de la mutawwa’in. « Je pense que cette rencontre a été aussi une excellente opportunité pour discuter des droits religieux des chrétiens en Arabie saoudite. Ce sujet n’est pas explicitement mentionné dans le communiqué de presse, mais il y est fait mention de « la présence positive et dynamique des chrétiens ». Je crois que dans ce contexte, le pape a pu discuter aussi de la liberté de culte en Arabie saoudite ».

L'ISLAM

Le 24 mars 2006, en accord avec le ministre de la Justice, le général Ali Al-Harithy, directeur général des prisons, a annoncé que dorénavant les prisonniers seraient libérés au bout de six mois de détention si pendant ce laps de temps ils n’étaient pas encore passés en jugement.

Le gouvernement a donné un important signe d’ouverture en juin 2007 avec la création d’un « Département des lois et des règlements » destiné à examiner les nombreuses accusations et critiques dont a fait récemment l’objet la mutawwa’in. Cette police toute-puissante a la responsabilité de non seulement poursuivre ceux qui boivent de l’alcool, qui ne s’habillent pas conformément aux codes islamiques ou se conduisent de façon « immorale », mais aussi de réprimer toutes les activités religieuses, même privées, qui ne sont pas conformes à l’islam wahhabite.

Dans son premier rapport, la Société nationale pour les droits humains a accusé la mutawwa’in d’avoir « obtenu des confessions par la force » et d’autres violations des droits de l’homme. Ce même mois de juin 2007, trois membres de la police religieuse saoudienne sont passés en jugement, pour la première fois dans l’histoire du pays, pour être impliqués dans la mort d’un homme qu’ils avaient arrêté. Selon les statistiques officielles, en janvier 2007 on dénombrait 3.227 polices religieuses travaillant dans 1.310 centres répartis dans les 13 provinces saoudiennes.

LES MUSULMANS CHIITES

Bien que représentant entre 10 et 15% de la population, les chiites se plaignent toujours de discriminations à leur encontre. Dans la région orientale du pays, où résident la plupart, aucun gouverneur de province, aucun maire ou directeur de centre ministériel n’est chiite; sur les 59 membres des conseils municipaux nommés par le gouvernement, seulement 3 appartiennent à cette communauté. Parmi les membres élus de ces conseils néanmoins, les chiites sont bien représentés, comme en témoigne la ville de al-Qatif.

Mais sur les 150 membres du Majlis al-Shura (le Conseil national consultatif), seulement 4 sont chiites.

Le gouvernement ne finance pas la construction de mosquées chiites. La demande d’un permis de construire pour leurs mosquées (non requis pour les mosquées sunnites) est une formalité longue et difficile. Les chiites ont donc leurs propres mosquées privées, connues sous le nom de « husseiniya », qui n’ont pas d’autorisation officielle. En janvier 2007, les autorités ont arrêté un membre du clergé chiite pour avoir officié dans une husseiniya illégale
 

LES AHMADIS

Les ahmadis s’estiment musulmans, mais sont considérés comme hérétiques par les autres musulmans, parce qu’ils ne reconnaissent pas Mahomet comme le dernier prophète; c’est pourquoi ils subissent la persécution des fondamentalistes dans beaucoup de pays islamiques, dont le Pakistan, le Bangladesh, l’Indonésie, l’Iran et l’Arabie saoudite. Neuf autres ahmadis ont été arrêtés début 2007. Toutes les personnes arrêtées ont ensuite été expulsées d’Arabie saoudite.

LES ISMAÉLITES

Selon Human Rights Watch, en août et septembre 2006, un membre de la communauté ismaélite, Hadi al-Mutif, a entamé une grève de la faim pour protester contre son emprisonnement dont la raison est d’avoir « insulté le prophète Mahomet ».

En septembre 2006, trois cents ismaélites de Najran ont protesté contre les discriminations envers leurs communautés et demandé la libération de leurs coreligionnaires, en détention depuis l’an 2000. Ils ont aussi réclamé à un juge des excuses publiques pour les avoir traités d’« infidèles » et exigé que soit mis fin à l’implantation de Yéménites naturalisés sur leurs terres.


   
Histoire - Quelques dates    


Dès les deux premiers siècles, le christianisme s'est implanté, dans certaines tribus, sous l'influence des missionnaire de l'Église de Perse. Au Vième siècle les Arabes sont divisés en plusieurs tribus et clans antagonistes. Seule une langue sémitique, l'arabe, unit ces diverses tribus. Celles-ci opèĆrent ponctuellement des raids militaires sans lendemain contre le menaŹçant Empire byzantin, au nord. Mais ce seront les sables et l'aridité de la péninsule - du moins dans ses parties septentrionales et centrales -, qui protégeront le mieux l'Arabie des incursions byzantines.

La Mecque, ville de commerŹants et surtout centre religieux, constitue un point de passage entre le Yemen et le Levant pour de nombreuses caravanes. PrÉcéhant une religion monothéiste dans la continuité du judaïsme et du christianisme, Mahomet fuit un assassinat en 622 et émigre vers Médine. Quelques années plus tard, cet exode, aussi appelé "hégire", constituera pour l'historiographie musulmane l'an 1 du nouveau calendrier musulman.

Dans la ville instable de Médine, les tribus lui confieront rapidement le pouvoir politique, en raison de sa qualité d'arbitre entre les tribus juives, ainsi que de son rôle spirituel pour les nouveaux croyants. Mahomet parvient progressivement à unifier les tribus Arabes autour de l'Islam dans presque toute la péninsule arabique, non sans susciter inquiétude - voire hostilité - parmi certaines tribus, restées polythéistes, juives ou chrétiennes.

Avec la chute du calife abbasside en 1258, le contrôle des lieux saints du Hedjaz passe entre les mains de l'ƒÉgypte mamelouk. Il revint ensuite aux Ottomans quand les Turcs conquirent l'Égypte en 1517. L'intérieur de la péninsule connut une évolution qui mena à l'émergence de la famille Al-Saoud au XVIIIème siĆècle.

Le premier premier État saoudien date de 1744 quand un chef tribal local, Mohammed ben Saoud, s'associe avec le cheikh Mohamed ibn Abd al-Wahhab afin de réinstituer les dogmes revendiqués plus tard par le salafisme, forme de l'islam dite authentique.

Malgré toute une série d'accord avec l'Égypte, l'Empire ottoman et d'autres familles arabes pour le contrôle de la péninsule, le premier royaume reste instable et il finira par disparaître en 1818.

Un Second État saoudien, sera fondé 6 années plus tard en 1824, mais disparaîtra lui aussi en 1891.
L'Arabie saoudite moderne est fondée par le roi Abd al-Aziz ibn Saoud en janvier 1902, Abd al-Aziz, souhaitant restaurer l'ancien État de son aïeul,.

Il s'empare de Riyad, la capitale ancestrale de la dynastie des Al Saoud, alors occupée par la famille rivale Al Rashid (de Haïl). Abd al-Aziz, avec l'appui des bédouins, l'ordre des Ikhwân (« frères ») qui lui permet d'agrandir son domaine.

En 1904, il s'empare de l'oasis de Buraydah, capitale de la région du Qasim, au nord du Nejd. Les Ikhwân sont progressivement installés dans environ 200 colonies agricoles (les hujjar). En 1913, Abd al-Aziz s'empare de la province du Hasa, dans l'est, dont la majorité de la population est chiite. Son poids politique est reconnu par les Ottomans en mai 1914 lorsque ceux-ci le nomment wali du Nejd.

Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Abd al-Aziz se rapproche graduellement des Britanniques. Un traité de protection est signé avec ces derniers en 1915. C'est en 1932 que sera établi le Royaume en son état actuel.



   
Tourisme et culture    




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