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FlashPress - Infocatho

15 aout 2018

 
 


S'UNIR A LA VIE INTERNATIONALE DE L'ÉGLISE

Vous pouvez rejoindre ici et directement les actualités ecclésiales des pays cités dans les informations de cette newsletter.

Ces informations restent plusieurs jours pour que vos n'ayez pas trop de "bousculades" pour les recopier.

Elles complètent celles de <www.vatican.va> et la rubrique <www.news.va>




QUELQUES REFLEXIONS A PARTIR DES SITUATIONS;;;


A CAUSE DE LA CRISE POLITQUE LE NICARAGUA N'ACCEUILLE PAS LES J.M.J

Au Nicaragua, la situation dramatique qui a fait 317 morts depuis le début des violences en avril dernier, empêche le pays d’être un des lieux des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) au Panama de janvier prochain

Conséquence de la violente crise politique qui secoue le pays, le Nicaragua ne sera pas l'un des endroits des prochaines Journées mondiales de la jeunesse, qui se tiennent au Panama du 22 au 27 janvier 2019. C’est ce qu’a annoncé la conférence épiscopale nicaraguayenne par l’intermédiaire du père Hernandez Jhader qui adressait une lettre, le 2 août. au président panaméen du comité d’organisation des JMJ,

Le Nicaragua est en proie depuis le 18 avril à un mouvement de contestation antigouvernementale durement réprimé, qui a fait plus de 300 morts et 2 000 blessés, selon plusieurs organisations des droits de l'Homme locales. Pour la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), le bilan s'élève à 317 morts. Dans un tel contexte, les évêques du pays, eux, assurent la médiation entre le pouvoir, vivement contesté dans la rue, et l’opposition dont la principale revendication est désormais l’organisation d’élections anticipées.

. «Nous sommes tous des missionnaires de l’espérance», insistait-il, ajoutant que les évêques devaient «baisser d’un ton», en référence aux propos particulièrement virulents de Daniel Ortega, qui n’avait pas hésité, lors des commémorations du 39e anniversaire de la révolution sandiniste, à accuser l’épiscopat de tentative de putsch et d’être sataniste.

L’archevêque de Managua a également rappelé à cette occasion que tous avaient «le droit de manifester», faisant référence à la répression violente des manifestations de l’opposition ces dernières semaines, et au vote d’une loi antiterroriste controversée qui assimile tout manifestant à un terroriste.




+
+ROME REFORMULE SON ENSEIGNEMENT SUR LA PEINE DE MO

« L’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde. »

Telle est désormais la position de l’Église catholique sur la peine de mort selon la nouvelle formulation de l’article 2267 de son Catéchisme. Ce changement fait suite à la demande du pape François exprimée en octobre dernier que ce texte de référence exclue catégoriquement le recours à la peine capitale, quelles que soient les circonstances, au motif qu’« elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne ».

Cette reformulation parachève une rupture déjà bien engagée vis-à-vis d'un enseignement qui faisait du recours à la peine de mort un instrument acceptable pour préserver le bien commun.

La première version du Catéchisme promulguée par Jean-Paul II en 1992 s’inscrivait encore dans cette ligne, ne l’excluant pas « dans les cas d’extrême gravité ». Cinq ans plus tard, le même pape faisait pourtant amender cet article pour faire désormais de la peine capitale une mesure si exceptionnelle qu’elle devenait pratiquement inapplicable.

Malgré cette avancée positive, l’Église a laissé l’impression de rester au milieu du gué. Comme si elle craignait de rompre définitivement avec un enseignement séculaire. Grâce au pape François, elle vient de faire un grand pas en avant, avec une parole sans équivoque.

Désormais l’Église repousse d’une manière catégorique « une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle ». Plus encore, elle dit se situer désormais dans le camp des abolitionnistes. Cela engage tous les fidèles. On ne peut être catholique et favorable à la peine de mort.



RE-EVANGELISER AU TRAVERS DE NOUVELLES METHODES

Tel est le point conclusif du document final de la XIX° Assemblée plénière de l’AMECEA qui s’est tenue à Addis Abeba du 13 au 23 juillet.

L’Association des Membres des Conférences épiscopales d’Afrique de l’Est réunit les Conférences épiscopales d’Erythrée, d’Ethiopie, du Kenya, du Malawi, du Soudan et Soudan du Sud, de Tanzanie, d’Ouganda, de Zambie, alors que Djibouti et la Somalie sont seulement affiliés.

(Dans le communiqué final, adressé « à la famille de Dieu qui est dans la région de l’AMECEA et à toutes les personnes de bonne volonté », les Evêques affirment être « déterminés et inspirés à aller de l’avant avec confiance et solidarité en ce qui concerne des questions pastorales et sociales d’intérêt commun dans notre région ».

Ils citent une série de thème, en partant de la diversité qui caractérise la région de compétence de l’AMECEA, reconnaissant « cette diversité comme une réalité positive à aimer et qui ne doit pas causer de divisions.

». Conscients de la position critique dans laquelle se trouve la famille, cellule fondamentale de l’Eglise et de la société, soumise à tant de défis, les évêques réaffirment leur soutien aux programmes de formation et à l’assistance pastorale des familles à tous les niveaux.

Un paragraphe du document est dédié aux moyens de communication numériques : « Conscients des pas très positifs accomplis dans l’Evangélisation au travers des moyens de communication de masse. Nous recommandons les efforts faits pour investir dans la création de contenus catholiques interactifs sur les sites Internet diocésains et paroissiaux, ainsi que sur les plateformes des réseaux sociaux, des radio catholiques, des télévisions et des journaux en tant que moyens d’évangélisation."

" Dans le même temps, tout en reconnaissant le rôle des moyens de communication dans le processus de développement humain intégral, nous exhortons les professionnels des moyens de communication à être responsables, crédibles et soigneux dans la préparation et la diffusion des informations en direction de la société ».

Une attention particulière doit par ailleurs être réservée aux jeunes, comme à l’environnement et à la collaboration avec les agences de développement humain intégral.

Reconnaissant que la région de l’AMECEA « est une maison pour de nombreux migrants, évacués et réfugiés », à cause du « manque de respect de la diversité, les droits fondamentaux et le développement économique inclusif », les évêques soutiennent « les initiatives pastorales et le ministère du Pape François vis-à-vis des migrants et des réfugiés et de leurs préoccupations ».

Dans la partie conclusive, est soulignée l’urgence de constituer des universités catholiques et des instituts d’enseignement supérieur, de former des laïcs destinés à servir d’exemple en termes d’intégrité face à la corruption rampante et de garantir la protection des mineurs dans toutes les structures gérées par l’Eglise.( Fides)


CHINE - POUR LA SINISATION DES RELIGIONS

Un prêtre chinois, le père Sun Linghui, est poursuivi par les autorités pour avoir emmené publiquement un groupe de pèlerins, le 4 mai, en pèlerinage dans le nord de la province de Shanxi, où vit une communauté catholique depuis le XVIIe siècle.

La poursuite du prêtre"officiel" suit les nouvelles régulations religieuses concernant l’organisation de pèlerinages « illégaux ». Selon le Bureau des affaires ethniques et religieuses, le prêtre a agi en contradiction avec la « sinisation » des religions dans le pays, et aurait eu un impact « extrêmement mauvais » pour les autorités.

Il s’agirait du premier cas de ce genre depuis l’adoption des nouvelles règles religieuses, lancées dans tout le pays le 1er février. Le Bureau des affaires ethniques et religieuses a affirmé que le prêtre a agi contre la sinisation religieuse dans le pays, qui cherche à repousser toute influence extérieure sur les religions en favorisant la culture et les normes sociales chinoises.

Le Bureau des affaires religieuses du district de Changan, dans la province de Hebei, a envoyé une lettre le 11 juin au diocèse de Shijiazhuang et à l’Association patriotique des catholiques chinois, afin de demander l’exclusion du prêtre.

Le père Sun Linghui, qui appartient à l’Église « officielle », aurait emmené, le 4 mai, un groupe de pèlerins dans le nord de la province de Shanxi, où vit une communauté catholique depuis le XVIIe siècle. Le pèlerinage aurait eu, selon le Bureau del'Eglise officielle, un impact social « extrêmement mauvais », qui justifierait que le père Sun cesse ses activités missionnaires et qu’il se voit retirer son enregistrement officiel.

Une clause des nouvelles règles a été mentionnée dans la lettre, demandant d’agir dans les trente jours après réception de la lettre, avec notamment la nomination d’un prêtre pour le remplacer.

L’article 73 des nouvelles règles officielles indique que toute personne qui organise des activités religieuses non autorisées peut se voir confisquer ses revenus et ses biens et se voir exclu de son ordre clérical.

La lettre, qui concerne le père Sun en priorité, appelle plus généralement l’Association patriotique à renforcer son contrôle sur les prêtres afin de maintenir l’harmonie sociale. Le père Sun a remarqué que, malgré la demande du Bureau, il n’y a encore eu aucune prise de décision concernant son exclusion.

« Priez pour moi et pour l’Église », a-t-il demandé. Le P. Sun est persécuté sous couvert des nouvelles règles sur les affaires religieuses. « Où est le problème, pour un prêtre, d’emmener les fidèles en pèlerinage ? » demande l’Église. « Cela concerne les affaires internes de l’Église et le pèlerinage est bon pour notre foi. » La demande d’exclusion contredit la Constitution qui assure la protection de la liberté religieuse, ajoute-t-il. ( Ucanews)


LE PATRIARCHE DE MOSCOU RAPPELLE LA CONSTITUTION CANONIQUE DE L'EGLISE ORTHODOXE

Le patriarche Kirill de Moscou, chef de l’Eglise orthodoxe russe, a une nouvelle fois laissé entendre que le Patriarcat de Moscou n’acceptera jamais l’idée d’accorder l’indépendance à une Eglise orthodoxe. Il rejette fermement les tentatives de séparer du Patriarcat de Moscou une prétendue Eglise orthodoxe canonique d’Ukraine, comme cherchent à l’imposer le président Petro Porochenko, les nationalistes ukrainiens et l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev de Filaret Denisenko (non canonique).

Cette dernière est considérée comme schismatique par la plupart des autres Eglises orthodoxes.

Les nationalistes ukrainiens soutiennent l’Eglise non canonique dissidente. Kirill a répété sa position ferme dans une déclaration faite aux délégations des Eglises orthodoxes venues à Moscou à l’occasion des célébrations du 1030ème anniversaire du baptême de la Rous’ de Kiev, commémorant la conversion du prince Vladimir et de son peuple à Kiev, un événement qui, selon la tradition, vit la Russie kiévienne devenir chrétienne.

Le chef de l’Eglise orthodoxe russe leur a rappelé dans son allocution qu’ayant “reçu de l’Eglise de Constantinople la lumière de la vérité du Christ, et rénovés par l’Esprit Saint dans les eaux du Dniepr, nos ancêtres ont créé une grande civilisation s’étendant depuis la Mer Noire jusqu’aux larges étendues polaires de l’Arctique, depuis la Mer Baltique jusqu’à l’Océan Pacifique”

Kiev est la mère des villes russes, le lieu du baptême de la Rous’ et de la naissance de l’orthodoxie russe. "Pour notre Eglise, Kiev est un lieu saint, à l’instar de Constantinople ou de Jérusalem pour tous les chrétiens orthodoxes, du Kosovo et de la Métochie pour l’Eglise orthodoxe serbe”.

Le chef de l’Eglise orthodoxe russe affirme que “des forces étrangères à l’orthodoxie entreprennent des efforts délibérés pour détruire l’unité de l’Eglise orthodoxe russe.

Les pressions les plus fortes sont actuellement exercées sur l’Eglise orthodoxe ukrainienne canonique: sur son primat, le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, sur son épiscopat, son clergé et son peuple fidèle”.

Il y a une discrimination généralisée de l'authentique ’Eglise orthodoxe d’Ukraine. Les hommes politiques ukrainiens ont lancé une initiative de créer, sur la base de formations schismatiques, une soi-disant ‘Eglise locale’ ainsi que l’octroi à celle-ci de l’autocéphalie”.

Les tentatives de détacher artificiellement du Patriarcat de Moscou l’Eglise orthodoxe d’Ukraine peuvent conduire à une catastrophe à l’échelle panorthodoxe, affirme le patriarche Kirill, qui dénonce “les forces anti-ecclésiales [qui] tentent de briser l’unité de l’orthodoxie mondiale, en agissant sur certains hiérarques, en utilisant les difficultés objectives que rencontrent dans leur vie les Eglises locales.

" Le diocèse métropolitain de Kiev, dont l’Eglise orthodoxe d’Ukraine est le successeur, est devenu le fondement de cette unité. On peut dire sans exagération que c’est précisément la foi orthodoxe et l’Eglise orthodoxe qui ont formé l’âme de notre peuple et qui ont permis le développement de notre Etat”

Ces tentatives ne remédient pas à la division, mais ne font que l’approfondir, tant dans l’orthodoxie ukrainienne que dans la société de ce pays. Cela concerne aussi la possible création en Ukraine d’une juridiction ecclésiastique parallèle”, soumise à l’immixtion des forces politiques.

Le pouvoir politique actuel veut instrumentaliser l’Eglise “Nous regrettons le fait que les acteurs du schisme ecclésial utilisent aujourd’hui le pouvoir pour justifier et légaliser leur péché contre l’Eglise. Il est fâcheux que leur activité destructrice, les attaques médiatiques constantes et les calomnies contre l’Eglise amènent à ce dont l’apôtre Pierre avait averti: ‘la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux’ (2 Pi 2, 1-2). Notre devoir est de nous y opposer en paroles et en actes, et de prêcher aux gens non pas telle ou telle idéologie terrestre, mais de prêcher le Christ qui a étendu ses bras sur la croix, afin de réunir tous les hommes. L’Eglise existe pour réunir, et non diviser les hommes”.







L'ALGERIE RAPPELEE A L'ORDRE SUR LA LIBERTE DE RELIGION


Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a exhorté le gouvernement algérien à « s’abstenir d’entraver le culte des personnes qui ne respectent pas la religion officielle ».

Le CDH examinait la conformité de l’Algérie avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et, dans ses observations finales du 26 juillet, s’est dit « préoccupé » par la fermeture de six églises évangéliques ces derniers mois.

il a appelé l’Algérie à « éliminer toute disposition législative qui viole la liberté de pensée, de conscience et de religion

Les autorités algériennes ont lancé une opération de protection et de sécurisation d’anciens cimetières chrétiens et juifs où les tombes sont profanées, saccagées, voire détruites.

En Algérie, dans les cimetières chrétiens et juifs à l’abandon, les profanations, destructions de tombes et vols d’objets dans les tombeaux sont devenus monnaie courante.

Le site" Algérie Monde Infos" a repris des vidéos postées sur des réseaux sociaux montrant des tombeaux éventrés et envahis par des immondices. D’autres tombeaux ont aussi été rasés à l’insu des autorités.

Selon l’agence de presse algérienne APS (Algérie presse service, agence officielle), dans le but de préserver et mieux les entretenir, quatre cimetières chrétiens datant de l’époque coloniale, disséminés à travers des communes de la wilaya d’Oum El Bouaghi, ont été transférés au chef-lieu pour être regroupés dans un seul endroit. Ils étaient dispersés dans les communes d’Aïn Mlila, Aïn Kercha, Aïn Bebouche et Aïn El Beïda, dans la wilaya (département) d’Oum El Bouaghi, dans le grand Aurès,

Les restes des corps exhumés des cimetières désaffectés y ont été à nouveau enterrés. Dans une déclaration à l’APS, Samiha Belkacem, porte-parole de la wilaya, souligné que le transfert des sépultures a été confié à une “entreprise spécialisée”.

L’opération fait suite à une convention signée en 2016 entre l’Algérie et la France portant sur le regroupement des cimetières chrétiens. Il s’agit aussi “d’améliorer l’entretien de ces lieux tout en respectant la mémoire des morts”, a-t-elle ajouté.

“Les habitants sont abasourdis par le sort réservé aux cimetières chrétiens et juifs de la ville”, a-t-il dénoncé. Le procureur de la République auprès du tribunal d’Aïn Mlila a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, après le passage d’un bulldozer qui a rasé ces cimetières.

“Réagissant promptement, le parquet a décidé d’ouvrir une enquête afin de déterminer les responsables, qui seront traduits devant la justice”, peut-on lire sur le site. Car, a-t-il rappelé, “cette affaire, d’une rare inhumanité, a provoqué une véritable vague d’indignation au sein de l’opinion nationale. Pis, elle risque d’avoir de fâcheuses conséquences au plan international pour notre pays”. (cath.ch/ibc)


70’000 JEUNES ITALIENS AUTOUR DU PAPE

Après un dialogue avec les jeunes, suivi d’un temps de prière, de chants et de témoignage, le Pape leur a commenté le passage de l’Évangile de Jean (20,1-8) qui donne le récit du matin de la résurrection de Jésus telle que l’ont expérimentée les apôtres Jean et Pierre.

" Depuis le matin de Pâques, “l’histoire n’est plus la même. Après un dialogue avec les jeunes, suivi d’un temps de prière, de chants et de témoignage, le Pape leur a commenté le passage de l’Évangile de Jean (20,1-8) qui donne le récit du matin de la résurrection de Jésus telle que l’ont expérimentée les apôtres Jean et Pierre.

" Depuis le matin de Pâques, “l’histoire n’est plus la même. Ce matin-là, l’histoire a changé“, a affirmé le pape François devant ces jeunes Italiens, qu’il a invités à ne pas se tenir “à l’écart des lieux de souffrance, d’échec et de mort“.

“ Dieu nous a donné un pouvoir plus grand que toutes les injustices et les fragilités de l’histoire, plus grand que notre péché: Jésus a vaincu la mort en donnant sa vie pour nous“, a-t-il dit.

“L’Eglise a besoin de votre élan pour risquer un saut en avant, un bond audacieux et téméraire pour rêver et réaliser comme Jésus le Règne de Dieu et s’engager pour une humanité plus fraternelle.

Le Pape les a encouragés, à l’instar de Jean au tombeau, à courir plus vite que ceux qui , dans l’Eglise, sont un peu lents et craintifs. “Que l’Esprit-Saint vous pousse dans cette course en avant. L’Eglise a besoin de votre élan, de vos intuitions, de votre foi“, a-t-il insisté.

Cette rencontre était organisée par la Conférence épiscopale italienne, en préparation de la 15ème Assemblée générale ordinaire du synode des évêques qui se tiendra à Rome du 2 au 28 octobre 2018, sur le thème: “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel“. (zenit/hg/bh), l’histoire a changé“, a affirmé le pape François devant ces jeunes Italiens, qu’il a invités à ne pas se tenir “à l’écart des lieux de souffrance, d’échec et de mort“.

“ Dieu nous a donné un pouvoir plus grand que toutes les injustices et les fragilités de l’histoire, plus grand que notre péché: Jésus a vaincu la mort en donnant sa vie pour nous“, a-t-il dit.

“L’Eglise a besoin de votre élan pour risquer un saut en avant, un bond audacieux et téméraire pour rêver et réaliser comme Jésus le Règne de Dieu et s’engager pour une humanité plus fraternelle.

Le Pape les a encouragés, à l’instar de Jean au tombeau, à courir plus vite que ceux qui , dans l’Eglise, sont un peu lents et craintifs. “Que l’Esprit-Saint vous pousse dans cette course en avant. L’Eglise a besoin de votre élan, de vos intuitions, de votre foi“, a-t-il insisté.

Cette rencontre était organisée par la Conférence épiscopale italienne, en préparation de la 15ème Assemblée générale ordinaire du synode des évêques qui se tiendra à Rome du 2 au 28 octobre 2018, sur le thème: “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel“. (zenit/hg/bh)


jLe pape François a rencontré à Rome quelque 70’000 jeunes Italiens issus de presque 200 diocèses du pays, au Cirque



++++07++devant ce problme++ L’affaire McCarrick,


--08 ++COREE + Les Églises de Corée continuent d'œuvrer pour la paix Les Églises de Corée continuent d'œuvrer pour la paix Service religieux pour la paix dans la péninsule coréenne, organisé dans la chapelle du Centre œcuménique de Genève. Photo: Ivars Kupcis/COE 19 juillet 2018 Version française publiée le: 20 juillet 2018 Le Comité central de la Fédération chrétienne de Corée (Corée du Nord) et le Conseil national des Églises de Corée (Corée du Sud) ont composé leur prière annuelle commune pour la réunification pacifique de la péninsule coréenne. Le Conseil œcuménique des Églises invite sa communauté et toutes les personnes de bonne volonté à réciter cette prière lors des différents services religieux, en particulier le 12 août, le week-end précédant le 15 août, date anniversaire de la libération et de la division de la Corée. La prière n'est qu'un des multiples efforts actuellement déployés pour instaurer une paix durable dans la péninsule coréenne. Le Forum œcuménique pour la Corée (EFK), qui avait pour thème «Du Processus de Tozanso au Processus de Panmunjeom», s'est tenu à Genève (Suisse) les 22 et 23 juin dernier. 44 personnes ont participé à cet événement, y compris des membres, observateurs et employés. L'EFK a affirmé qu'il souhaitait honorer la portée du Sommet intercoréen de Panmunjeom en passant à la phase suivante après le «Processus de Tozanso», et que l'expression «Processus de Panmunjeom» désignera désormais ses travaux à venir. De cette manière, les membres de l'EFK ont déclaré qu'ils espéraient surfer sur la vague de transformation et de pacification de la région, dans l'esprit des efforts engagés par les deux dirigeants de la péninsule coréenne. Par ailleurs, le Conseil national des Églises de Corée (NCCK) poursuit sa campagne en faveur d'un traité de paix entre le Japon et la Corée, invitant au Japon plusieurs partenaires internationaux et membres coréens en vue de lier cette campagne à la Conférence internationale sur l'article 9 de la Constitution japonaise. À l'issue de la conférence, les participants à la campagne se sont rendus à proximité de la zone démilitarisée afin de réfléchir davantage sur l'importance de la Déclaration de Panmunjeom et de mettre fin à la guerre de Corée. Ils ont également rencontré un représentant de l'Assemblée nationale coréenne et des membres du personnel du Ministère de l'Unification. Le NCCK s'est engagé à poursuivre sa campagne en faveur d'un traité de paix au moins jusqu'en 2019 et la concrétisation d'un régime de paix.




++07 +++CHINE ++Un raid contre des églises provoque la colère des chrétiens à Pékin Un raid provoque la colère des chrétiens à Pékin 27/07/2018 Suite à un raid de police contre des temples protestants et une église catholique à Pékin, un groupe de congrégations protestantes a décidé d’écrire aux autorités municipales de la capitale chinoise : « Vous nous considérez comme une menace, une erreur à corriger. Mais c’est faux, nous voulons contribuer au bien-être de la nation comme tout le monde. » Les autorités avaient ordonné de dresser une liste des lieux de culte afin de fermer les églises non enregistrées. Les chrétiens chinois « ne sont pas une force d’opposition, une erreur à gérer ou rectifier, des cibles visées de façon délibérée ou dissimulée. C’est injuste de penser de cette façon, c’est une grossière erreur. Les églises chrétiennes, même les églises domestiques, sont animées par le désir du dialogue afin de permettre les meilleures relations possible avec le gouvernement », écrivent-ils. C’est l’appel courageux qui a été lancé par des dizaines de temples protestants, frappés par une nouvelle vague de restrictions contre la liberté religieuse. Le texte, qui a été signé par 34 lieux de culte non officiels, souligne combien les nouvelles règles sur les Affaires religieuses adoptées par le gouvernement ont sapé les droits des fidèles : « La vie habituelle des croyants a été violée et entravée, et cela a causé d’énormes dégâts émotionnels. Le sentiment patriotique qui anime les chrétiens a également été affecté, ouvrant la voie à de possibles conflits sociaux. La situation semble empirer de jour en jour. » Afin de dépasser cette impasse, ajoutent-ils, « Les autorités doivent respecter la liberté religieuse protégée par la Constitution chinoise. Le texte contient beaucoup de droits qui, en réalité, ne sont pas respectés par l’État à parti unique. Les Églises ont un vrai désir de dialogue ». Le Conseil d’État chinois a approuvé, en 2016, une nouvelle série de règles sur les activités religieuses considérées comme « draconiennes ». L’objectif délibéré étant d’éliminer les cultes chrétiens non enregistrés, tels que les « églises domestiques ». Les nouvelles règles, appliquées le 7 février 2016, ont interdit les prédications religieuses ou les évènements chrétiens en ligne ou dans les écoles. Les fidèles ne peuvent pas organiser de cours de catéchismes, de conférences ou autres activités similaires à l’étranger. Sur le papier, ces règles sont destinées à prévenir « le séparatisme, le terrorisme et l’infiltration de forces étrangères dans le pays ». Dans ce climat de tensions, ces derniers jours, le gouvernement municipal de Pékin a ordonné aux divers Départements impliqués de « prendre contact » avec les églises de la région et de rendre compte « avant le 19 juillet ». Afin « de mieux comprendre la situation », les autorités locales ont également prévu l’intervention de la police. Il s’agissait en fait d’une liste d’églises chrétiennes non enregistrées, qui ont dû remplir des formulaires remplis d’informations sensibles sur les pasteurs ou sur les fidèles. Des dizaines d’églises domestiques ont été fermées. Une source chrétienne anonyme a confié que parmi les lieux de culte visés se trouvait également une église catholique située près de Shunyi : « Nous savons simplement que la police a rendu visite à plusieurs lieux de culte et a ordonné leur fermeture ». Ni Yulan, membre de la fraternité chrétienne « Brotherhood of sacred love », confie que « le contrôle du gouvernement est de plus en plus rigoureux. Ils se préparent à frapper, c’est pourquoi ils rassemblent des informations. Ce n’est que le début ».




+++07-bis +++Quand science et religion se rencontrent, les jésuites en Chine Pierre Franco , le 28/07/2018 à 6h00 Sciences et religion, empereurs et jésuites, confucianisme et catholicisme, un documentaire d’Arte explore la mission des jésuites en Chine. L’empereur Wanli avec le jésuite Matteo Ricci. ZOOM L’empereur Wanli avec le jésuite Matteo Ricci. / Arte La Compagnie de Jésus, fondée par Ignace de Loyola en 1540, a pu, grâce à ses missions à l’étranger, contribuer à la diffusion de la foi catholique en Amérique, en Afrique et surtout en Asie, notamment en Chine. En 1578, le jésuite Matteo Ricci, originaire de Macerata (actuelle Italie), accepte d’aller en mission en Chine. Parti de Lisbonne, Ricci se rend à Macao, y apprend le mandarin, et participe avec l’aide du jésuite Michele Ruggieri à la rédaction du premier dictionnaire sino-portugais connu à ce jour. Grâce aux contacts noués sur place avec des mandarins, une visite à Pékin pour y rencontrer l’empereur Wanli se prépare. Après un passage à Nankin où il découvre les premiers instruments de mesure du temps à coordonnées équatoriales, Matteo Ricci arrive en 1601 à Pékin. Le jésuite va être le premier occidental à accéder à la Cité interdite, pour y rencontrer l’empereur Wanli. Le jésuite comprend vite que, pour l’empereur, astronomie et pouvoir politico-religieux ne font qu’un. Intermédiaire entre Dieu et le peuple, l’empereur doit, pour exercer son pouvoir, savoir mesurer le temps et l’espace. En lui apportant horloges, cartes, connaissances philosophiques et astronomiques venues d’Europe, Matteo Ricci effectue un travail d’échange, mettant son savoir encyclopédique et sa parfaite connaissance de la langue de Confucius au service de la science chinoise, avec l’espoir d’évangéliser la Chine. De l’arrivée de Matteo Ricci à la cour impériale jusqu’à la dissolution de la compagnie de Jésus en 1773, plusieurs générations de jésuites se sont succédé en Chine. Matteo Ricci, mais aussi le Flamand Ferdinand Verbiest (resté en Chine de 1658 à 1688) et l’Allemand Johann Adam Schall von Bell (arrivé en 1658 à Pékin et qui y meurt en 1666) noueront des liens profonds avec la cour impériale. Selon Catherine Jami, historienne au CNRS, qui témoigne dans le documentaire, la suppression de la Compagnie en 1773 « marque la fin d’un échange unique et sans précédent de connaissances scientifiques entre deux civilisations, unique parce qu’il s’est déroulé sur un pied d’égalité ».




0002 il a présenté sa démission du collège cardinalice au Pape dans une lettre vendredi 27 juillet . L’archevêque émérite de Washington est accusé d’abus sexuels sur mineurs lorsqu’il était prêtre à New York. C’est vendredi 27 juillet que le Pape François a reçu la lettre de l’archevêque émérite de Washington, aux États-Unis, Theodore McCarrick. Ce samedi 28 juillet, la Salle de Presse du Saint-Siège a fait savoir dans un communiqué que le Saint-Père avait accepté la démission du prélat du collège cardinalice. La note précise que le Pape lui ordonne de suspendre tout exercice de ministère public et de se retirer dans une résidence qui lui sera assignée ultérieurement afin d’y mener une vie de prière et de pénitence en attendant que les accusations qui lui sont adressées soient clarifiées lors d’un procès canonique régulier. Mgr Theodore McCarrick, 87 ans, est accusé d’abus sexuels sur mineurs et de comportement sexuel inapproprié avec des adultes dans les années 1970 lorsqu’il était prêtre dans le diocèse de New York. Déjà le 20 juin dernier, le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, avait demandé au cardinal McCarrick de ne plus exercer publiquement son ministère sacerdotal. Il y a encore un mois, Mgr McCarrick clamait son innocence. Dans une note à son diocèse publiée le 24 juillet, l’archevêque de Boston, le cardinal Sean O’Malley, également président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, écrivait que «ces actions présumées, si elles sont commises par une personne, sont moralement inacceptables et incompatibles avec le rôle du prêtre, de l’évêque ou du cardinal».


++0002++ Etats-Unis: démission de Mgr Theodore McCarrick qui n’est plus cardinal Il est suspendu de toute fonction dans l’attente d’un procès juillet 28, 2018 15:03Anita BourdinCollège cardinalice, Pape François, Rome Le pape François a reçu, vendredi, 27 juillet 2018, la lettre par laquelle le cardinal des Etats-Unis Theodore McCarrick, 87 ans, archevêque émérite de Washington, lui a présenté sa démission en tant que membre du collège des cardinaux, indique un communiqué du Saint-Siège, en italien et en anglais, ce samedi 28 juillet. Le communiqué ajoute que “le pape François a accepté sa démission en tant que cardinal, et il a décidé de le suspendre de l’exercice de tout ministère public”. Le pape a aussi imposé à l’ancien cardinal “l’obligation de résider dans une maison qui lui sera indiquée, pour une vie de prière et de pénitence, jusqu’à ce que les accusations dont il fait l’objet soient éclaircies par un procès canonique régulier”. Bien que retraité, il continuait jusqu’ici à voyager, notamment pour défendre des questions de… droits de l’homme. Le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York – où Theodore Mc Carrick a lui-même été archevêque avant d’être nommé à Washington en 2002 – , a expliqué que son diocèse avait reçu des allégations concernant des violences remontant à « plus de 45 ans ». Alerté, le Vatican avait demandé au cardinal McCarrick de « ne plus exercer publiquement son ministère ». Theodore McCarrick avait protesté de son innocence tout en disant« accepter cette décision ». Le cardinal, Joseph Tobin de l’archidiocèse de Newark, dans le New Jersey, a évoqué pour sa part trois autres cas d’abus sexuels, sur des adultes. Deux plaintes ont débouché sur des règlements« à l’amiable »: autrement dit, des paiements ont été effectués. Mgr McCarrick est aussi accusé aussi de harcèlement par un ancien séminariste aujourd’hui prêtre dans le diocèse d’Albany, le p. Desmond Rossi, dans les colonnes de la revue des jésuites « America ». Il pourrait être renvoyé de l’état clérical. Quant aux évêques et aux prêtres qui auraient été au courant de ces agissements présumés et sont restés silencieux, cachant la réalité, ils pourraient également perdre leurs offices. Enfin, le système du choix des évêques pourrait être reconsidéré. Le cardinal Daniel N. DiNardo, archevêque de Galveston-Houston et président de la Conférence des évêques des Etats-Unis, a publié un communiqué dans lequel il remercie le pape François « pour son leadership » à l’occasion de cette décision « importante ».

 




++006+++COLOMBIE+++ Le COE réclame la protection des artisans de la paix colombiens Le COE réclame la protection des artisans de la paix colombiens Une fresque à Bogotá proclame «La Paz es Nuestra» - La paix est à nous. Sean Hawkey/COE 19 juillet 2018 Version française publiée le: 23 juillet 2018 Alors que la Colombie s’efforce de se frayer un chemin vers une paix juste, des personnalités et institutions communautaires, syndicales et religieuses ont de nouveau été menacées de mort par des paramilitaires en début de semaine. Le Conseil œcuménique des Églises (COE) suit de près les dernières nouvelles et réitère son soutien inconditionnel à celles et ceux qui s’engagent pour la paix dans le pays. Le 14 juillet, l’unité paramilitaire Águilas Negras a publié un communiqué de presse menaçant un groupe constitué de leaders communautaires, défenseurs des droits humains, et journalistes. Parmi les cibles citées figure Justapaz, une organisation mennonite qui œuvre pour la justice, la paix et l’action non violente en Colombie. «Aux côtés de nos Églises membres, de l’Église presbytérienne de Colombie et de nos partenaires œcuméniques locaux, nous appelons à prier pour la préservation de la vie des personnes en danger et nous joignons à celles et ceux qui s’engagent pour la paix juste par des actions de protection des artisans de la paix en Colombie», a déclaré le pasteur Olay Fykse Tveit, secrétaire général du COE. «Nous appelons également le gouvernement colombien à enquêter et à mener devant la justice les auteurs de ces menaces, ainsi qu’à prendre des mesures pour protéger les membres du personnel de Justapaz et tous les individus publiquement ciblés», a ajouté le pasteur Tveit. Depuis la signature de l’accord de paix à La Havane, plus de 300 leaders communautaires ont été assassinés. Sur les derniers mois, ces chiffres ont augmenté. Église membre du COE en Colombie

 



++++03++Espagne: le pape demande pardon à trois prêtres lavés de toute accusation Ils reviendront en octobre avec leurs proches juillet 28, 2018 17:09Anita BourdinPape François Le pape François a reçu au Vatican le père Roman M. V. C., de Grenade (Espagne), lavé de toute accusation d’abus ou de pédophilie, en avril dernier, rapporte “Vida Nueva” (José Beltrán). Il était accompagné de ses deux confrères prêtres, Francisco J. M. et Manuel M., également accusés par un jeune de 24 ans auquel le pape avait téléphoné pour lui demander pardon. Le père Roman avait toujours protesté de son innocence. Les trois prêtres innocentés ont célébré la messe avec le pape le 12 juillet 2018, à Sainte-Marthe, et le pape leur a demandé pardon: les poursuites avaient été déclenchées par une lettre adressée au pape par ce jeune. Le pape avait tenu à ce que toute la lumière soit faite ce qui avait entraîné une plainte déposée auprès des autorités espagnoles. En tout 12 personnes avaient été mises en cause. Il ne s’agissait pas d’une visite “protocolaire” indique le journaliste, ni d’une “rencontre de courtoisie”, mais il y eut dès le départ « un dialogue sincère » pendant plus d’une heure et demi, et en « confiance ». Et ceci après quatre ans de procédure et l’exclusion de tout engagement pastoral : ils ont été suspens a divinis jusqu’en novembre 2017. Le Vatican a alors levé les sanctions préventives. Ils ont vécu l’audience du pape comme une « réhabilitation ». Ils doivent revenir voir le pape en octobre prochain pour célébrer la messe. Et cette fois avec leurs proches et cette dizaine de personnes qui les ont accompagnés et défendus. juillet 28, 2018 17:09Pape



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LES PAROLES-CLES DU PROCHAIN SYNODE DES JEUNES .(recension des 17 pages publiées) Le document du synode pour les jeunes fait émerger sept paroles-clés et sept défis que son édition vaticane nous permet de consulter et de réfléchir.. :

1. Écoute : Les jeunes veulent être écoutés avec empathie, justement «là où ils se trouvent, en partageant leur existence quotidienne» ; ils désirent que leurs opinions soient prises en considération, en cherchant à se sentir comme une partie active de la vie de l’Église, sujets et non simples objets de l’évangélisation. Tous les jeunes veulent être écoutés, et non exclu. «L’écoute est la première forme de langage vrai et audacieux que les jeunes demandent à haute voix à l’Église», car là où sont offerts «écoute, accueil et témoignage dans un mode créatif et dynamique, naissent les syntonies et sympathies» fructueuses.

2. Accompagnement : spirituel, psychologique, de formation, familial, vocationnel… Dans chacune de ces formes, l’accompagnement est fondamental pour les jeunes. Il ne s’agit pas ici de quelque chose d’optionnel «par rapport au devoir d’éduquer et d’évangéliser les jeunes, mais c’est un devoir ecclésial et un droit de chaque jeune», et il sert à former les consciences et la liberté, à cultiver les rêves et à entreprendre «des pas concrets dans les sentiers de la vie».

Le rôle de la famille est donc central. Elle «continue à représenter un moment privilégié dans le processus de développement intégral de la personne». La figure paternelle, dont «l’absence ou l’évanescence» produit des «ambiguïtés et des vides», nécessite d’être au centre de la réflexion. Les écoles et les communautés chrétiennes ont le devoir de faire en sorte que les jeunes ne se sentent pas seuls, écartés, abandonnés dans leur parcours de croissance.

3. Conversion : Il y a différents sens donnés à ce mot dans le document synodal, qui évoque notamment le drame vécu par des jeunes chrétiens qui «représentent une minorité exposée à la violence et à la pression de la majorité qui réclame leur conversion», mais il y a aussi, dans un sens inverse, la demande d’une «conversion systémique» dans le domaine éducatif, afin que toutes les structures de formation et leurs membres investissent plus dans leur «formation intégrale», de façon à «ne pas transmettre seulement des contenus», mais à être aussi des «témoins de maturité humaine», de façon à «rendre les jeunes sujets et protagonistes de leur vie».

La «conversion écologique» est centrale aussi : les jeunes sont très sensibles à l’argument et leur apport est indispensable pour ouvrir un changement durable dans le style de vie de chacun. Il y a enfin l’appel à une «nécessaire et courageuse conversion culturelle de l’Église», afin qu’elle sache «reconnaître» et «encourager» la créativité «unique et nécessaire» de la vie consacrée, «un lieu spécifique et expression du génie féminin».

4. Discernement : Parmi les paroles les plus présentes dans le document, le discernement est compris comme le «style d’une Église en sortie», pour répondre aux exigences des jeunes : «je me trouve maintenant comme face à un mur, celui de donner un sens profond à ma vie. Je pense avoir besoin de discernement face à ce vide», écrit un jeune homme. Le discernement apporte une «dynamique spirituelle» pour «reconnaître et accueillir la volonté de Dieu dans le concret» des situations individuelles, et il doit être offert aux jeunes générations comme un «instrument de lutte» qui les rende «capables de reconnaître les temps de Dieu» pour «ne pas gaspiller» les inspirations des jeunes.

Il s’agit à la fois d’un don et d’un risque, car il n’est pas exempt d’un risque d’erreurs, mais il permet de sensibiliser aux prises de décisions qui engagent. Dans le domaine vocationnel particulièrement, il faut s’entourer de personnes compétentes et de «structures d’animation adéquates, efficientes et efficaces, attractives et lumineuses pour leur style relationnel et les dynamiques fraternelles qu’elles génèrent».

5. Les défis : Les discriminations religieuses, le racisme, la précarité professionnelle, la pauvreté, la toxicodépendance, l’alcoolisme, le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédopornographie, la corruption, les difficultés d’accès aux études, la solitude… les défis que les jeunes doivent affronter aujourd’hui sont innombrables. Beaucoup sont générés par des phénomènes d’exclusion, par la «culture du déchet» et par un usage inapproprié des nouvelles technologies, qui peuvent s’avérer particulièrement dangereuses à travers notamment le phénomène du “dark web”.

Le document insiste aussi sur la question des jeunes migrants, souvent victimes de la traite, pour lesquels le document synodal demande «de mettre en œuvre des parcours de protection juridique de leur dignité et capacité d’action, et en même temps de promouvoir des chemins d’intégration dans la société dans laquelle ils arrivent». Toute la pastorale, notamment vis-à-vis des jeunes, doivent donc «éviter toute forme de ghettoïsation et promouvoir de réelles occasion de rencontres».

Heureusement, il existe aussi des défis positifs : la musique, avec sa valeur socialisante ; le sport, qui dans le domaine de la saine compétition, permet de découvrir le soin et la discipline du corps, le travail d’équipe, le respect des règles et l’esprit de sacrifice ; l’amitié entre camarades, un véritable «instrument d’émancipation du contexte familial, de consolidation de l’identité et de développement des compétences relationnelles» de chacun.

6. Vocation : Dans ce domaine, le document synodal met en lumière une difficulté objective. Souvent, les jeunes ont «une vision réductrice» du terme «vocation», ce qui crée «un fort préjugé» car la pastorale vocationnelle est vue comme «une activité vouée exclusivement au recrutement de prêtres et de religieux».

Il faut donc élargir les perspectives car chaque jeune a une vocation qu’il peut exprimer dans différents domaines, la famille, l’étude, la profession, la politique, en devenant le «cœur de l’intégration de toutes les dimensions de la personne» : ses talents naturels, les compétences acquises, les succès et les échecs que «chaque histoire personnelle contient», «la capacité d’entrer en relation et d’aimer», la prise de responsabilité «à l’intérieur d’un peuple et d’une société».

Sur la question spécifique des vocations sacerdotales, l’Église est appelée à réfléchir, parce «sa préoccupation face à la diminution du nombre de candidats est indéniable», est-il écrit dans ce document. «Cela rend nécessaire une réflexion renouvelée sur la vocation au ministère ordonné et sur une pastorale vocationnelle qui sache faire sentir l’appel de Jésus à devenir pasteurs de son troupeau.»

7. Sainteté
: Le document synodal se conclut avec une réflexion sur la sainteté, puisque «la jeunesse est un temps pour la sainteté» et elle est proposée comme un «horizon de sens accessible à tous les jeunes». «Tous les saints ont été jeunes» : le récit de leur vie doit donc permettre aux jeunes d’aujourd’hui de «cultiver l’espérance», comme l’écrit le Pape François dans la prière finale du document, afin que les jeunes «avec courage, prennent leur vie en main, regardent vers les choses les plus belles et les plus profondes et conservent toujours un cœur libre». (VaticanNews)
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