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Du 20 juillet 2018

 

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LA RENCONTRE MONDIALE DES FAMILLES A DUBLIN - 500.000 FIDELES

Les 500.000 billets pour la messe de clôture de la Rencontre mondiale des familles célébrée par le pape François, le 26 août 2018 à Dublin, en Irlande, ont été écoulés, a rapporté le portail Vatican News le 11 juillet.

Disponibles depuis le 25 juin dernier, tous ces billets pour la célébration eucharistique de clôture de la Rencontre sont partis en moins de trois semaines.

Présidée par le pape François, cette messe se tiendra au Phoenix Park, un vaste parc au nord-ouest de la capitale irlandaise.

Cet engouement “n’est pas une surprise”, explique le Père Thimothy Barlett, secrétaire général de l’évènement, en raison l’importance que la famille représente aux yeux des catholiques irlandais. Selon ce prêtre, ces derniers se montrent sensibles aux discours du Pape sur le sujet.

En 2016, les catholiques représentaient près de 78 % de la population. Hormis la messe, cet événement devrait rassembler une affluence record: 34.000 personnes sont attendues pour l’ensemble de la rencontre, contre 14.000 pour la précédente édition en 2015 aux Etats-Unis. Et ce malgré des campagnes médiatiques dirigées contre l’Eglise, notamment lors du récent référendum sur l’avortement au mois de mai, et le discrédit suite au scandale des abus sexuels à la fin des années 2000. (cath.ch/imedia)

LE SAINT-SUAIRE EST-IL AUTHENTIQUE ?

Une étude remettant en cause l’authenticité de certaines des taches de sang sur le Saint-Suaire conservé à Turin, en Italie est qualifiée de “douteuse” par un article du portail officiel du Saint-Siège Vatican News le 17 juillet 2018.
Réalisée en Angleterre, cette étude aurait ainsi mis en évidence que des plaies sanglantes n’auraient pas pu produire certaines des traces de sang visibles sur ce tissu.

Selon la tradition, le Saint-Suaire est le linceul dans lequel le Christ a été enveloppé après la crucifixion. Mais, cette étude “n’a rien de scientifique”. “Cette affaire n’a pas la rigueur des autres enquêtes réalisées depuis maintenant 40 ans”,disent les divers enquéteurs.

Notamment par des recherches faites sur des cadavres, et prenant en compte la position du Christ sur la croix au moment de sa mort. Cette nouvelle recherche anglaise présente plus que quelques doutes méthodologiques fondamentaux, estime Vatican News.

L’article se conclut sur une citation du cardinal Giacomo Biffi, archevêque de Bologne entre 1984 et 2003 : “pour un catholique, découvrir que le Suaire est un faux ne change rien. Pour un athée cela change tout”. (cath.ch)


LES MEDIAS DU VATICAN ET L'AFRIQUE

Les pays d’Afrique “peuvent compter sur la collaboration constante” du Dicastère pour la communication, a insisté Paolo Ruffini,le nouveau préfet de ce dicastère, alors que se tient la 19e Assemblée plénière de l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique de l’Est (AMECEA) à Addis-Abeba en Ethiopie.

Auparavant autonomes, explique Paolo Ruffini dans ce message, les médias du Vatican sont engagés dans une “croissante intégration, collaboration et cohésion”. Ce choix a été fait en raison de l’évolution du monde des médias, en particulier de la “convergence significative des médias numériques”.

Toutefois, a tenu à rassurer le préfet du Dicastère, ces évolutions n’ont pas pour but de “délaisser ni d’abandonner” les pays africains. Ainsi, assure-t-il, si les programmes audio sont disponibles sur les plateformes numériques, la diffusion radio traditionnelle – sur les ondes courtes – continue pour les pays qui en ont besoin.

Ainsi, les membres de l’AMECEA “peuvent compter sur la collaboration constante” des médias du Vatican, promet leur nouveau dirigeant.

En mars 2017, les évêques africains s’inquiétaient d’une éventuelle fin de la diffusion de Radio Vatican sur ondes courtes. Celle-ci, soutenaient-ils, ”garantit à des millions d’Africains la possibilité d’entendre le Saint-Père et de partager les intérêts et la mission de l’Eglise”.

Deux mois plus tard, le Pape répondait à cette inquiétude, affirmant que l’utilisation des ondes courtes “n’allait pas être abandonnée“.

Depuis janvier dernier, le continent africain reçoit également les flux émanant des médias du Vatican par voie satellitaire. Le Dicastère pour la communication a pour cela lancé un programme d’équipement des radios locales en matériel pour convertir ces flux en ondes FM.

Par ailleurs, Paolo Ruffini soutient dans son message que les médias du Vatican n’ont pas seulement vocation à apporter la voix du Pape “dans les maisons” mais doivent aussi “apporter au monde les nouvelles de la vivace Eglise d’Afrique”.

En mars dernier, le Dicastère invitait déjà les radios africaines à partager avec lui leurs productions locales.

Les services romains se recentrant pour leur part sur les programmes liturgiques au détriment de l’actualité internationale. (cath.ch)


LES CHRETIENS DE L'AFRIQUE DOIVENT TRAVAILLER ENSEMBLE

Recevant au Vatican des représentants de diverses Eglises protestantes africaines, le 23 juin 2018, le Pape François a souligné l’importance pour tous les chrétiens africains de travailler ensemble pour le bien de tout le continent.

Il rencontrait pour la première fois au Vatican une délégation de ces Eglises nées entre la fin du XIXe siècle et le XXe siècle.

Il leur a demandé à cette occasion de faire du message chrétien une “Bonne nouvelle” pour l’Afrique, face aux difficultés du continent africain.

L e message chrétien “est-il une Bonne nouvelle pour les peuples d’Afrique ?”, a interrogé le Pape; Le devoir des chrétiens est ainsi de contribuer à faire un usage “sage et éthique” des ressources de l’Afrique et du sens profond religieux des Africains

Celles-ci sont nombreuses. Et le Pape de les nommer : le sens d’un Dieu créateur, la famille, l’amour de la vie, les enfants vus comme un don de Dieu, le respect des anciens.

En particulier, a-t-il ajouté, il appartient aux chrétiens de promouvoir la coexistence de groupes ethniques, de traditions et de religions différentes.
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Cette tâche rencontre souvent des “obstacles dus à de graves hostilités réciproques”.

D’où le vœu du Pape François d’encourager une rencontre et un dialogue œcuménique entre catholiques et membres de ces Eglises d’institution africaine.

Ces dernières ont été fondées sur le continent par des Africains, et souvent par opposition à celles apportées par les missionnaires d’autres régions du monde. (cath.ch)




L'ACTUALITE ET LE PASSE DE LA REVOLUTION RUSSE

Une procession a réuni près de 100.000 fidèles dans la nuit du 16 au 17 juillet 2018 à Ekatérinbourg pour commémorer le centenaire de l’assassinat par les bolchéviques du dernier tsar Nicolas II et des membres de sa famille, canonisés par l’Eglise russe.

Le patriarche orthodoxe de Moscou, Kirill, a présidé la procession partie vers 2h du matin pour le lieu où ont été tués le tsar et sa famille, à Ekatérinbourg.

Brandissant des croix, des icônes et des portraits de la famille Romanov, les pèlerins ont rejoint à pied le monastère de Ganina Iama, situé à 21 kilomètres, en chantant des prières. “Nous prions pour le tsar Nicolas, un martyr, nous prions pour ceux qui ont souffert avec lui”, a déclaré le patriarche Kirill devant la foule, qui avait allumé 100.000 bougies.

" La Russie doit tirer des leçons de cette expérience difficile et amère, et résister à la destruction des traditions et de la foi orthodoxe, pour adopter un prétendu nouvel avenir heureux.

Nicolas II, la tsarine Alexandra et leurs cinq enfants ont été fusillés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 par les bolchéviques. Leur mort a mis fin à 300 ans de dynastie Romanov à la tête de l’Empire russe.

La famille impériale a été canonisée en 2000 par l’Église orthodoxe russe. En 2008, la Cour Suprême de Russie l’a réhabilitée, la jugeant victime de la répression politique bolchevique. L’Etat russe s’est cependant gardé de commémorer le centenaire de la mort du tsar, laissant le soin à l’Eglise de le faire. (cath.ch)




LES PRESIDENTS DELEGUES AU SYNODE POUR LES JEUNES

Le 14 juillet 2018, le Pape a nommé les présidents délégués de la XVe Assemblée générale ordinaire du synode sur le thème « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », qui aura lieu à Rome du 3 au 28 octobre.

Il s’agit de quatre cardinaux : Le cardinal Louis Raphaël I Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, chef du Synode de l’Eglise chaldéenne (Irak). Le cardinal Désiré Tsarahazana, archevêque de Toamasina (Madagascar). Le cardinal Charles Maung Bo, S.D.B., archevêque de Rangoun (Birmanie). Et le cardinal John Ribat, M.S.C., archevêque de Port Moresby (Papouasie Nouvelle Guinée).

Ces quatre présidents délégués ont été créés cardinaux par le Pape. D’après le Règlement du Synode, le président délégué « au nom et avec l’autorité du Pontife Romain, préside l’Assemblée ». Il est nommé par le Pape « et sa fonction cesse avec la dissolution de l’Assemblée pour laquelle il a été nommé ».

Le président délégué a trois fonctions : diriger les travaux du Synode ; confier des fonctions particulières à certains des membres, lorsque cela semblera opportun pour permettre aux travaux de l’Assemblée de se dérouler d’une façon plus efficace ; signer les Actes de l’Assemblée. (Fides)




LES POINTS- COEUR NE SONT PAS CONDAMNES

Pour les évêques de France, les jeunes gens qui envisagent de s’engager comme volontaires dans ""Points-Cœur" ne doivent pas être découragés ni empêchés, dans la mesure où ces volontaires œuvrent effectivement auprès des plus pauvres.

Ils doivent néanmoins être tenus au courant des difficultés rencontrées par cette œuvre. Dans un communiqué publié le 17 juillet 2018, la Conférence des évêques de France apporte ainsi une série d’explications et de précisions relatives à l’œuvre Points-Cœur, dont le fondateur Thierry de Roucy a été renvoyé de l’état clérical par le Saint Siège en juin 2018.

Les sanctions romaines ne frappent cependant pas que le fondateur. La Congrégation romaine pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique vient de confirmer le décret de l’évêque de Fréjus-Toulon du 6 juillet 2017 supprimant la branche sacerdotale de l’œuvre Points-Cœur, à savoir l’association publique de fidèles cléricale" Fraternité Molokaï."

Cette suppression est motivée par la désobéissance, le manque de confiance et de sens ecclésial de cette association, sur des sujets importants, ce qui empêche tout dialogue avec l’évêque responsable et enferme l’association dans son auto-référencement, note la CEF.

L’œuvre Points-Cœur comporte encore deux associations: l’association privée de fidèles qui porte l’activité des Points-Cœur et encadre les volontaires, ainsi que l’association publique en vue de devenir institut de vie consacrée des Servantes de la Présence de Dieu.

Ces deux associations sont maintenues et accompagnées dans leurs missions avec toutes les précautions nécessaires, indique la CEF.

Pour les jeunes qui envisagent la prêtrise. les évêques de France relèvent que les jeunes qui envisagent de s’engager comme volontaires dans Points-Cœur ne doivent pas être découragés ni empêchés. Mais “ils doivent être alertés sur la situation de son fondateur, dont certains éléments de doctrine spirituelle ont gravement nui aux membres de Points-Cœur.” (cath.ch)
 


QUEL DIALOGUE AVEC LES CHRETIENS EN CHINE ?

Ils sont pleinement catholiques et authentiquement chinois, même si certains évêques n’ont pas de légitimité canonique, d’autres n’ont pas de reconnaissance civile: c’est le signe de la coexistence de deux communautés chrétiennes dans le pays.

Lorsqu’on engage des négociations dans un esprit de dialogue, on le fait pour essayer des résoudre ces problèmes concrets, pour surmonter une situation, et amorcer un renouveau positif.

Les détails du dialogue entre le Saint-Siège et les autorités chinoises ne sont pas connus. Néanmoins, si un accord devait intervenir, nous pouvons imaginer qu’il permettra à l’Eglise de recomposer l’unité de la direction pastorale des diocèses où cohabitent deux communautés, et de pourvoir aux nombreux diocèses qui ont longtemps été sans évêque, de sorte que chacun d’eux ait à sa tête un pasteur reconnu par l’Eglise et par l’Etat.

Il ne faut pas s’attendre à ce qu’une telle opération se fasse sans douleur. Il y aura nécessairement des mécontentements, des souffrances, des renoncements, du ressentiment, et peut-être même la possibilité de nouvelles tensions.

Car, comme le dit le cardinal Parolin, «il ne s’agit pas ici de passer un coup d’éponge qui ignore, ou comme par magie, efface le chemin de souffrance parcouru par tant de fidèles et de pasteurs, mais d’investir le capital humain et spirituel de ces épreuves afin de construire un futur plus serein et fraternel, avec l’aide de Dieu.

Si un nouveau départ plus fraternel et unitaire de l’Eglise en Chine devait advenir, dans le respect des différentes sensibilités, cela aura des résonances positives avant tout pour la vie sacramentelle et spirituelle des fidèles, appelés à être toujours plus pleinement catholiques, et dans le même temps, authentiquement chinois.

De nouvelles énergies pourront en outre être libérées pour les activités de l’Eglise et pour une meilleure harmonie au sein de la société chinoise. Mais cela dépendra de l’engagement et de la bonne volonté de tous.

La présence catholique en Chine, comparée à la population totale, apparait faible d’un point de vue numérique, mais elle est bien vivante. Un renouveau de l’œuvre évangélisatrice pourrait porter de grands fruits, malgré les nombreux contrôles et limites qui subsistent, dus en grande partie à la crainte que la religion puisse être utilisée par l’étranger.

Si la voie de la reconnaissance civile d'un évêque est une question qui concerne l'État, ses lois et ses procédures, celle de la légitimation canonique concerne l'Église.

La succession apostolique des évêques comme garantie de la Tradition est constitutive de l'Église elle-même. Et, en même temps, c'est l'Église qui garantit la succession apostolique et l'authenticité de l'épiscopat, par la libre nomination du Pape ou sa confirmation de l'élection légitime.

Un évêque, bien qu’ordonné de manière valide, ne peut exercer le ministère qu'en communion avec le successeur de Pierre et les autres évêques qui œuvrant dans le monde entier.

L'évêque de Rome, vicaire du Christ et pasteur universel de l'Église, a le droit de légitimer et de réadmettre dans la pleine communion catholique ceux qu'il juge adaptés pour cela et de leur confier une tâche pastorale.

En Chine, les nouvelles consécrations épiscopales qui se sont déroulées dans le pays sans mandat papal étaient illicites mais valides (sauf dans des cas très particuliers). L'Église catholique en Chine est toujours restée «une» et, malgré de nombreuses et pénibles situations d'irrégularité canoniques, n'a jamais été considérée comme «séparée» de Rome.

Il est nécessaire d’ajouter une autre donnée à tout ce qui a déjà été dit/ Lle vif désir d’être en union avec le Pape a toujours été présent parmi les évêques chinois même illégalement ordonnés. Malgré la condition irrégulière de ces évêques, la reconnaissance de leur désir d'union avec le Souverain Pontife.

C’est donc précisément pour cette raison, comme le dit le Cardinal Parolin, qu’il est important que personne ne cède durablement «à l'esprit d'opposition pour condamner son frère», mais plutôt que «chacun regarde avec confiance l'avenir de l'Église, au-delà de toute limite humaine» (news.va)




INDE - CES CHRETIENS VICTIMES DE LA DISCRIMINATION

Près de 10 000 chrétiens de l’État du Jharkhand dans l'Est de l'Inde,ont formé, le 15 juillet, une chaîne humaine de 20 kilomètres de long afin de manifester contre la répression contre les chrétiens de l’État depuis l’élection du Bharatiya Janata Party (BJP).

Parmi les 32 millions d’habitants du Jharkhand, près d’un million sont chrétiens, pour la plupart membres des communautés tribales telles que les Sarnas. Pour eux, les mesures des autorités cherchent à les fragiliser afin d’éloigner les gens ordinaires des institutions chrétiennes et des missionnaires.

Ils ont formé une chaîne humaine afin de protester contre ce qu’ils considèrent comme une répression d’État contre les chrétiens. Les chrétiens de l’État, pour la plupart originaires des minorités indigènes, affirment que leur gouvernement, dirigé par le BJP pro- hindou (Bharatiya Janata Party), a développé des politiques qui les privent de leurs droits et de leurs terres.

Sous une pluie battante, des femmes, des enfants et des personnes âgées appartenant à plusieurs Églises se sont joints à la chaîne humaine après les célébrations du dimanche. Ces manifestations ont eu lieu à Ranchi, Gumla, Simdega, Bokaro, Jemshedpur et Khunty, les participants lançant des slogans contre les mesures des autorités de l’État.

« Des religieuses, des prêtres catholiques et des pasteurs sont attaqués et emprisonnés. Des enquêtes sont menées contre leurs institutions. Ils se voient accusés de tous les maux de l’État », a déclaré l’organisateur, Prabhakar Tirkey, président du forum chrétien œcuménique Rashriya Isai Mahasangh.

Les chrétiens sont marqués par l’arrestation récente de religieuses Missionnaires de la Charité, l’ordre fondé par sainte Mère Teresa, accusées de traite d’enfants. Le prêtre jésuite Alphonse Aind, directeur d’école dans un village reculé, a également été arrêté et placé en détention provisoire suite à des accusations de complicité de viol.

Depuis que le BJP est venu au pouvoir au Jharkhand en 2014, des groupes hindous accusent les chrétiens de conversions illégales des Dalits (intouchables) et des populations indigènes..