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IRAK
 

Irak, en arabe Al `Iraq, pays du Proche-Orient. Sa capitale est Bagdad. L’Irak est bordé par la Turquie au nord, l’Iran à l’est, l’Arabie saoudite et le Koweït au sud, la Jordanie et la Syrie à l’ouest. Au sud, l’Irak dispose d’une étroite façade maritime (40 km) sur le golfe Arabo-Persique.

Statistiques générales    


Dossier AED

Superficie : 437,072 km 2
Population : 28,945,000 h.
en 1950 : 5,300,000 h
en 2025 : 43,313,558 h

Bagdad : 5,000,000 h
Mossoul : 2,721,096
population urbaine : 66,6 %

0-14 ans : 42,0 %
15-64 ans : %
65 ans et plus : 3,0 %

espérance de vie : 69,94 ans
sous le seuil de pauvreté : %
alphabétisation : 74,10 %
taux de croissance en 2009 : 7,8 %


Statistiques religieuses    
Christianisme : 3,2 %
dont
Catholicisme :  1,04 %

Musulmans sunnites : 96,85 % (chiites: 65 % - sunnites : 32 %)

Église assyrienne de l'Orient : 32,967
Église syrienne orthodoxe : 14,000
Église arménienne apostolique : 9,300

Statistiques catholiques.

latines et chaldéennes
Baptisés : 500.000/ 304.000

Diocèses catholique :15
dont 11 chaldéens, 2 syriens, 1 latin et 1 arménien
Prêtres diocésains :
Prêtres religieux :
Diacres :
Religieux :
Religieuses :


 
Église catholique romaine    

Conférence des évêques catholiques d'Irak

Archevêché latin de Bagdad
Archevêché catholique arménien de Bagdad
Patriacat catholique chaldéen: 11 diocèses
Archevêché grec -melkite en Irak
Archevêché catholique syrien : diocèses de Bagdad, Bassorah et Mossoul

Archevêché de Bagdad

Archevêché latin (Babylone)
PO. Box 35130 - Hay Al Wahda-Mahalla - rue 8 - Immeuble 44 - Bagdad
tél : + 964/ 1 - 719 - 95 37 - fax : + 64/1 - 717 24 71

Aumônerie des Français

Baghdad
Aumônerie des Français
Rédemptorist Fathers - St Raphaèl Church - PO. Box 5792 - Bagdad
tél : + 964/ 1 - 719 86 24 - ou à l'archevêché latin.



Nonciature apostolique

P.O. Box 2090, Saadoun Street 904/2/46, Baghdad, Irak
tél :( + 964-1) 719.51.83 - 719.06.88
e-mail : vatican@urulink.net




 
Églises chrétiennes    

L’Église


 


Église orthodoxe Tewahedo d'Érythrée (copte)
POB 728 - Eritrea-Asmara
tél : (291) 1/ 113015
http://www.tewahdo.orgita



Situation religieuse    


Le 15 octobre 2005, l’Irak s’est donnée une nouvelle Constitution qui proclame l’islam comme « religion officielle » et stipule qu’« aucune loi ne pourra être approuvée si elle est en contradiction avec la loi islamique » (art. 2.1 a). Le texte énonce aussi que l’Etat défend les droits de liberté et les droits religieux (art. 2.1 b et 2.2), et garantit les droits administratifs, politiques, culturels et éducatifs aux différentes ethnies irakiennes dont les Assyro-Chaldéens qui sont nommément cités (art. 125).

LA SITUATION DES CHRÉTIENS

Cependant, les chrétiens n’ont eu aucun rôle dans la rédaction de cette nouvelle Constitution et c’est en vain qu’ils ont demandé la suppression ou la modification de l’article 2.1 a. Leur très faible représentation au Parlement élu le 15 décembre 2005 (3 sièges sur 275) ne leur permet pas de peser sur le vote des lois. Par ailleurs, la mention de la confession continue de figurer sur les papiers d’identité, ce qui rend les chrétiens repérables.

Parmi les avantages ayant résulté pour eux de la situation qui a suivi la chute du régime de Saddam Hussein (2003) on peut signaler que les établissements d’enseignement, nationalisés auparavant, ont été rendus aux Eglises et l’on peut y enseigner le catéchisme. Les Eglises disposent aussi de leurs propres tribunaux pour tout ce qui relève du statut personnel.

Enfin, pour la première fois dans l’histoire de l’Irak, les chrétiens ont pu créer une dizaine de partis confessionnels. Mais, selon Mgr Georges Casmoussa, archevêque syriaque-catholique de Mossoul, ils n’ont aucune influence concrète sur le plan institutionnel et juridique. De plus, beaucoup de chrétiens de la province de Mossoul ont été privés de leur droit de vote.

Cela ne suffit pas à garantir la permanence et la sécurité des chrétiens en Irak, comme le disent chaque jour les informations. Pour Mgr Jean-Benjamin Sleiman, archevêque des Latins de Bagdad, « la lucidité oblige à voir que tout va dans le sens d’une dissolution du christianisme irakien. Dans le cadre institutionnel actuel, qui fait de la charia l’unique source du droit, aucune place n’est faite aux chrétiens. Ils ont le choix entre le repli sur eux-mêmes ou la dilution dans l’ensemble ».

Les agressions islamistes se sont accrues depuis la proclamation, à Bagdad et dans les régions majoritairement sunnites, en octobre 2006, d’un « Etat islamique d’Irak » par la branche irakienne d’El Qaïda, l’« Alliance des embaumés », en réaction à l’adoption par le Parlement d’une loi créant un Etat fédéral.

En mars 2010, après les récentes élections, le Conseil des chefs des Eglises chrétiennes en Irak - qui rassemble 14 communautés présentes dans le pays -a interpelleéle nouveau gouvernement irakien. "Nous souhaitons que les orientations du programme soient la paix et la sécurité".

" Nous attendons de voir quelle direction et quelles orientations suivra le nouveau gouvernement. Nous souhaitons que les orientations du programme d´action du gouvernement soient la paix et la sécurité", a déclaréMgr Avak Asadourian, primat de l´Eglise arménienne orthodoxe d´Irak et secrétaire général du Conseil des Eglises chrétiennes.

" Nous sommes citoyens de l´Irak et nous sommes présents sur cette terre, notre maison, depuis des millénaires. Des représentants politiques aux sommets du pays disent espérer que les chrétiens resteront dans le pays et continueront à apporter leur contribution. Nous demandons que ces paroles ne soient pas seulement des bonnes intentions, mais que les faits suivent pour les mettre en pratique, assurant une vie pacifique aux minorités chrétiennes."

A maintes reprises, les patriarches des Eglises chaldéenne et assyrienne ont lancé un appel commun : « Les chrétiens sont victimes de chantage, d’enlèvements et de déplacements forcés dans de nombreuses régions d’Irak, tout particulièrement dans celles sous le contrôle de “l’Etat islamique d’Irak” [...] alors que le gouvernement reste silencieux et ne prend pas de mesures fermes pour stopper cette extension ». (Reconquête, Paris, n° 238, mai 2007).

LES VIOLENCES ANTI-CHRÉTIENNES

Les chrétiens irakiens souffrent donc quotidiennement de violences et d’actes d’intolérance. Il n'est pas possible de les répertorier, mais l'émigration qui en résulte risque de réduire la présence chrétienne, encore qu'elle se regroupe dans le nord, autour de Mossoul, même si les difficultés ne manquent pas en raison des tendances des partis politiques au Kurdistan.

Le Kurdistan, province qui jouit d’une grande autonomie et où les chrétiens sont présents dans les appareils d’Etat (un ministre et cinq députés à l’assemblée nationale kurde qui comporte 111 élus), a accueilli de nombreuses familles chrétiennes, soit environ 100 000 personnes, ayant fui Bagdad et Mossoul. Certaines d’entre elles sont ainsi revenues dans leur province d’origine qu’elles avaient dû quitter lors de la répression des Kurdes par le régime de Saddam Hussein. Mais elles n’ont pas pu retrouver les propriétés agricoles qui leur appartenaient et ont donc beaucoup de difficultés à trouver du travail.

Enfin, à Bassora, métropole du sud à majorité chiite, la pression sur les chrétiens est telle que l’archevêque chaldéen, Mgr Djibraïl Kassab, a dû quitter la ville.

Il faut signaler également que les chrétiens se sentent menacés par l’arrivée des missionnaires néo-protestants américains qui avaient commencé à s’implanter en Irak pendant l’embargo international (1991-2003) sous le couvert d’organisations humanitaires. Depuis l’invasion de 2003, ils se répandent partout dans le pays, louant des immeubles qu’ils transforment en lieux de culte. Au sujet de ces prédicateurs, Mgr Sleiman a déclaré : « Ils ont un argument : la liberté religieuse, mais selon moi, ils n’ont pas de respect pour les Eglises anciennes qui sont là.

Et en voulant convertir les musulmans, ils créent beaucoup de suspicion. Leur prosélytisme ne respecte pas la mentalité de l’Irak. Les chrétiens irakiens ont des racines et un vécu culturel semblables à ceux des musulmans. On ne peut donc pas venir de façon impérialiste pour implanter le christianisme. Cette attitude ne fait qu’accroître le sentiment de suspicion contre les chrétiens et leur nuit terriblement ».

Pour échapper au chaos dans lequel ils se trouvent plongés, de nombreux chrétiens fuient l’Irak vers les pays voisins où ils attendent des visas pour l’Occident.Il est difficile de donner des estimations exactes. Selon les données fournies par l'Oeuvre d'Orient, en 2007, ils étaient 25 000 à 30 000 en Jordanie, 100 000 en Syrie, 4 000 en Turquie, plusieurs milliers au Liban.

Sur une population de 28 millions d’habitants, les chrétiens ne seraient plus que 2 à 300 000 alors qu’ils étaient encore 800 000 en 2003.

LES MUSULMANS CHIITES

La guerre civile qui voit s’opposer milices chiites et sunnites a provoqué une grave insécurité, également en ce qui concerne la vie religieuse des deux communautés. L’identification, typique du monde musulman, entre mouvements religieux et mouvements politiques, rend extrêmement difficile la distinction entre les motivations des nombreux et sanglants attentats et attaques contre des mosquées, à l’occasion de cérémonies religieuses, funérailles et mariages.

Les deux communautés pleurent des milliers de victimes causées par une haine homicide à laquelle les composantes les plus raisonnables du monde islamique iraqien tentent avec une difficulté extrême de porter remède.

   
Histoire - Quelques dates    

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Tourisme et culture    

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