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FlashPress - Infocatho

22 septembre 2018

 
 


S'UNIR A LA VIE INTERNATIONALE DE L'ÉGLISE

Vous pouvez rejoindre ici et directement les actualités ecclésiales des pays cités dans les informations de cette newsletter.

Ces informations restent plusieurs jours pour que vos n'ayez pas trop de "bousculades" pour les recopier.

Elles complètent celles de <www.vatican.va> et la rubrique <www.news.va>




QUELQUES REFLEXIONS A PARTIR DES SITUATIONS, des communautés et de l'Eglise locale



LES TRAVAUX DU " C9 "et LA REFORME DU SYNODE DES EVEQUES

Par la constitution apostolique " Episcopalis communio ", publiée lemardi 18 septembre, le Pape François donne plus de poids au Synode des évêques, en renforçant la collégialité épiscopale et en le mettant plus à l’écoute des fidèles. En effet le Conseil des cardinaux (C9) a réalisé certains “ajustements“ à l’ébauche de réforme constitutionnelle de la Curie romaine

Une grande partie des travaux a ainsi i été dédiée aux “derniers ajustements“ de l’ébauche de cette autre future constitution apostolique de la Curie romaine, intitulée pour le moment " Praedicate evangelium ". Le texte provisoire a déjà été remis au successeur de Pierre mais doit encore connaître une “révision stylistique et une relecture canonique“, a-t-il été précisé.

Ce document avait été remis au Pape à l’issue du précédent C9 en juin dernier. Par ailleurs, durant cette même session de travail, le cardinal Sean Patrick O’Malley, archevêque de Boston, a présenté les dernières avancées de la Commission pontificale pour la protection des mineurs dont il est le responsable.

Le Pape , a également été annoncé, qu'il va convoquer du 21 au 24 février 2019 tous les présidents des conférences épiscopales du monde entier pour aborder la question de la “prévention des abus sexuels et la protection des mineurs“.

Comme il a déjà été indiqué le 10 septembre dernier, le C9 a demandé au pape une “réflexion sur le travail, la structure et la composition“ du Conseil, prenant en compte “l’âge avancé“ de certains de ses membres. Toutefois, a précisé Paloma Garcìa Ovejero, l’ensemble des cardinaux membres du conseil, y compris les absents, ont d’ores et déjà été “convoqués“ pour la prochaine session du "C9 " qui aura lieu les 10, 11 et 12 décembre prochains. (cath.ch/



FRANCOIS, UNE BANDE DESSINEE

Une très belle bande dessinée sur la vie de Jorge Bergoglio, devenu le pape François,est paraît le 12 septembre. Elle est dûe à François d’Arnaud Delande, Laurent Bidot et Yvon Bertorello Les Arènes BD,

Alors que cartaines sphères ecclésiastiques ou dissidentes disent la popularité du pape François écornée par les scandales, les faits sont tout autres. Mercredi, alors que sortait dans les cinémas le documentaire de Wim Wenders, paraissait cette cette bande dessinée sobrement intitulée François,

Elle retrace le parcours de Jorge Bergoglio, de son enfance à aujourd’hui. Ils ont exécutent un travail de biographes sérieux – toutes leurs sources sont citées en fin d’ouvrage –, tout en maniant la narration avec rythme.

On apprend beaucoup de choses sur la vie du pape argentin avant son accession au trône de Pierre. En particulier, son attitude sous la dictature dans les années 1970, alors qu’il était provincial des jésuites en Argentine.

Le cardinal Bergoglio, persuadé qu’il ne serait pas élu pape, avait déjà réservé sa chambre dans une maison de retraite pour prêtres, et prévoyait de s’y installer dès son retour du conclave de 2013

L'élection est l’autre moment fascinant de cet album. Magie de la bande dessinée et de sa liberté totale de mouvement dans le temps et dans l’espace, le lecteur entre dans le secret du conclave et assiste aux échanges – fictifs, bien sûr, mais fort crédibles – des cardinaux électeurs.

On découvre aussi, à ce sujet, que l’élection du pape argentin s’est sans doute en partie nouée lors des congrégations générales, ces réunions de cardinaux précédant le conclave, où il s’était fait le porte-voix inattendu des cardinaux agacés par l’état de l’Église et de la Curie après la démission de Benoît XVI.

Les auteurs dépeignent alors un futur pape qui pose en fait les bases de son pontificat. « Les maux qui au fil du temps frappent les institutions ecclésiastiques prennent racine dans cette autoréférencialité qui est une sorte de narcissisme théologique », lance-t-il aux cardinaux.

Le récit est servi par un beau dessin réaliste, signé Laurent Bidot, qui déjà a faiti dans l’histoire religieuse,une biographie du Padre Pio, une Histoire de la Grande Chartreuse et une Histoire du Mont Saint-Michel,

Dans cette bande dessinée, il relève avec brio le défi de François - Jorge Bergoglio à tous les âges, et fait montre d’un grand talent pour les représentations architecturales et paysages urbains, qu’il s’agisse de la coupole de Saint-Pierre ou des favelas de Buenos Aires.

Relater la vie d’un homme encore de ce monde, et a fortiori, d’un pape en exercice, demeure toutefois un exercice périlleux. Et de fait, le récit des cinq premières années du pontificat du pape François, largement composé d’extraits de ses discours, prend un tour très hagiographique.

Une vie merveilleusement résumée par cette phrase du nonce apostolique en Argentine, Mgr Ubaldo Calabresi, alors qu’il vient d’apprendre au père Bergoglio, à sa grande surprise, sa nomination comme évêque auxiliaire de Buenos Aires : « Je ne sais pas comment vous faites, Bergoglio… mais vous êtes toujours élu sans rien demander.






LE PAPE DANS LES PAYS BALTES

Du 22 au 25 septembre 2018, le pape François se rendra dans les trois pays baltes pour unvoyage qu'il vivra entre dévotion mariale, œcuménisme et histoire.

Il visitera à cette occasion des sanctuaires mariaux, des lieux marquant la réalité œcuménique, mais aussi des symboles de l’histoire douloureuse de ces pays qui célèbrent le centenaire de leur indépendance.

Au premier jour de sa visite il se rendra dans le sanctuaire de la Mère de la miséricorde. Il s’agit d’une chapelle située au-dessus d’une porte des anciennes fortifications de Vilnius (Lituanie).Elle est également appelée : Ntre-Dame, porte de l'aurore.

Même pendant l'occupation nombreux étaient les fidèles qui priaient à genoux devant cette porte ou des familles avec un premier communiant en aube.

A l’intérieur, se trouve une icône de la Sainte Vierge, dont seuls les mains et le visage sont visibles.L’existence de cette icône est attestée à partir de la seconde moitié du 16e siècle.

Un autre sanctuaire marial sera visité par le pape au cours de ses quatre jours de visite : celui de la Mère de Dieu, à Aglona, en Lettonie. La basilique, plus grand édifice catholique du pays, renferme, elle aussi, une icône de la Vierge à laquelle des miracles sont attribués.

Pour une rencontre oecuménique, le pape François se rendra également dans lieux lutjériens. Le 24 septembre, il se rendra ainsi au Dôme de Riga (Lettonie), cathédrale protestante de la ville. Construite au 13e siècle, d’abord catholique et désormais luthérienne.

Le 25 septembre, c’est un autre lieu de culte -luthérien qui accueillera le pape, l’église Charles de Tallinn (Estonie). Dans ce bâtiment du 19e siècle, de style néo-roman aura lieu une rencontre avec des jeunes de différentes confessions chrétiennes.

Autres dates sgnificatives : le 23 septembre en fin de journée, à Vilnius le Pape se rendra ainsi au Musée des occupations et des luttes pour la liberté, pour une visite et une prière.

Installé dans les anciens bâtiments du KGB, ce musée retrace les répressions subies par les Lituaniens entre 1940 et 1990, tant par les nazis que par les communistes. La population juive a notamment été quasiment exterminée – plus de 95% des Juifs lituaniens ont été tués entre 1940 et 1945.


Il se rendre également à la colline des croix à Siaualia où les fidèles plantaient des crois en mémoire des déportés. Elles étaient enlevées par l'armée soviétique, mais replantées durant la nuit et ce pendant des dizaines d'années.

Cette colline défiait l'occupant et l'athéisme soviétquse. Ellle est le témoignage de la fidélité des Lituaniens qui en ont fait le symbole de leur christianisation en 1387.lors des fêtes du centenaire malgré la présence soviétique.


Mgr Sigitas Tamkevicius, l'’archevêque émérite de Kaunas, en Lituanie,qui a survécu six ans dans les prisons du KGB puis dans le goulag sibérien. a été choisi pour guider le pape dans le Musée du génocide à Vilnius (Lituanie) .



-QUELLE EVOLUTON DANS LES RELATIONS VATICAN- PEKIN ?

Selon le Wall Street Journal, un « accord historique » serait sur le point d’être signé d’ici fin septembre. Mais les annonces de ce genre se répètent depuis des années. Le pape et le Vatican sont prêts, mais la Chine est divisée.

D’un côté, le ministère chinois des Affaires étrangères serait en faveur de l’accord. Et de l’autre, le Front uni, le ministère des Affaires religieuses et l’Association patriotique continuent de persécuter l’Église et les religions. De leur côté, Pékin et Xi Jinping restent muets sur le sujet.

L’accord en question concernerait les procédures de nomination pour les évêques, au cours desquelles la Chine pourrait nommer les évêques et le Pape aurait un droit temporaire de véto ou de confirmation. D’un autre côté, selon le WSJ, le Pape serait reconnu en tant que « chef de l’Église catholique en Chine » et « en échange », le Vatican devrait « reconnaître sept évêques excommuniés », qui ont été élus et ordonnés sans l’accord du Pape.

Mais en réalité, la levée des excommunications des sept évêques est l’aboutissement d’un cheminement entrepris par les évêques eux-mêmes aux côtés du pape, et non le fruit de la « pression » des négociations entre le Saint-Siège et le gouvernement chinois.

Au-delà de ces précisions, il faut souligner ce qu’ajoute le WSJ dans son article : « L’accord peut encore échouer ou être repoussé, en raison d’événements imprévus ». Depuis au moins trois ans aujourd’hui, les journalistes italiens ou du Vatican ont annoncé à tour de rôle et à plusieurs reprises que la Chine et le Vatican étaient sur le point de signer un accord.

Cela a été évoqué (toujours en citant des personnes anonymes, mais « disposant de renseignements privilégiés sur le dossier sino-vatican ») en novembre 2016 lors de la fin du Jubilé de la miséricorde, puis fin 2016, en juin 2017 et en mars dernier, avant cette nouvelle annonce d’une échéance pour fin septembre. À ce jour, à chaque fois, il ne s’est rien passé.

Ces dernières années, le pape François a montré beaucoup d’amour et un grand respect envers le peuple chinois et son histoire, et il éprouve le désir de se rendre en Chine. La délégation vaticane semble prête à faire des concessions afin de pouvoir convenir d’un accord même minimal, même temporaire, avec le géant chinois.

L’Académie chinoise des sciences sociales, à Pékin, affirme ne connaître « aucun détail de l’accord, ou quand il serait signé ». Et du côté de l’Église chinoise, beaucoup sont ouverts à un accord mais personne ne sait quand il aura lieu. (Avec AsiaNews)



ROUEN - FRANCE - SUICIDE D'UN PRETRE ACCUSE D'AGRESSION SEXUELLE


Un prêtre de 38 ans qui a fait l'objet d'une dénonciation de la part d'une femme l'accusant de comportements indécents et d'agression sexuelle sur sa fille, s'est donné la mort mardi dans son église à Rouen;

D'après une source policière, "une femme était venue se plaindre auprès de l'archevêque de Rouen de comportements indécents et d'agression sexuelle commis envers sa fille.

Mais rien n'avait été porté à la connaissance de la police avant ce suicide". Les enquêteurs restent "très prudents à ce stade des investigations", précise cette source. Interrogé par l'AFP sur cette supposée dénonciation,

Éric de la Bourdonnaye, directeur de la communication du diocèse de Rouen, a déclaré ne pouvoir "ni confirmer ni infirmer ces informations". "Nous sommes dans l'incompréhension d'un tel geste même si je savais qu'il connaissait un moment difficile", a pour sa part écrit Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, dans un courrier adressé hier à l'ensemble des prêtres du diocèse de Rouen.

Ordonné prêtre en 2005, ce Strasbourgeois d'origine était curé de la paroisse Saint-Jean XXIII de Rouen Nord. Il était aussi directeur du centre théologique universitaire et du service de formation permanente.




I


ISTANBUL -LA BASILIQUE SAINTE SOPHIE RESTERA UN MUSEE

La Cour Suprême de Turquie a en effet rejeté hier, 13 septembre, la requête présentée par l’Union turque des monuments historiques visant à la transformer en « maison de prière » pour les musulmans.

Selon ce qu’indiquent les moyens de communication turcs, la Cour Suprême a motivé sa décision en faisant référence à des erreurs de forme contenus dans le texte de l’instance.

La basilique byzantine de Sainte Sophie a été transformée en mosquée après la chute de Constantinople en 1453 avant de devenir un musée en 1935 à l’initiative de Mustafa Kemal dit Ataturk, premier Président et fondateur de la Turquie moderne.

Les moyens de communication turcs rappellent que l’Union turque des monuments historiques avait déjà soumis au gouvernement en 2004 une demande visant à ouvrir la basilique byzantine de Sainte Sophie aux rassemblements de prière musulmans, sans avoir reçu de réponse. En 2005, le Conseil d’Etat turc avait rejeté le recours présenté par cette même Union pour tenter de faire approuver sa requête.

Ces dernières années ont été caractérisées par des rassemblements de milliers de fidèles remplissant le vaste parvis situédevant Sainte Sophie mais hors du site au mois de mai pour célébrer l’anniversaire de la conquête musulmane de la ville et demander la réouverture de la basilique byzantine de Sainte Sophie en tant que mosquée.

En 2013, le Vice-premier Ministre turc de l’époque. Bülent Ar?nc, avait mentionné à plusieurs reprises la possibilité d’une imminente réouverture au culte islamique du complexe monumental.

En 2014 ’ce fut l’imam saoudien Abdullah Basfar à guider la mobilisation de prière convoquée le 31 mai devant la basilique byzantine de Sainte Sophie pour demander de rouvrir le monument au culte islamique. L’initiative fut alors promue par le Comité pour la conquête de Constantinople – organisme créé en 1950 suite à des pressions provenant de groupes nationalistes de tendance islamiste – et appuyée par la Jeunesse anatolienne, organisation militante proche de l’homme politique islamiste nationaliste Necmettin Erbakan, disparu en 2011.






LE PAPE ENVISAGE DE SE RENDRE AU JAPON

“Je voudrais vous annoncer ma volonté de visiter le Japon l’an prochain”, a déclaré le pape François le 12 septembre à un groupe de Japonais qu’il recevait en audience dans la salle Paul VI au Vatican.

Il rencontrait les membres de l’association Tensho Kenoh Shisetsu Kenshoukai, du nom des quatre premiers Japonais qui ont rencontré un successeur de Pierre, le pape Grégoire XIII, en 1585.

Et de poursuivre : “ Comme vos prédécesseurs, portez à votre merveilleux peuple et à votre grand pays l’amitié du Pape”, Puis, en conclusion de son discours, il leur a confié sa volonté de visiter le Japon en 2019. “Nous espérons pouvoir le faire”, a-t-il ajouté. Pour le moment, seul Jean Paul II s’est rendu sur l’archipel, en 1981.

L’association Tensho Kenoh Shisetsu Kenshoukai développe des projets de culture et de solidarité, en souvenir de la première mission diplomatique japonaise organisée par les pères jésuites présents en terre nippone en 1585.

Quatre jeunes chrétiens japonais, accompagnés par des pères jésuites, furent alors reçus par le Grégoire XIII. Leur long voyage, exceptionnel pour l’époque, dura plus de huit ans.

Dans son discours, le pape François a rappelé notamment que la religion, la culture et le monde économique “peuvent collaborer pacifiquement pour créer un monde plus humain et caractérisé par une écologie intégrale”. Ceci est “la voie juste pour le futur de notre maison commune”, a-t-il expliqué.

Un déplacement du Pape argentin dans ce pays d’Extrême-Orient avait déjà été évoqué, sans jamais avoir été aussi formellement abordé par le pontife lui-même.

En mars 2017, le gouvernement japonais avait transmis une invitation à l’évêque de Rome à visiter le pays “à la première opportunité”.

Lors de son noviciat chez les jésuites, il avait exprimé le désir d’être missionnaire dans ce pays. Un souhait refusé par ses supérieurs, au vu de la santé considérée fragile (cath.ch)



MYANMAR - OUVERTURE D'UN INSTITUT DE FORMATION ECCLESIALE

L’Eglise au Myanmar, en collaboration avec les Jésuites présents sur place, a ouvert un nouvel Institut devant former les jeunes aux responsabilités, en en faisant ainsi des agents de transformation de la société.

Le nouvel Institut, dénommé " Myanmar Leadership Institute" (MLI), a ouvert ses portes à Yangon et vise à donner aux jeunes une formation en matière d’éthique, de capacités analytiques, de compétences professionnelles et de style de vie dans les domaines de l’instruction, du monde de l’entreprise et de la société civile.

L’objectif est de « former des responsables dont les compétences contribuent à la construction de la nation, à une prospérité inclusive, à la paix et à la restauration des droits fondamentaux pour tous » ajoute le Directeur.de l'institut, le P. Jacob.

Le MLI constitue une initiative de l’archevêque de Yangon,. le Cardinal Charles Bo, et des Jésuites au Myanmar. La devise de l’Institut est « Apprendre à être un responsable pour servir ». : « Nous sommes tous des responsables d’une manière ou d’une autre. Le fait de l’être vient de la valeur de notre personnalité. Les bons responsables cueillent toutes les opportunités pour se connaître eux-mêmes et pour connaître le monde; ils vont en direction des nouvelles découvertes et de nouveaux intérêts ».

Le religieux poursuit : « Un responsable est fondamentalement un pèlerin. Ce n’est pas quelqu’un qui estime être arrivé ou être déjà parfait. C’est celui qui devient pleinement humain en soi mais également pleinement vivant afin d’affronter les dures réalités en dehors de soi-même.

Le fait d’être responsable est une manière d’être annonciateurs de l’Evangile et des prophètes pour les pauvres et les marginalisés ».

Le MLI aspire donc à former les étudiants du Myanmar afin qu’ils deviennent « des agents du changement social ». Le programme des études de l’Institut a été élaboré grâce à un groupe d’experts dans les secteurs de l’instruction, de l’entreprenariat, de la société civile et grâce à la contribution de l’Université de Manille gérée également par les Jésuites des Philippines, laquelle assure la reconnaissance des titres obtenus.

Le Père Jacob espère que, au terme du programme de formation, les diplômés seront prêts à s’insérer dans des ONG, des communautés religieuses, dans le système éducatif et sanitaire public et privé, au sein d’agences gouvernementales et dans le monde des affaires et du commerc

« Nous espérons former des responsables capables mais également compatissants, qui soient en mesure de penser de manière critique et créative, orientés vers le service du bien commun, suivant des valeurs de justice, de solidarité et d’option préférentielle pour les pauvres » conclut-il. ( Fides)-

 



PAKISTAN + UNE STATUE N'EST PAS UNE IDOLE

Yaqoob, un sculpteur pakistanais chrétien se trouve face au face au fondamentalisme. Il doit faire face aux critiques non seulement des musulmans extrémistes, mais aussi des oppositions venant de toute une btanche de la communauté chrétienne.

Beaucoup de protestants reprochent en effet à l’Église catholique d’adorer les idoles. Face à ces critiques, l’Église cherche à sensibiliser les gens et à préserver l’artisanat religieux. Yaqoob Masih, un catholique pakistanais ,est donc controversée par des chrétiens à cause des statues qu’il fabrique.

Cet ’homme de 53 ans sculpte des figures religieuses depuis quatre décennies, à Warispura, une banlieue chrétienne de Faisalabad. Ses créations se vendent comme des petits pains dans les quatre boutiques gérées par la congrégation des Filles de Saint-Paul. Son travail peut être vu dans de nombreuses paroisses rurales.

« Malheureusement, beaucoup de ces critiques viennent de notre propre communauté », regrette Yaqoob. Beaucoup de pasteurs évangéliques pakistanais lui ont même conseillé de se repentir et d’être baptisé à nouveau… « Ils disent que je défends l’adoration des idoles », explique-t-il,

Le Centre éducatif Jérémie, une association catholique basée à Lahore, soutient les artistes, notamment à travers des formations informelles proposées aux enfants des familles démunies des bidonvilles. Le centre pense que l’artisanat religieux est un art qui a besoin d’être préservé pour les générations futures. )Ces critiques rejoignent celles des musulmans conservateurs qui considèrent également ses statues comme antireligieuses. Ils y voient une offense à la culture pakistanaise.

En 2007, le groupe extrémiste a été même jusqu"à dynamiter un Bouddha, sculpté au VIIe siècle sur une falaise de la vallée de Swat, au nord de la province de Khyber Pakhtunkhwa. Cette année, le gouvernement a restauré le monument, l’un des plus grands de ce genre en Asie du Sud, avec l’aide d’archéologues italiens.

L’année dernière, des statues de Bouddha âgées de 1 500 ans ont été retrouvées dans les poubelles du Musée national de Karachi. (MEP)

 

 



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LES PAROLES-CLES DU PROCHAIN SYNODE DES JEUNES .(recension des 17 pages publiées) Le document du synode pour les jeunes fait émerger sept paroles-clés et sept défis que son édition vaticane nous permet de consulter et de réfléchir..



1. Écoute : Les jeunes veulent être écoutés avec empathie, justement «là où ils se trouvent, en partageant leur existence quotidienne» ; ils désirent que leurs opinions soient prises en considération, en cherchant à se sentir comme une partie active de la vie de l’Église, sujets et non simples objets de l’évangélisation. Tous les jeunes veulent être écoutés, et non exclu. «L’écoute est la première forme de langage vrai et audacieux que les jeunes demandent à haute voix à l’Église», car là où sont offerts «écoute, accueil et témoignage dans un mode créatif et dynamique, naissent les syntonies et sympathies» fructueuses.

2. Accompagnement : spirituel, psychologique, de formation, familial, vocationnel… Dans chacune de ces formes, l’accompagnement est fondamental pour les jeunes. Il ne s’agit pas ici de quelque chose d’optionnel «par rapport au devoir d’éduquer et d’évangéliser les jeunes, mais c’est un devoir ecclésial et un droit de chaque jeune», et il sert à former les consciences et la liberté, à cultiver les rêves et à entreprendre «des pas concrets dans les sentiers de la vie».

Le rôle de la famille est donc central. Elle «continue à représenter un moment privilégié dans le processus de développement intégral de la personne». La figure paternelle, dont «l’absence ou l’évanescence» produit des «ambiguïtés et des vides», nécessite d’être au centre de la réflexion. Les écoles et les communautés chrétiennes ont le devoir de faire en sorte que les jeunes ne se sentent pas seuls, écartés, abandonnés dans leur parcours de croissance.

3. Conversion : Il y a différents sens donnés à ce mot dans le document synodal, qui évoque notamment le drame vécu par des jeunes chrétiens qui «représentent une minorité exposée à la violence et à la pression de la majorité qui réclame leur conversion», mais il y a aussi, dans un sens inverse, la demande d’une «conversion systémique» dans le domaine éducatif, afin que toutes les structures de formation et leurs membres investissent plus dans leur «formation intégrale», de façon à «ne pas transmettre seulement des contenus», mais à être aussi des «témoins de maturité humaine», de façon à «rendre les jeunes sujets et protagonistes de leur vie».

La «conversion écologique» est centrale aussi : les jeunes sont très sensibles à l’argument et leur apport est indispensable pour ouvrir un changement durable dans le style de vie de chacun. Il y a enfin l’appel à une «nécessaire et courageuse conversion culturelle de l’Église», afin qu’elle sache «reconnaître» et «encourager» la créativité «unique et nécessaire» de la vie consacrée, «un lieu spécifique et expression du génie féminin».

4. Discernement : Parmi les paroles les plus présentes dans le document, le discernement est compris comme le «style d’une Église en sortie», pour répondre aux exigences des jeunes : «je me trouve maintenant comme face à un mur, celui de donner un sens profond à ma vie. Je pense avoir besoin de discernement face à ce vide», écrit un jeune homme. Le discernement apporte une «dynamique spirituelle» pour «reconnaître et accueillir la volonté de Dieu dans le concret» des situations individuelles, et il doit être offert aux jeunes générations comme un «instrument de lutte» qui les rende «capables de reconnaître les temps de Dieu» pour «ne pas gaspiller» les inspirations des jeunes.

Il s’agit à la fois d’un don et d’un risque, car il n’est pas exempt d’un risque d’erreurs, mais il permet de sensibiliser aux prises de décisions qui engagent. Dans le domaine vocationnel particulièrement, il faut s’entourer de personnes compétentes et de «structures d’animation adéquates, efficientes et efficaces, attractives et lumineuses pour leur style relationnel et les dynamiques fraternelles qu’elles génèrent».

5. Les défis : Les discriminations religieuses, le racisme, la précarité professionnelle, la pauvreté, la toxicodépendance, l’alcoolisme, le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédopornographie, la corruption, les difficultés d’accès aux études, la solitude… les défis que les jeunes doivent affronter aujourd’hui sont innombrables. Beaucoup sont générés par des phénomènes d’exclusion, par la «culture du déchet» et par un usage inapproprié des nouvelles technologies, qui peuvent s’avérer particulièrement dangereuses à travers notamment le phénomène du “dark web”.

Le document insiste aussi sur la question des jeunes migrants, souvent victimes de la traite, pour lesquels le document synodal demande «de mettre en œuvre des parcours de protection juridique de leur dignité et capacité d’action, et en même temps de promouvoir des chemins d’intégration dans la société dans laquelle ils arrivent». Toute la pastorale, notamment vis-à-vis des jeunes, doivent donc «éviter toute forme de ghettoïsation et promouvoir de réelles occasion de rencontres».

Heureusement, il existe aussi des défis positifs : la musique, avec sa valeur socialisante ; le sport, qui dans le domaine de la saine compétition, permet de découvrir le soin et la discipline du corps, le travail d’équipe, le respect des règles et l’esprit de sacrifice ; l’amitié entre camarades, un véritable «instrument d’émancipation du contexte familial, de consolidation de l’identité et de développement des compétences relationnelles» de chacun.

6. Vocation : Dans ce domaine, le document synodal met en lumière une difficulté objective. Souvent, les jeunes ont «une vision réductrice» du terme «vocation», ce qui crée «un fort préjugé» car la pastorale vocationnelle est vue comme «une activité vouée exclusivement au recrutement de prêtres et de religieux».

Il faut donc élargir les perspectives car chaque jeune a une vocation qu’il peut exprimer dans différents domaines, la famille, l’étude, la profession, la politique, en devenant le «cœur de l’intégration de toutes les dimensions de la personne» : ses talents naturels, les compétences acquises, les succès et les échecs que «chaque histoire personnelle contient», «la capacité d’entrer en relation et d’aimer», la prise de responsabilité «à l’intérieur d’un peuple et d’une société».

Sur la question spécifique des vocations sacerdotales, l’Église est appelée à réfléchir, parce «sa préoccupation face à la diminution du nombre de candidats est indéniable», est-il écrit dans ce document. «Cela rend nécessaire une réflexion renouvelée sur la vocation au ministère ordonné et sur une pastorale vocationnelle qui sache faire sentir l’appel de Jésus à devenir pasteurs de son troupeau.»

7. Sainteté
: Le document synodal se conclut avec une réflexion sur la sainteté, puisque «la jeunesse est un temps pour la sainteté» et elle est proposée comme un «horizon de sens accessible à tous les jeunes». «Tous les saints ont été jeunes» : le récit de leur vie doit donc permettre aux jeunes d’aujourd’hui de «cultiver l’espérance», comme l’écrit le Pape François dans la prière finale du document, afin que les jeunes «avec courage, prennent leur vie en main, regardent vers les choses les plus belles et les plus profondes et conservent toujours un cœur libre». (VaticanNews)
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