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du 15 au 18 janvier 2014 (semaine 03)
 

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18 janvier 2014 -
SA RÉFLEXION A ÉTÉ DE COMPRENDRE CE QU'EST LA VIE

Le
Père Gustave Martelet qui était un théologien jésuite français, spécialiste de Teilhard de Chardin et de Vatican II, vient de nous quitter après avoir enseigné la théologie pendant plus de cinquante ans à Paris, Rome et Lyon.

Né en 1916 à Lyon, il est décédé ce mardi 14 janvier à l’âge de 98 ans. Son père était mort d'un accident, avant même la naissance de Gustave Martelet. « Ce contraste de la vie qui triomphe de la mort, déjà présent à sa naissance, n’a cessé d’accompagner sa réflexion », explique le P. Euvé. Malgré les difficultés financières de la famille, son enfance est heureuse. « On vivait dans une certaine frugalité, mais la privation a permis à mon désir profond de se porter vers l’essentiel », racontait-il à La Croix, en 2010.

Cet essentiel prend le visage « de Dieu dans le Christ » vers lequel le conduisent l’expérience de l’amour maternel et l’influence d’un prêtre et professeur du petit séminaire qui avait « le sens de l’histoire et de la préhistoire ». Avec lui, l’adolescent s’ouvre à l’immensité de l’univers et de la création. Des centres d’intérêts qu’il décide d’approfondir en entrant, en 1933, au grand séminaire de Lyon.

Préfèrant entrer, à 19 ans, dans la Compagnie de Jésus à Lyon, Gustave Martelet va côtoyer Henri de Lubac, Gaston Fessard ou Xavier Léon-Dufour. Sur les recommandations du savant jésuite Pierre Lejay, le jeune Martelet commence à étudier la paléontologie. C’est ainsi qu’il rencontre, en 1946, le jésuite et paléontologue Pierre Teilhard de Chardin, de retour de Pékin. « Teilhard, c’était la noblesse même… Je voyais en lui le pionnier d’une attitude culturelle nécessaire au déploiement de l’intelligence de la foi », évoquait-il encore en 2010.

Les années vécues à Lyon-Fourvière, puis au Centre Sèvres à Paris, lui permettent d’élaborer sa propre pensée. Il va travailler les questions de foi qui sont aussi des interrogations existentielles : la création, le mal, la mort, la résurrection… Son premier ouvrage, Victoire sur la mort (Cerf, 1962), présente le cœur de sa théologie : la vie humaine n’est pas tant placée sous le signe de la mort que sous celui de la victoire sur la mort, acquise définitivement par la résurrection du Christ.

Le concile Vatican II, dont il suit toutes les sessions en tant que théologien des évêques francophones d’Afrique, vient confirmer ces intuitions. De cette expérience, il tirera ses "Idées maîtresses de Vatican II" (1966), puis "N’oublions pas Vatican II" (1995).

Il se faire connaître du grand public catholique par son souci de faire dialoguer foi et culture, ainsi que foi et sciences. « La nature est ce qui permet à Dieu d’engendrer du fini. Dieu n’a pas besoin du monde pour exister comme Dieu, mais il a besoin de la nature pour que nous puissions exister comme hommes. » Ce grand théologien était « un homme bon et toujours attentif aux autres ». (source : FPIC et La-Croix)


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