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SRI LANKA -CONFIRMATION DE L'ENGAGEMENT DE L'EGLISE

Alors que le Sri Lanka a célébré, le 10ème anniversaire de la fin de la guerre civile contre les rebelles tamouls, « les catholiques du Sri Lanka, à un moment de tension et de peur après les attentats de Pâques, confirment leur engagement en faveur du bien commun, du développement durable, de la sécurité et de la réconciliation
.
: « Il est douloureux de se souvenir que le pays a tant souffert à cause de la guerre civile. Au cours de ces derniers temps, cette souffrance immense est revenue dans notre vie au travers des attentats de Pâques, qui ont tué 258 personnes et nous nous retrouvons maintenant à relever le défi de l’extrémisme religieux et du terrorisme ».

Les cingalais et les tamouls constituent les deux principaux groupes composant la population du pays.

La guerre civile a duré 26 ans, à compter de 1983, et a laissé derrière elle plus de 100.000 morts. Différents cas liés à ce conflit se trouvent actuellement à l’examen du Conseil de l’ONU pour les droits fondamentaux, qui évalue les violations de ces droits commis à la fin du conflit.

Dix ans après la fin de la guerre, les Nations unies ont estimé que 40.000 civils auraient été tués au cours des derniers mois de combat alors que le gouvernement avait lancé l’assaut final contre les tigres tamouls, demandant au Sri Lanka de mener une enquête sur de présumés crimes de guerre commis par les deux parties au conflit.

Entre temps, au sein de la nation, les controverses et revendications entre les deux communautés, cingalaise et tamoule, continuent à faire obstacle au processus de réconciliation nationale.

Dans ce contexte, l’Eglise œuvre sans relâche pour promouvoir la paix, l’harmonie et la réconciliation, en particulier au travers de la Caritas du Sri Lanka.

« Les efforts de l’Eglise ont contribué à améliorer de manière notable les rapports entre les deux communautés »
La Commission nationale pour la Justice, la paix et le développement humain de la Conférence épiscopale du Sri Lanka a lancé de nombreuses initiatives innovantes pour contribuer à la réconciliation.

Tout l’apostolat dans son ensemble, lequel comprend des activités telles que l’instruction, la santé, le développement social et d’autres activités pastorales, est orienté vers la rencontre entre les deux communautés, la cicatrisation des blessures du passé et la promotion de l’amitié, de la confiance réciproque et de la réconciliation.

Le Sri Lanka est un pays multiethnique de 22 millions d’habitants, à majorité bouddhiste mais il comprend des minorités chrétiennes, musulmanes et hindoue. Les musulmans représentent près de 10% de la population, les chrétiens 7,4% - 6,1% de catholiques et 1,3% de protestants. (SD-PA)



CHINE - ILS EMPËCHENT LA DEMOLITION DES STATUES

Des catholiques chinois ont organisé un sit-in afin d’empêcher les autorités locales de démolir des statues sur le site du sanctuaire de Shengdiliang, dans le diocèse de Xiwanzi, situé dans la province chinoise du Hebei.

Ils craignent une nouvelle série de persécutions après que les autorités aient dépouillé de sa croix une église de la province.

Lorsque les fidèles ont appris que les autorités prévoyaient de démolir les statues de Jésus Bon Pasteur, de l’évêque lazariste Joseph-Martial Mouly, premier évêque de Xiwanzi, et du Père lazariste Matthieu Shi, premier curé de la paroisse de la ville, ils ont commencé à passer la nuit sur le site.

Quelques jours plus tard, une vingtaine de catholiques gardaient encore le sanctuaire à flanc de colline et étaient surveillés par les autorités.

Les statues ont été installées par le prêtre en charge du sanctuaire, il y a plus de 10 ans. Les fidèles y organisent un pèlerinage dans le temps de carême.

Une croix érigée à l’extérieur de l’église catholique de Shenliuzhuang, dans le diocèse de Handan, a été enlevée par les autorités une semaine auparavant. De nombreuses paroisses de Handan ont dû afficher des avis disant que “les mineurs sont interdits d’entrée et les communistes ne sont pas autorisés à croire en la religion”. Une autre affiche placardée sur les murs indique que les églises, les croix ou les enseignes signalant les églises installées sans permis devaient être démolies. 24 églises du diocèse seraient inscrites sur cette liste “pour démolition”.

Dans le passé, il n’y avait pas tellement d’exigences pour la construction d’églises. Le diocèse n’avait qu’à soumettre un document d’enregistrement foncier et obtenir l’approbation du Département des affaires religieuses.

Désormais, les autorités exigent que les églises passent par d’autres procédures, telles que la demande de permis de construire. (cath.ch)



L'EVEQUE UN PERE ET UN AMI

L’évêque doit être “parfois le père, parfois l’ami, parfois le frère” des prêtres de son diocèse, a confié Mgr Hervé Giraud, évêque de Sens-Auxerre (France) et prélat de la Mission de France.

Le prélat français était présent dans la nouvelle salle du Synode au Vatican lors de l’échange entre l’évêque de Rome et les membres de la Conférence des évêques italiens (CEI) le 20 mai 2019 à l’occasion de leur assemblée générale.

A cette occasion, le Pape ici a beaucoup plus insisté sur cette paternité, c’est-à-dire une certaine proximité avec les prêtres.

Il faut que nous soyons très proches d’eux, qu’ils soient “les plus proches de nos proches”. On a l’impression que le pape voulait vraiment qu’on ait une attention toute particulière pas simplement à quelques prêtres qui nous seraient plus sympathiques, mais aussi aux plus fragiles, aux plus faibles et à ceux qui sont moins aimés. Bref, vraiment une proximité avec chacun des prêtres pour être en presbyterium.

Le rôle de l’évêque, c’est d’aimer les gens plus que d'organiser. La deuxième chose, c’est de commenter la Parole de Dieu, Et la troisième chose, c’est la proximité avec les prêtres, telle que le Pape en a parlé. Si on aime les gens, la Parole de Dieu et les prêtres, aujourd’hui un évêque a toutes les chances d’avoir une mission qui puisse être celle de servir vraiment l’Evangile auprès de tous. (cath.ch)

 



LE TERRORISME AU BURKINA-FASO

Lors d'une réunion, quelque 150 cardinaux, évêques, prêtres et religieux de 16 pays de l’Afrique de l’Ouest ont condamné, le 16 mai 2019 au Burkina Faso, les attaques terroristes dans la région.

Les attentats, principalement contre des communautés religieuses, s’y sont multipliés ces derniers temps. “Face à cette inquiétante vague de violences qui souffle au Burkina Faso, au Mali et Niger, nous exprimons notre vive condamnation et assurons nos frères et sœurs de ces pays, de notre solidarité, de notre communion et de notre compassion”, ont assuré les évêques d’Afrique de l’Ouest.

Ils clôturaient, du 13 au 19 mai 2019, la 3e assemblée plénière de leur organisation, la -CERAO (Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest).

Le thème était “La nouvelle évangélisation et le développement humain intégral en Afrique de l’Ouest”. Félicitations pour le ramadan “Au cours de cette réunion, des menaces inattendues sont apparues, des tragédies inédites, et des catastrophes nouvelles qui cherchent à annihiler tous les efforts de développement social et de promotion humaine”, ont déploré les prélats dans leur déclaration finale.

Ils ont aussi dénoncé les conflits intercommunautaires dans certains pays de la région, appelant les Africains à la paix, au pardon et à la tolérance.

Le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, hôte de la conférence, s'st aussi adrssé aux musulmans présentant ses félicitations et encouragements à tous les musulmans du pays qui observent le ramadan. “Nous profitons de l’occasion pour souhaiter de continuer la route ensemble, main dans la main pour un monde meilleur, un monde réconcilié, dans la justice et la paix véritable”, a-t-il déclaré.

Pour les évêques de la -CERAO, la nouvelle évangélisation implique un engagement qui devrait se traduire par la justice, l’amour du prochain, la solidarité, la tolérance, la fraternité, le pardon et la compassion.

Les chrétiens pris pour cibles Les attaques contre des communautés religieuses, en particulier chrétiennes, se sont multipliées dans les derniers mois au Burkina Faso.

Le 13 mai 2019, à Zimtenga, dans le centre-nord du pays, quatre pèlerins catholiques ont été sommairement exécutés par des individus armés. La veille, une église catholique a été la cible d’hommes armés, à Dablo, un village du centre nord du pays. Six personnes dont le prêtre ont été tuées. Cinq fidèles et un pasteur ont été également été abattus par des djihadistes dimanche 28 avril, dans une église protestante du nord du Burkina Faso.

L’Eglise catholique a été marquée par la mort en quelques mois de plusieurs prêtres. Outre le Père Siméon Yampa, tué à Dablo, deux missionnaires espagnols ont trouvé la mort depuis début 2019. Le Père Antonio César Fernandez a été assassiné, le 15 février 2019, avec quatre douaniers, par des djihadistes présumés à Nohao, à l’est du Burkina Faso. Le 17 mai, le Père Fernando Fernández a été assassiné et tué à coups de couteau par un ancien employé qui refusait son licenciement. (cath.ch)


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