Pour vivre au rythme de l'Eglise universelle.
FlashPress - Infocatho

11 novembre 2018

 
 


S'UNIR A LA VIE INTERNATIONALE DE L'ÉGLISE

Vous pouvez rejoindre ici et directement les actualités ecclésiales des pays cités dans les informations de cette newsletter.

Ces informations restent plusieurs jours pour que vos n'ayez pas trop de "bousculades" pour les recopier.

Vie de l'Eglise - Orthodoxie - France - Nouvelle- Caledonie - -Congo -Brésil - Cameroun - Pakistan -Cuba ...



QUELQUES REFLEXIONS A PARTIR DES SITUATIONS, des communautés et de l'Eglise locale


01+FRANCE +LES ORIENTATIONS DE Mgr PONTIER

C’est par des extraits de la dernière exhortation apostolique du Pape François, Gaudete et Exultate, que Mgr Pontier a débuté son discours de l'Assemblée des évêques ce samedi matin. Pour le Pape, la sainteté est entendue comme un «appel à la radicalité»

« Notre désir d’aimer le Christ et de le suivre est total. Nous avons engagé notre vie dans ce sens et nos frères baptisés également. Nous sommes heureux de voir la générosité et le sens du service des plus pauvres qui s’expriment dans la vie de beaucoup d’entre eux», a assuré le président de la Conférence des évêques de France.

«Nos Églises sont fragiles et fortes. Fragiles à cause de la faiblesse et du péché de leurs membres, fortes de la fidélité de Dieu, de l’œuvre de l’Esprit-Saint, de la grâce multiforme venant du Seigneur» a-t-il ensuite reconnu, comme une introduction aux sujets qui ont suivi. Aider les personnes abusées : «nous n’avons que trop lentement perçu la profondeur de leur blessure»

Mgr Pontier s’est ensuite appuyé sur un autre écrit récent du Saint-Père : la Lettre au peuple de Dieu du 20 août 2018, à propos des abus sexuels. Une large partie de son discours fut consacrée à ce thème crucial. «Même si nous savons que ce drame des enfants abusés dans notre société déborde amplement la responsabilité d’acteurs ecclésiaux, cela ne diminue en rien notre peine, notre honte, notre confusion», a reconnu l’archevêque de Marseille.

Puis il a dressé un bilan du chemin parcouru par l’Église de France

NB - nombreuses citations en fin de cette citation.


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EN ASIE + LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX EN ASIE

Le Saint-Siège est particulièrement présent en Asie sur le front du dialogue interreligieux

Une délégation du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux se rendra à Bangkok, en Thaïlande, le 9 novembre 2018, l’occasion du 230e anniversaire du temple bouddhiste de Chetupon, a indiqué un communiqué du Saint-Siège le 1er novembre.

Le Vatican et le temple de Chetupon entretiennent une “longue amitié”, précise le communiqué. Déjà en 1934, le roi Rama VII de Thaïlande avait rendu visite au pape Pie XI. Il lui avait alors remis une copie d’un écrit bouddhiste sacré, rédigé en anciens alphabets khmers.

Le 9 novembre prochain, à l’invitation du responsable du temple, Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot et Mgr Indunil Janakaratne Kodithuwakku Kankanamalage, secrétaire et sous-secrétaire du Conseil, participeront ainsi à la cérémonie commémorative dans la capitale thaïlandaise.

Par ailleurs, quelques jours avant, ces deux mêmes responsables rejoindront du 5 au 7 novembre un colloque christiano-taosiste à Singagpour. Cette rencontre poursuit notamment le but d’agir de manière urgente et responsable, pour faire face à la grave dégradation humaine, éthique et sociale du monde, précise le communiqué. (cath.ch
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UKRAINE
++UNE EGLISE UKRAINIENNE INDEPENDANTE

Le président Porochenko et le Patriarche de Constantinople Bartholomée s'accordent sur l'indépendance de l'Eglise ukrainienne et pour cela ils ont ont signé un accord menant vers la reconnaissance d’une Eglise ukrainienne indépendante du Patriarchat dz Moscou. L’acte a suscité un nouvel accès de colère de Moscou.
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A l’occasion d’une visite en Turquie lors de laquelle il devait aussi s’entretenir avec le président Recep Tayyip Erdogan, Petro Porochenko a signé un accord fixant les étapes de la reconnaissance formelle de l’indépendance de l’Eglise ukrainienne.

L’accord signé “fixe les conditions” pour que l’Eglise ukrainienneaccède au statut d’Eglise autocéphale “ dans le plein respect des règles canoniques”,

Le président ukrainien. a exprimé sa reconnaissance “au nom du peuple ukrainien” au patriarche Bartholomée, : “ Ce jour est historique”, a-t-il encore tweeté après la cérémonie. Cette question devrait jouer un rôle central dans la présidentielle de mars 2019 en Ukraine.

A Moscou, Le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a estimé samedi que la signature de l’accord s’inscrivait dans une série de décisions de Bartholomée qui “sortent du domaine canonique et relèvent exclusivement du domaine politique”.

Il a accusé le Patriarche Bartholomée de “répondre à des ordres venus d’outre-Atlantique visant à affaiblir et à diviser l’Eglise russe unifiée”.

La Russie s’oppose depuis toujours à la séparation des liens entre l’Eglise ukrainienne et le Patriarcat de Moscou. Le patriarche Kirill Ier

s’était rendu début 2018 à Istanbul pour tenter de dissuader Bartholomée Ier, patriarche, de faire ce pas hors de l'Eglise. En vain. (cath.ch)





LES EVANGELIQUES ET LES RELATIONS OECUMENIQUES

Alors que le visage du christianisme se modifie sous l’effet de la croissance des évangéliques, les représentants de 20 Églises chrétiennes se sont réunis à Lyon, du 28 au 31 octobre, pour le premier Forum chrétien francophone, une rencontre inédite, sous le signe de l’échange spirituel plutôt que théologique.

Les chrétiens évangéliques bousculent les relations œcuméniques

Pourtant, de l’aveu de nombreux participants, venus de la France entière mais aussi de Suisse, de Belgique et du Luxembourg, un tel rassemblement « n’aurait pas été possible il y a dix, voire cinq ans ». Car si l’œcuménisme entre Églises traditionnelles – catholique, orthodoxe ou réformée – est désormais bien huilé, les liens avec le monde évangélique, et particulièrement pentecôtiste, sont encore en phase exploratoire.

Leur croissance, qui se poursuit depuis une cinquantaine d’années partout dans le monde, y compris en Europe francophone, « demande aujourd’hui de revoir notre façon de faire de l’œcuménisme », constate le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF), qui compte en son sein de nombreuses Églises évangéliques.

Les réticences à l’œcuménisme est aujourd’hui minoritaires Signe fort, parmi la vingtaine d’Églises participant au Forum, la moitié sont évangéliques, sous différentes dénominations. C’est d’ailleurs le pasteur Daniel Thévenet, président de l’Union des Églises évangéliques de réveil, qui est à l’initiative de l’événement, dont l’objectif était de réunir « le plus grand nombre d’Églises possible ». Un progrès considérable, dans un milieu où les réticences au dialogue avec les autres chrétiens ont pu être fortes.

Pour le père Félix Ulabilako, venu du diocèse de Liège, en Belgique, et doctorant en ecclésiologie avec une thèse portant sur les relations entre catholiques et évangéliques, le Forum prouve que les uns et les autres se reconnaissent désormais réciproquement comme « de vrais chrétiens », ce qui est déjà « énorme ».

Le pasteur baptiste Jean-Luc Leibe, rompu depuis 25 ans au dialogue œcuménique, voit aussi dans cette approche une réelle « nouveauté ».

« Dans ce type de rencontres, on est habitués à un côté technique et politique, on discute des heures pour savoir si tel ou tel paragraphe d’un texte va être adopté, dit-il. Ici, nous nous retrouvons sur un registre beaucoup plus profond et vital, celui de notre rencontre avec le Christ. »

Le P. Ulabilako acte une impossible « unité des structures », lui préférant une « unité de communion », quand d’autres rappellent que le but de l’œcuménisme reste celui d’arriver à une unité concrète, dans la célébration commune de l’eucharistie.






POUR LES KANAKS, LE NON VEUT UN NOUVEAU REFRENDUM

Selon des résultats définitifs portant sur les 284 bureaux de vote, 56,4 % des Néo-Calédoniens appelés aux urnes dimanche 4 novembre ont dit « non » à l’accès de l’archipel à la pleine souveraineté. Toutefois, ce résultat plus étroit que prévu est vécu comme une petite victoire par les leaders indépendantistes.

L’écart est en effet plus serré que celui annoncé par les sondages. « C’est un vrai socle pour les prochaines campagnes », se réjouit Jean-Raymond Postic,le coordinateur de la campagne pour le « oui » du Front de libération nationale kanak.

Cette victoire du « non » ne met donc pas un terme à la revendication kanake, devenue pour beaucoup existentielle. « L’indépendance est juste un mot, mais notre combat, c’est plus que ça. C’est celui d’un peuple qui veut être reconnu à part entière chez lui »

Cela ne fait en effet que soixante-douze ans que les Kanaks ont cessé d’être des « sujets français ». « Ils n’ont pu réellement voter dans les conditions du droit commun qu’aux élections territoriales de 1957 », rappelle l’historien et juriste calédonien Luc Steinmetz. La colonisation, pour eux, c’est loin d’être la préhistoire. Certains affirment même qu’elle est toujours d’actualité. « Pas de pinaillage, faut décoloniser »,

En effet, les principales entreprises du pays sont encore aujourd’hui détenues par une poignée de grandes familles frnçaises. Malgré le « rééquilibrage » engagé depuis trente ans, la société néo-calédonienne demeure très inégalitaire.

Les Kanaks n’ont jamais oublié le projet français, explicité en 1972 par le premier ministre Pierre Messmer, de diluer leurs revendications par « l’immigration massive ».

Une responsabilité que les descendants de ces migrants, notamment ceux issus de la colonisation pénale ou, plus tard, des travailleurs venus d’Indonésie ou de Wallis-et-Futuna pour œuvrer dans les mines de nickel, estiment ne pas avoir à porter. « Nous, on attend la reconnaissance d’un fait : tous les peuples qui composent la Nouvelle-­Calédonie ont des mémoires difficiles. »




AU BRESIL + APRES LE SECOND TOUR DES PRESIDENTiELLE9

La conférence épiscopale a publié sa position et ses orientations par rapport à cette échéance capitale pour le pays. Elle maintient ses propositions et ses projets qui vont dans le sens de la construction d’une société où règnent la justice et la paix sociale» :

Pour le secrétaire général de la conférence épiscopale, après l’élection de dimanche qui a divisé le pays, l’Église doit être aux côtés des derniers et des plus pauvres et être disposée à écouter et à dialoguer.

: «L’Église a fait l’effort d’aider les personnes à réfléchir pour ne pas être, parfois, aussi violentes dans les paroles et dans les actions. Mais il me semble que le scrutin s’est bien passé, dans le sens où aucune violence n’a été signalée. Mais maintenant est venu le moment de voir ce que fera le nouveau président. Mais la question, je dirais, n’est pas seulement le président.

Au Brésil, il y a trois pouvoirs : la Cour Suprême, le président et le Parlement. Comment agira le Parlement, comment agiront les sénateurs et les députés ? Le président ne peut pas faire ce qu’il veut. Nous avons les deux autres pouvoirs qui aident aussi à gérer le pays, qui aident à construire le pays, à le faire avancer. En ce moment, il me semble qu’il faut attendre un

Ils revendiquent le fait d’assumer des positions pastorales concernant les questions sociales, économiques et politiques, «non par idéologie», par l’exigence de l’Évangile» qui les pousse à servir tout le monde, et tout particulièrement les pauvres.

«Nous ne pouvons pas nous taire lorsque la vie est menacée, lorsque les droits sont bafoués, si la justice est corrompue et si la violence est instituée», comme ils l’avaient déjà rappelé en avril dernier dans leur Message au peuple de Dieu. Ils s’inscrivent ainsi dans la lignée de leurs prédécesseurs qui se sont mis au service d’une «société démocratique, juste et fraternelle».

Les évêques demandent «que soient déposées des armes de haine et de vengeance qui ont généré un climat de violence, stimulé par de fausses nouvelles, des discours et des positions radicales, mettant en péril les bases démocratiques de la société brésilienne.

Toute attitude qui incite à la division, à la discrimination, à l'intolérance et à la violence doit être surmontée. Cherchons donc l'amour et la réconciliation et empruntons le chemin de la paix!». La conférence épiscopale réaffirme son engagement au travers du dialogue, à collaborer en faveur du bien commun avec les institutions sociales et ceux qui seront élus pour gouverner le pays

.Toute attitude qui incite à la division, à la discrimination, à l'intolérance et à la violence doit être surmontée. Cherchons donc l'amour et la réconciliation et empruntons le chemin de la paix!».



EGPTE
++DES ATTENTATS RECENTS FRAPPENT L'EGLISE COPTE

Il y a maintenant, quelques jours, , le 2 novembre, une fusillade, qui visait ces chrétiens d'Egypte a été revendiquée par Daech, Au moins sept fidèles chrétiens coptes ont été tués ce vendredi quand des hommes armés ont ouvert le feu sur le bus dans lequel ils voyageaient,. ,

Ils se rendaient dans le monastère de Saint-Samuel à Minya, à 200 kilomètres au sud du Caire. Selon Al Arabiya, deux bus ont été touchés, tandis qu'un troisième a réussi à en réchapper. L'attentat a été revendiqué par Daech vendredi soir. Un bilan non définitif Un premier bilan évalue le nombre de blessés à quatorze.

Dans un tweet, le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi a déclaré qu'il était "profondément triste" de ces attaques et a affirmé sa "détermination à combattre le terrorisme". "Cet incident ne détruira pas la volonté de notre nation à continuer sa bataille pour la survie et la construction", a-t-il poursuivi.

Les chrétiens coptes, qui représentent environ 10% des Égyptiens, sont les cibles régulières d'attentats dans le pays. En décembre dernier, un attentat avait notamment eu lieu dans une église de la banlieue sud du Caire, qui avait aussi été revendiqué par Daech.

Inquiétude et lassitude sont les sentiments qui prédominent dans la communauté copte égyptienne après ce énième attentat, Ils sont l’une des cibles privilégiées de l’organisation Etat islamique en Egypte. 21 coptes tués en Libye en 2015, 25 dans une église du Caire l’année suivante, 44 en 2017 lors du double attentat de Tanta et d’Alexandrie, 28 morts quatre semaines plus tard et enfin ce vendredi.

«Les familles et l’Église souffrent beaucoup, car ce sont des événements qui se répètent. Nous y sommes tant habitués que l’on accepte la volonté de Dieu», observe-t-il. Cette tragédie pose en tout cas de nombreuses questions sur la sécurité promise par le président al-Sissi, soutenu par une majorité des coptes du pays.

Le nonce apostolique en Egypte, Mgr Bruno Musaro, souligne en occasion la proximité de l’Église copte catholique avec sa sœur copte orthodoxe,





CONGO-RDC ++UNE DEMISSION QUI MARQUERA L'AVENIR

Le pape François a accepté le 1er novembre 2018 la démission du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya comme archevêque de Kinshasa, en République démocratique du Congo, en raison de son age.

.Agé de 79 ans, le cardinal est une figure majeure l’Eglise catholique en Afrique. Il est en outre membre du Conseil des 9 cardinaux chargé de seconder le pape dans sa réforme de la curie romaine.

Le successeur du cardinal Monsengwo au siège de Kinshasa est Mgr Fridolin Ambongo Besungu nommé coadjuteur avec droit de succession en février 2018. Le religieux âgé de 58 ans, été ordonné évêque en 2004 pour le diocèse de Bokungu-Ikela. Il a été nommé ensuite en 2016 archevêque de Mbandaka-Bikoro.

Le départ du cardinal Monsemgwo est celui d’une figure majeure au Congo et en Afrique dont l’influence a largement dépassé le cadre de l’Eglise catholique. Très impliqué dans les évolutions politiques du pays, depuis la chute du président Mobutu, Mgr Monsengwo a effectué d’innombrables médiations entre les acteurs politiques et la société civile congolaise.

Son nom avait été évoqué à plusieurs reprises pour la magistrature suprême du pays.. Au plan de l’Eglise universelle, outre le Conseil des cardinaux, le cardinal Monsengwo a occupé de nombreuses charges en particulier dans le cadre du synode des évêques.

Il a également été président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), de 1997 à 2003.

L’archidiocèse de Kinshasa compte environ 12 millions d’habitants, dont la moitié de catholiques. Il regroupe 143 paroisses, avec 239 prêtres et 4 séminaires. Outre une radio et une télévision catholique, il comprend également 500 écoles diocésaines. (cath.ch/mp)



A LOURDES, Mgr PONTIER REDIT LA RESOLUTION DE L'EGLISE DE FRANCE

Le samedi 3 novembre a débuté à Lourdes l’Assemblée plénière d’automne des évêques de France. L’épiscopat français y était rassemblé jusqu’au 8 novembre pour la traditionnelle session de travail et de réflexion commune.

Dans son discours d’ouverture, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France (CEF), a détaillé les sujets qui seront abordés lors des prochaines jours : abus sexuels, synode, bioéthique, et autres thèmes d’actualité. cf extraits plus loin.



CUBA - LA CONFERENCE EPISCOPALE ET LA NOUVELLE CONSTITUTION

On est loin de Fidel Castro...Dans une longue lettre pastorale qui vient d’être publiée, la Conférence épiscopale de Cuba s’est exprimée à propos de la consultation portant sur le projet de nouvelle Constitution qui, au terme du processus, sera soumis à référendum.

Le projet de nouvelle Constitution, qui devrait remplacer celle de 1976, a été approuvé par le Parlement en juillet dernier, et fait actuellement l’objet d’un examen et d’un débat au travers de rencontres de la population sur les lieux de travail, dans les centres d’études et les quartiers, et ce jusqu’à la fin du mois de novembre.

Après un préambule soulignant l’importance du document principal pour un pays, tel que l’est la Constitution, les Evêques soulignent dans leur Lettre les thèmes qu’elle doit prendre en considération en ce que ces éléments fondent la société cubaine : la dignité de l’homme et de la femme, le respect des droits fondamentaux, la famille, l’économie et le service du bien commun.

Pour chaque point cité, les Evêques partent d’une réflexion biblique afin de suggérer des réflexions et des suggestions liées à l’actualité cubaine, comme à l’application des accords internationaux.

En partant de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, qui n’est pas encore appliquée dans le pays, le document souligne le droit à une opinion différente, le droit à la vie, à l’objection de conscience, à la profession d’une foi, à la liberté de pouvoir pratiquer une religion.

Pour ce qui est de l’Eglise, il est demandé sa reconnaissance juridique et celle de son identité, avec la possibilité pour elle de gérer des services dans les secteurs de l’instruction publique, de la culture, de la santé et de la charité.

La nouveauté de la Lettre repose dans la demande des Evêques de créer un « Tribunal des Garanties constitutionnelles dans le but de protéger les droits qui sont approuvés par la Constitution ».

Ce tribunal serait l’organe suprême dont la mission serait de garantir la suprématie de la Constitution et la défense de l’ordre constitutionnel. Il s’agit d’un organe qui n’existe pas dans le cadre de l’ordonnancement cubain actuel. « A la fin de ce message – concluent les Evêques – nous désirons reconnaître et évaluer positivement le fait qu’un bon nombre de cubains exerce actuellement son droit à exprimer ses propres opinions et ceci, en soi, constitue un exercice bénéfique pour les personnes et la société.

Nous, en tant qu’Evêques et Pasteurs de l’Eglise catholique à Cuba, n’avons pas cherché à faire un exposé exhaustif de tous les contenus du projet constitutionnel mais nous désirons illuminer les aspects qui ont été pour nous les plus réclamés, pour discerner et décider, sachant que la décision devra être pris par chacun d’entre nous, selon sa propre conscience et la propre liberté ».



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LES PAROLES-CLES DU SYNODE DES JEUNES .(recension des 17 pages publiées) Le document du synode pour les jeunes fait émerger sept paroles-clés et sept défis que son édition vaticane nous permet de consulter et de réfléchir..



1. Écoute : Les jeunes veulent être écoutés avec empathie, justement «là où ils se trouvent, en partageant leur existence quotidienne» ; ils désirent que leurs opinions soient prises en considération, en cherchant à se sentir comme une partie active de la vie de l’Église, sujets et non simples objets de l’évangélisation. Tous les jeunes veulent être écoutés, et non exclu. «L’écoute est la première forme de langage vrai et audacieux que les jeunes demandent à haute voix à l’Église», car là où sont offerts «écoute, accueil et témoignage dans un mode créatif et dynamique, naissent les syntonies et sympathies» fructueuses.

2. Accompagnement : spirituel, psychologique, de formation, familial, vocationnel… Dans chacune de ces formes, l’accompagnement est fondamental pour les jeunes. Il ne s’agit pas ici de quelque chose d’optionnel «par rapport au devoir d’éduquer et d’évangéliser les jeunes, mais c’est un devoir ecclésial et un droit de chaque jeune», et il sert à former les consciences et la liberté, à cultiver les rêves et à entreprendre «des pas concrets dans les sentiers de la vie».

Le rôle de la famille est donc central. Elle «continue à représenter un moment privilégié dans le processus de développement intégral de la personne». La figure paternelle, dont «l’absence ou l’évanescence» produit des «ambiguïtés et des vides», nécessite d’être au centre de la réflexion. Les écoles et les communautés chrétiennes ont le devoir de faire en sorte que les jeunes ne se sentent pas seuls, écartés, abandonnés dans leur parcours de croissance.

3. Conversion : Il y a différents sens donnés à ce mot dans le document synodal, qui évoque notamment le drame vécu par des jeunes chrétiens qui «représentent une minorité exposée à la violence et à la pression de la majorité qui réclame leur conversion», mais il y a aussi, dans un sens inverse, la demande d’une «conversion systémique» dans le domaine éducatif, afin que toutes les structures de formation et leurs membres investissent plus dans leur «formation intégrale», de façon à «ne pas transmettre seulement des contenus», mais à être aussi des «témoins de maturité humaine», de façon à «rendre les jeunes sujets et protagonistes de leur vie».

La «conversion écologique» est centrale aussi : les jeunes sont très sensibles à l’argument et leur apport est indispensable pour ouvrir un changement durable dans le style de vie de chacun. Il y a enfin l’appel à une «nécessaire et courageuse conversion culturelle de l’Église», afin qu’elle sache «reconnaître» et «encourager» la créativité «unique et nécessaire» de la vie consacrée, «un lieu spécifique et expression du génie féminin».

4. Discernement : Parmi les paroles les plus présentes dans le document, le discernement est compris comme le «style d’une Église en sortie», pour répondre aux exigences des jeunes : «je me trouve maintenant comme face à un mur, celui de donner un sens profond à ma vie. Je pense avoir besoin de discernement face à ce vide», écrit un jeune homme. Le discernement apporte une «dynamique spirituelle» pour «reconnaître et accueillir la volonté de Dieu dans le concret» des situations individuelles, et il doit être offert aux jeunes générations comme un «instrument de lutte» qui les rende «capables de reconnaître les temps de Dieu» pour «ne pas gaspiller» les inspirations des jeunes.

Il s’agit à la fois d’un don et d’un risque, car il n’est pas exempt d’un risque d’erreurs, mais il permet de sensibiliser aux prises de décisions qui engagent. Dans le domaine vocationnel particulièrement, il faut s’entourer de personnes compétentes et de «structures d’animation adéquates, efficientes et efficaces, attractives et lumineuses pour leur style relationnel et les dynamiques fraternelles qu’elles génèrent».

5. Les défis : Les discriminations religieuses, le racisme, la précarité professionnelle, la pauvreté, la toxicodépendance, l’alcoolisme, le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédopornographie, la corruption, les difficultés d’accès aux études, la solitude… les défis que les jeunes doivent affronter aujourd’hui sont innombrables. Beaucoup sont générés par des phénomènes d’exclusion, par la «culture du déchet» et par un usage inapproprié des nouvelles technologies, qui peuvent s’avérer particulièrement dangereuses à travers notamment le phénomène du “dark web”.

Le document insiste aussi sur la question des jeunes migrants, souvent victimes de la traite, pour lesquels le document synodal demande «de mettre en œuvre des parcours de protection juridique de leur dignité et capacité d’action, et en même temps de promouvoir des chemins d’intégration dans la société dans laquelle ils arrivent». Toute la pastorale, notamment vis-à-vis des jeunes, doivent donc «éviter toute forme de ghettoïsation et promouvoir de réelles occasion de rencontres».

Heureusement, il existe aussi des défis positifs : la musique, avec sa valeur socialisante ; le sport, qui dans le domaine de la saine compétition, permet de découvrir le soin et la discipline du corps, le travail d’équipe, le respect des règles et l’esprit de sacrifice ; l’amitié entre camarades, un véritable «instrument d’émancipation du contexte familial, de consolidation de l’identité et de développement des compétences relationnelles» de chacun.

6. Vocation : Dans ce domaine, le document synodal met en lumière une difficulté objective. Souvent, les jeunes ont «une vision réductrice» du terme «vocation», ce qui crée «un fort préjugé» car la pastorale vocationnelle est vue comme «une activité vouée exclusivement au recrutement de prêtres et de religieux».

Il faut donc élargir les perspectives car chaque jeune a une vocation qu’il peut exprimer dans différents domaines, la famille, l’étude, la profession, la politique, en devenant le «cœur de l’intégration de toutes les dimensions de la personne» : ses talents naturels, les compétences acquises, les succès et les échecs que «chaque histoire personnelle contient», «la capacité d’entrer en relation et d’aimer», la prise de responsabilité «à l’intérieur d’un peuple et d’une société».

Sur la question spécifique des vocations sacerdotales, l’Église est appelée à réfléchir, parce «sa préoccupation face à la diminution du nombre de candidats est indéniable», est-il écrit dans ce document. «Cela rend nécessaire une réflexion renouvelée sur la vocation au ministère ordonné et sur une pastorale vocationnelle qui sache faire sentir l’appel de Jésus à devenir pasteurs de son troupeau.»

7. Sainteté
: Le document synodal se conclut avec une réflexion sur la sainteté, puisque «la jeunesse est un temps pour la sainteté» et elle est proposée comme un «horizon de sens accessible à tous les jeunes». «Tous les saints ont été jeunes» : le récit de leur vie doit donc permettre aux jeunes d’aujourd’hui de «cultiver l’espérance», comme l’écrit le Pape François dans la prière finale du document, afin que les jeunes «avec courage, prennent leur vie en main, regardent vers les choses les plus belles et les plus profondes et conservent toujours un cœur libre». (VaticanNews)
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