Pour vivre au rythme de l'Eglise universelle.
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DU 15 JANVIER AU 27 JANVIER
 

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LUNDI 15 JANVIER
SAINT REMI (+ 530)

Nous avons choisi ici la date du calendrier des saints de France. L’Eglise universelle le célèbre le 1er octobre. Issu d’une grande famille gallo-romaine de la région de Laon, il avait pour mère, sainte Céline. A 22 ans, il est choisi comme évêque de Reims et son activité missionnaire s’étend jusqu’à la Belgique. Il fonde les diocèses de Thérouanne, Laon et Arras, crée tout un réseau d’assistance pour les pauvres et joue un rôle de médiateur auprès des Barbares. Quand le chef franc Clovis prend le pouvoir, saint Rémi lui envoie un message "Soulage tes concitoyens, secours les affligés, protège les veuves, nourris les orphelins." La reine sainte Clotilde, tout naturellement, se tournera vers saint Rémi et vers un autre évêque contemporain, saint Vaast, pour acheminer le roi vers la foi. Après le baptême de Reims, saint Rémi restera jusqu’à sa mort, l’un des conseillers écoutés du roi et sera l’un des artisans, en Gaule, du retour à la vérité catholique des Burgondes après le bataille de Dijon et des Wisigoths à Vouillé, deux populations contaminées par l’arianisme.


MARDI 16 JANVIER
SAINT HONORAT de LERINS

Originaires d’une noble famille gallo-romaine, Honorat et son frère Venance reçurent le baptême dès leur jeunesse. Saisis par le désir de perfection, ils cherchèrent à gagner l’Orient, patrie des moines. Ils s’embarquent alors pour la Grèce avec un troisième compagnon, épris lui aussi de vie monastique. En Grèce, Venance tombe malade et meurt. Honorat regagne l’Occident avec son compagnon, mais l’appel de la solitude ne les a pas fait se quitter. L’évêque de Fréjus, Léonce, leur fait don d’une île de l’archipel de Lérins au large de Cannes, alors déserte. Les deux solitaires en chassent démons et serpents et, grâce aux disciples venus du continent. L’île se peuple de moines organisés en une communauté cénobitique fort souple, sous la direction d’Honorat. Ce monastère deviendra l’un des grands centres spirituels de la région. Actuellement, le monastère est encore habité par des moines cisterciens. La Règle de saint Honorat, qui insiste sur la stabilité du moine, servira de modèle à d’autres et fera l’admiration de Jean Cassien. En 426, saint Honorat quitte son île pour devenir évêque d’Arles. Dans ce diocèse déchiré par les divisions, il rétablit la concorde et rend à l’Eglise d’Arles rigueur, vigueur et sainteté.


MERCREDI 17 JANVIER
SAINT ANTOINE LE GRAND (+ 356)

Ermite en Egypte. C'était un jeune homme riche, propriétaire terrien en Haute-Egypte. Mais la question de son salut le tourmentait. Préoccupé par ce qu'il avait lu dans les Actes des Apôtres qui décrit la première communauté chrétienne où tout était en commun, il entre dans une église. Et c'est là qu'il entend l'Evangile du jeune homme riche. Il est saisi par la coïncidence : ce texte s'adresse à lui, pense-t-il, et aujourd'hui même. Il distribue sa fortune aux plus pauvres et se retire quelque temps après dans le désert de Nitrie, habitant un fort militaire abandonné. Là, pendant plus de vingt ans, il subira les attaques du démon qui prend l'apparence de bêtes féroces ou sensuelles. Ce sont les célèbres tentations de saint Antoine. Des disciples viennent le rejoindre et pour eux, il organise une vie monastique en même temps qu'érémitique. C'est pourquoi il est considéré comme "le père des moines". Attentif à la vie contemporaine de l'Eglise, il se rend à Alexandrie pour soutenir les controverses contre les païens et les hérétiques ariens. Le père des moines s'éteint à 105 ans. Plus que les faits merveilleux de sa vie, retenons ses paroles et les enseignements qu'il donnait à ses disciples :"Efforçons-nous, leur disait-il, de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c'est-à-dire la charité, la douceur et la justice... Les épreuves nous sont, en fait, profitables. Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé."

JEUDI 18 JANVIER
SAINT ATHANASE D’ALEXANDRIE (+ 375)
et saint Cyrille d’Alexandrie (+ 444),

selon le calendrier des Eglises orientales. L’Eglise en Occident les fête le 2 mai pour saint Athanase et le 27 juin pour saint Cyrille. Saint Athanase était le secrétaire du patriarche d’Alexandrie au temps où le prêtre Arius niait la pleine divinité du Christ. Il accompagna son évêque au concile de Nicée où fut proclamée que le Christ était pleinement Dieu (consubstantiel au Père). En 328, il devint le patriarche de la métropole égyptienne. Il est épris de concorde et de réconciliation, d’autant que les persécutions ont cessé quinze ans auparavant à peine. Cinq fois exilé par des empereurs qui soutenaient l’arianisme, il devint le symbole vivant de la foi de Nicée. Un vieil évêque de Cordoue, qui ne comprenait pas bien ce qu’on lui demandait de signer, s’écria :"Je crois comme Athanase." Au siècle suivant, les débats théologiques se portent sur l’unité de la personne du Christ, homme et Dieu. Nestorius et ses partisans semblaient la nier. Autoritaire et bouillant, saint Cyrille est l’âme du concile d’Ephèse en 431, qui proclame solennellement que Marie est Mère d’un fils qui est Dieu, elle est Mère de Dieu. Les luttes seront âpres et la charité fraternelle eût fort à souffrir. A la fin de sa vie, saint Cyrille, pour ramener la paix dans l’Eglise, acceptera de rechercher des formules d’union.

VENDREDI 19 JANVIER
SAINT HENRI (+ 1157)

D’origine anglaise, il accompagna Nicolas Breakspear, le futur pape Adrien IV en Suède où il fut évêque d’Uppsala en 1152. Soutenu par le roi saint Eric IX, il l’accompagna en Finlande où il fut tué à Abo-Turku, par un opposant à la réforme qu’il entreprenait dans cette Eglise. Il fut canonisé en 1158 par la voix populaire. Considéré comme un martyr, il est patron de la Finlande et son nom est inscrit au martyrologe romain.


SAMEDI 20 JANVIER

SAINT SEBASTIEN (4ème s.)

Il est sans doute l’un des plus célèbres martyrs romains. Officier dans l’armée de Dioclétien, il était chrétien, et lors que cela fut découvert, il fut mis en demeure de sacrifier à l’empereur, sinon c’était un acte de rébellion. Lié nu à un arbre, il servit de cible aux tirs de ses propres soldats et enfin tué par bastonnade. Son culte date du 4ème siècle. Saint Ambroise en parle dans ses commentaires du psaume 118 et saint Damase lui fit construire une église au-dessus de sa tombe. Cette basilique est d’ailleurs l’une des sept principales églises de Rome. Malgré cela, les détails que rapportent les « actes » de son martyre n’ont été rédigés qu’au 5ème siècle.



DIMANCHE 21 JANVIER
SAINTE AGNES (+ 304 ?)

Il est certain qu’il y eût à Rome vers cette date, une fillette de treize ans qui mourut volontairement pour la foi en Jésus-Christ. La nouvelle s’en répandit très vite chez les chrétiens de l’Empire. On s’indigna de la cruauté des bourreaux, on s’apitoya sur la jeune victime, dont le nom se perdit au fur et mesure que la distance était lointaine de Rome. Et comme on ne savait pas exactement son som, elle est devenue "l’agneau" qui donne sa vie comme l’agneau de Dieu", d’où son nom d’Agnès. Elle devint une personnage légendaire, chacun imaginant le comment de sa mort. En Occident, on transmit la tradition qu’elle eût la tête coupée; en Orient, on dit qu’elle aurait été enfermée dans un lupanar où personne n’osa la toucher avant d’être brûlée vive. Quoi qu’il en soit des détails de son martyre, gardons présent à notre mémoire comme un exemple, ce fait historique qu’une jeune romaine de treize ans n’hésita pas à sacrifier la vie terrestre qui s’ouvrait à elle, pour se donner à la vie du Dieu qu’elle adorait. Saint Ambroise, évêque de Milan, dira d’elle qu’elle sût donner au Christ un double témoignage : celui de sa chasteté et celui de sa foi. (de virginitate. II. 5 à 9)

LUNDI 22 JANVIER
SAINT VINCENT (+ 304)

Diacre de Saragosse et martyr. La vie du patron des vignerons s’est tellement améliorée au cours des temps qu’il est difficile de démêler l’histoire de la légende. Trois faits sont historiques : il était diacre; il sut dominer les plus cruels supplices et, malgré ses souffrances, il chantait, riait et répondait avec humour aux humeurs de son tortionnaire, au point que saint Augustin dira de lui :"A travers cette ténacité, on discerne la puissance de Dieu."



MARDI 23 JANVIER
SAINT JEAN L’AUMONIER (+ 619)

Originaire de l’île de Chypre, cet ancien fonctionnaire impérial n’était plus très jeune quand il devint patriarche d’Alexandrie. Dès son arrivée, il recensa les pauvres et les sans domicile fixe. Et c’est ainsi que 7.500 pauvres chaque jour furent secourus par l’Eglise d’Alexandrie. Un jour qu’il voyait ses fidèles quitter l’office avant qu’il soit terminé, il partit les rejoindre, avec ses ornements liturgiques, en leur disant avec humour :" Je dois partir à la recherche des brebis égarées." Chassé par l’invasion perse de 619, il se réfugia dans son île natale et y mourut querlques mois plus tard. On rattache à le forme de son apostolat l’origine de “l’Ordre religieux et militaire des
Hospitaliers de saint Jean”, appelés par la suite les chevaliers de Mallte".


MERCREDI 24 JANVIER
SAINT FRANCOIS DE SALES (+ 1622)

Fils d’une noble famille savoyarde restée catholique en pays calviniste, il était destiné à un brillante carrière juridique. Son père l’envoie étudier à Paris. Mais il y découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le désespoir le submerge jusqu’au jour où il découvre le "souvenez-vous", la prière mariale attribuée à saint Bernard. Il retrouve la paix et ce sera l’un des grands messages de sa vie quand il pacifiera sainte Jeanne de Chantal, puis quand il écrira son "Introduction à la vie dévote". Prêtre, puis évêque de Genève, il réside à Annecy, car Genève est la “Rome” des calvinistes. Il fréquente les plus grands esprits catholiques de l’époque, soutient la réforme des carmels de sainte Thérèse d’Avila, la fondation de l’Oratoire par saint Philippe Néri. Lui-même fonde l’Ordre des Visitandines pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son "introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque baptisé. Il y rappelle tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement son devoir d’état, en lequel s’exprime la volonté de Dieu. Il est le patron des journalistes car il écrivit de nombreuses feuilles imprimées qui sont des "gazettes" pour s’adresser aux calvinistes qu’il ne peut rencontrer.



JEUDI 25 JANVIER
LA CONVERSION DE SAINT PAUL

Six ans après l’Ascension, l’Eglise reçoit du Christ une grâce particulière qui sera déterminante pour l'avenir. Sur le chemin de Damas, le pharisien Saul de Tarse, qui avait obtenu des lettres de mission pour persécuter les sectateurs du charpentier de Nazareth, est jeté à bas de son cheval par un éblouissement de lumière. Toute la doctrine de saint Paul découlera de l’extraordinaire dialogue qui s’en suivit. L’Eglise et le Christ ne font qu’un et c’est ce Corps Mystique qui sera l’une des bases de l’ecclésiologie de saint Paul. C’est la résurrection qui s’affirme à lui comme une réalité incontournable. C’est un vivant qui lui parle et l’humanité du Christ s’établit dans la gloire de la divinité. L’Evangile s’impose avec une telle intensité qu’il en est aveuglé et terrassé jusqu’au moment où la lumière baptismale lui révèlera le mystère.


VENDREDI 26 JANVIER
SAINT TITE et SAINT TIMOTHEE (+ 97)

Les Eglise d’Orient les fêtent à une autre date. L’Eglise en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l’Eglise naissante. Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d’u père grec et d’une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore. Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d’Ephèse. Tite est un grec converti, mais non circoncis. C’est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d’être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète. La tradition nous dit en effet qu’il meurt évêque de Cnossos en Crète.



SAMEDI 27 JANVIER
SAINTE ANGELE MERICI (1540)

Née à Desenzano sur les bords du lac de Garde en Italie, elle fut orpheline à seize ans. C’est l’un de ses oncles qui l’élèvera, mais il aura fort à faire avec cette belle-fille indépendante. Elle vivait en plein paganisme de la Renaissance. Jusqu’au jour où son caractère l’entraînera à se donner à Dieu d’une manière aussi indépendante. Elle devient tertiaire de saint François, car elle veut vivre cette consécration dans le monde et la vie quotidienne. Pour gagner de quoi vivre, elle devient demoiselle de compagnie dans des familles de la bourgeoisie de Brescia en Lombardie. Ce qui lui permet, simultanément, une vie de silence, d’ascèse et de prière quand elle rentre dans sa petite chambre. Elle pèlerine en Terre Sainte, à Rome et ailleurs. Elle enseignait le catéchisme aux enfants. Et cette demoiselle de compagnie entretient beaucoup de relations avec la bourgeoisie qui se rend aux réceptions de ses maîtres. Comme elle est de bon conseil, on vient la consulter et ramène souvent ainsi la concorde dans les familles. Le Pape Clément VII apprenant ses réussites, lui demanda de venir catéchiser les fillettes romaines. Mais elle trouva de bonnes raisons pour se dérober à cette demande. En 1535, alors qu’elle s’est retirée en ermite dans une cellule, elle a une vision qui l’incite à se consacrer à l’éducation de la jeunesse. Elle fonde la Compagnie de Sainte Ursule (placée sous le patronage de cette vierge martyre), les Ursulines, destinée à des femmes qui désirent vivre en vierges consacrées tout en restant dans le monde. Quand elle meurt, elle leur laisse un admirable testament spirituel, fondé sur l’abandon à Dieu et la contemplation, au milieu du monde. C'est ainsi qu'elle fonda la première congrégation religieuse enseignante en Europe.




 
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