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PALESTINE
 

Palestine, région historique, dont les frontières ont fortement varié depuis l’Antiquité, située sur la côte est de la Méditerranée, en Asie Mineure, et aujourd’hui divisée entre l’actuel État d’Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Statistiques générales    


Dossier AED

Superficie : 121,320 km 2
Population : 2,611,904 h.
en 1950 : 1,100,000 h
en 2025 : h

Asmara : 500,000 h
population urbaine : 20,6 %

0-14 ans : 42,,8 %
15-64 ans : %
65 ans et plus : 3,6 %

espérance de vie : 71,85 ans
sous le seuil de pauvreté : 20 %
alphabétisation : 58,6 %
taux de croissance en 2008 : 2,0 %


Statistiques religieuses    
Christianisme : 55 %
dont
Catholicisme :  2,98 %
Église évangélique luthérienne : %
Coptes : 45 %

Musulmans sunnites : 45 %

Statistiques catholiques.


Baptisés : 148.000

Diocèses : 3
Evêques : -
Prêtres diocésains : 80
Prêtres religieux : 252
Diacres : -
Religieux : 347
Religieuses : 562


 
Église catholique romaine    

Conférence épiscopale d'Éthiopie et d'Érythrée

Secrétariat
Addis Ababa - POB 21 322
Tél : (01) 55 03 00 - fax : 55 31 13



Nonciature apostolique
Palestinian Territory, Occupied

Address: 91191 Jerusalem, Apostolic Delegation, P.O.B. 19-199
Telephone: (972-2) 628.22.98; 628.86.30 - Fax: 628.18.80



 
Églises chrétiennes    

L’Église Orthodoxe Erythréenne est une Église orthodoxe orientale autocéphale. Elle fait partie de l’ensemble des Églises des trois conciles. Le chef de l’Église porte le titre de Patriarche d’Érythrée, avec résidence à Asmara.


 


Église orthodoxe Tewahedo d'Érythrée (copte)
POB 728 - Eritrea-Asmara
tél : (291) 1/ 113015
http://www.tewahdo.orgita



Situation religieuse    

LES MUSULMANS CHIITESDepuis quelques années, le gouvernement mène une campagne de persécution systématique contre toutes les confessions religieuses, à tel point que depuis 2004, le Département d’État américain a inscrit l’Érythrée parmi les « pays particulièrement préoccupants » du point de vue de la liberté de religion, un terme réservé aux États qui restreignent ce droit avec le plus de force.

LES MUSULMANS CHIITESDans un décret de 2002, le gouvernement n’a reconnu formellement que l’islam, l’Église copte orthodoxe, l’Église catholique et les Églises évangéliques affiliées à la Fédération luthérienne mondiale. Près de 90% de la population appartient à l’une ou l’autre de ces dénominations, les autres groupes étant tenus de présenter une demande d’enregistrement.

L’état d’urgence, en vigueur depuis plusieurs années, lui permet de prendre des mesures particulièrement restrictives. Par ailleurs, depuis 2005, les descentes de police, arrestations, et ingérences du gouvernement dans les affaires des quatre confessions officiellement reconnues se sont multipliées.

Palestine.

L’Etat palestinien n’existant pas encore, l’organisation et le fonctionnement de l’Autorité palestinienne ne dépendent pas d’une Constitution mais d’une Loi fondamentale promulguée en 2002. Celle-ci déclare que l’islam est la religion officielle et que les principes de la charia, la loi islamique, sont les principales sources de la législation. Cependant, les chrétiens disposent de leurs propres juridictions pour ce qui concerne le statut personnel. Par ailleurs, cette même Loi fondamentale reconnaît la sainteté des autres « religions célestes », appelle à leur respect et garantit la liberté de pratiquer les cultes correspondants dans la mesure où cette pratique ne contrevient pas à l’ordre public ou à la morale publique. Dans la pratique, cette liberté de culte est plutôt bien respectée dans la société. Afin de permettre aux chrétiens de participer à la vie politique, un quota leur a été réservé au sein du Conseil législatif lors des premières élections, en 1996. Cette disposition a été reconduite pour les élections de 2006. Ce quota se répartit de la façon suivante : un siège pour Gaza, deux pour Bethléem, deux pour Jérusalem et un pour Ramallah. Cependant, la victoire du mouvement islamiste Hamas à ces dernières élections (il a remporté 76 sièges sur 132) a mis les chrétiens dans l’inquiétude face à leur avenir.
Ces dernières années, la vie quotidienne des chrétiens s’est détériorée en raison des pressions et intimidations accrues exercées sur eux par des musulmans. Selon une institutrice de Naplouse (Cisjordanie), Afaf Abou Habil, « depuis la première Intifada (1987), les préjugés sur les chrétiens gagnent du terrain. On nous accuse de ne pas participer suffisamment à la lutte et de coopérer avec les Américains et les Israéliens. On dit que nous sommes des étrangers. Les gens qui propagent ces idées sont des ignorants, mais le problème c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux » (La Croix, 18 mai 2006). Les Palestiniens chrétiens, de leur hiérarchie à la base, affichent pourtant leur arabité et leur solidarité avec leurs compatriotes musulmans.
Ces pressions se traduisent de multiples manières. Ainsi, les commerçants sont de plus en plus sommés de cesser de vendre de l’alcool, leurs magasins sont parfois incendiés pour cette raison. Ces commerçants sont aussi obligés de verser un impôt religieux aux musulmans. Il faut également signaler le vol de plusieurs dizaines de terrains appartenant à des chrétiens. En témoigne cet exemple : à Bethléem, un musulman s’est installé sur le terrain non construit appartenant à une communauté religieuse et l’a transformé en parking. Il touche désormais des droits de stationnement en se prévalant de faux titres de propriété (Famille chrétienne, 4-10 février 2006).
Les pressions prennent parfois des formes plus violentes. Ainsi, le 4 septembre 2006, des jeunes musulmans se sont livrés au saccage dans la ville chrétienne de Taybeh (Cisjordanie). Ces jeunes, qui accusaient un commerçant chrétien d’avoir eu une relation avec une femme musulmane du village voisin, ont incendié plusieurs maisons en représailles. Durant la nuit du 17 août 2007, à Beit Sahour, des cocktails Molotov ont été lancés par des personnes non identifiées contre la maison de Samir Qumsieh, grec-orthodoxe, fondateur en 1996 et directeur de l’unique télévision chrétienne privée en Palestine, El Mahed (La Nativité), dont le siège se trouve à Bethléem. Qumsieh a déclaré à l’agence AsiaNews qu’il vivait depuis lors sous de constantes menaces contre sa vie et celle des siens (Eglises du Monde, n° 134, 2ème tr. 2007).
La situation des chrétiens de Gaza (200 latins, 3 000 grecs-orthodoxes et une vingtaine de baptistes), est encore plus difficile et précaire. Ainsi, en septembre 2006, l’église orthodoxe de Gaza a été attaquée par des hommes cagoulés après le discours du pape Benoît XVI à Ratisbonne. Puis, cette petite communauté a subi les conséquences de la prise de pouvoir de ce territoire par le Hamas. Dans la nuit du 15 au 16 juin 2007, des hommes masqués et armés, combattants des Brigades Ezzedine El Qassam, l’aile militaire du Hamas, ont attaqué et saccagé l’église catholique latine de Gaza et l’école des Sœurs du Rosaire. Selon le Père Moussalam, curé de la paroisse de la Sainte-Famille, les assaillants ont profané les lieux : « Ils ont cassé des croix, brûlé des livres de prière, brisé une statue de Jésus et détruit des icônes religieuses. Ils ont aussi mis le feu à la maison des Sœurs qui, Dieu merci, étaient absentes au moment de l’attaque. Ils ont volé les ordinateurs, cassé la photocopieuse et tout chambardé » (Le Figaro, 22 juin 2007 ; La Croix, 26 juin 2007). Selon la directrice de l’école du Rosaire, Hanadi Missak, « les sœurs se font parfois insulter ou cracher dessus quand elles sortent dans la rue » (La Croix, 26 juin 2007). Enfin, début octobre 2007, Rami Ayyad, propriétaire de la seule librairie chrétienne du territoire de Gaza, a été enlevé et assassiné par balles. Son corps portait aussi des traces de coups de couteau et de torture. La victime, d’origine orthodoxe, avait rejoint deux ans auparavant l’Eglise évangélique baptiste et travaillait pour la Société de la sainte Bible, une association internationale baptiste. Sa librairie avait déjà été incendiée six mois auparavant par un groupuscule du nom des « Glaives vertueux de l’islam » qui dénonçait son « prosélytisme chrétien ». L’ancien Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas à Gaza, a dénoncé « un sabotage de l’unité palestinienne et des relations fortes entre chrétiens et musulmans, membres d’une même nation » (Le Figaro, 8 octobre 2007 ; La Croix, 9 octobre 2007).

Les groupes religieux ne sont pas autorisés à publier des périodiques, pas même ceux ayant un contenu religieux, et ils doivent obtenir une autorisation pour imprimer et distribuer n’importe quel document.

Le gouvernement érythréen a exigé à compter de décembre 2008 que " toutes les dîmes doivent être déposées sur un compte contrôlé par le gouvernement à partir duquel les prêtres seraient désormais payés." C'est ainsi que le gouvernement limite désormais le nombre de prêtres par paroisse(s).

Catholiques

Le 16 août 2007, les autorités ont enjoint l’Église catholique de céder toutes ses institutions sociales telles que écoles, cliniques, orphelinats ou centres d’éducation pour les femmes au ministère de la sécurité sociale et du travail. Cette revendication se base sur une loi de 1995 qui prévoit que les activités sociales privées doivent obtenir une autorisation spéciale du gouvernement, une disposition par laquelle le gouvernement justifie ses ingérences systématiques dans les affaires de l’Église. Cette demande s’est heurtée à la ferme opposition du clergé et de la hiérarchie : le lendemain, 17 août, 4 évêques ont envoyé une lettre de protestation.

Orthodoxes

L'Église érythréenne orthodoxe Tewahedo ou Église copte érythréenne. L'Église érythréenne orthodoxe est une Église orthodoxe orientale autocéphale. Elle fait partie de l'ensemble des Églises des trois conciles. Le chef de l'Église porte le titre de Patriarche d'Érythrée, avec résidence à Asmara

Les ingérences du gouvernement dans les affaires de l’Église orthodoxe sont particulièrement graves. Près de 40% des Érythréens se considèrent coptes orthodoxes de naissance.

Autres dénominations chrétiennes . La situation est plus grave pour les groupes chrétiens non reconnus.

Musulmans

L’ingérence du gouvernement dans les affaires religieuses internes des musulmans, qui représentent près de la moitié de la population, est tout aussi grave. Depuis plus de dix ans, le gouvernement a arbitrairement nommé le Sheikh Al-Amin Osman Al-Amin comme autorité musulmane suprême du pays.


   
Histoire - Quelques dates    

Dès le début de son histoire, l’Érythrée a subi l'influence du monde arabe. En effet, l’Érythrée connut les migrations de peuples de langues nilotiques et sémitiques. L’Érythrée pratiquait le commerce sur la mer Rouge des épices, des aromates et de l’ivoire.

Au IVe siècle de notre ère, l’Érythrée fit partie de l’ancien royaume éthiopien d’Aksoum fondé par des émigrants arabes de la péninsule Arabique. Le territoire fut islamisé dès le VIIe siècle, puis prit la forme d’un État semi-indépendant tout en demeurant sous la souveraineté de l’Éthiopie, jusqu’à son annexion au XVIe siècle par l’Empire ottoman en pleine expansion.

Durant près de deux mille ans, l’histoire de l’Éthiopie et celle de l’Érythrée se sont confondues. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, rien n'a séparé l’Éthiopie de l’Érythrée: ni la géographie (les hauts plateaux de l’Érythrée constituent un prolongement des hauts plateaux éthiopiens), ni le peuplement, ni l’histoire. De plus, la population érythréenne n'a jamais constitué une minorité pourvue d'une identité particulière. Il y avait un ensemble de peuples divers répartis dans différentes régions et ces peuples étant communs, tant en Éthiopie qu'en Érythrée.

1885 Colonisation italienne de l'Erythrée
1941 Contrôlé par le Royaume-Uni
1952 Fédération de l'Ethiopie et de l'Erythrée
1961 Annexion de l'Erythrée par l'Ethiopie
1993 Indépendance de l'Erythrée
1998 à 2000 Guerre avec l'Ethiopie



   
Tourisme et culture    

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