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du 5 au 8 octobre 2014 (semaine 41)
 

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8 octobre 2014 - Irak
ELLES RÉSONNENT COMME DES PAROLES DE PROPHÈTE

Pour Mgr Shlemon Wardunin évêque auxiliaire de Bagdad,
« Il est urgent de mettre en déroute l'Etat islamique. Méfiez-vous! Viendra le jour où, si ces terroristes ne sont pas arrêtés en Irak, ils arriveront ailleurs.

" Ils se comportent comme des cannibales! Leurs actions sont intentées à l'humanité tout entière, pas seulement contre l'Irak". Ces paroles de Mgr Warduni sont sans échappatoire et résonnent comme celles d'un prophète. Mgr Warduni, en plus de ses tâches pastorales dans le diocèse de Bagdad, est également président de Caritas Irak et connaît bien les souffrances de son peuple.

En Irak, de janvier à septembre 2014, la guerre a déjà fait 12.336 victimes selon "l'Iraq Body Count", une organisation londonienne qui comptabilise le nombre de victimes depuis 2003, date de l'invasion anglo-américaine dans le pays et du renversement du dictateur Saddam Hussein.

La violence en Irak a considérablement augmenté : sur les neuf premiers mois de 2014, on note déjà une augmentation de 24% du nombre de victimes par rapport aux personnes tuées sur toute l’année 2013. Ce chiffre est aussi trois fois supérieur à celui de 2012 en particulier à cause du regain de violence du mois de juin (2534 victimes) lorsque les terroristes de l'État islamique ont lancé leur offensive sur les grandes villes de Falloujah ou Mossoul et proclamé le retour du califat.

La violence se poursuit sans relâche. Si l'on considère les seuls chiffres de ces derniers jours : mardi 23 septembre 36 personnes ont été tuées par des bombes, des armes à feu ou des attentats suicides; la veille, lundi 22 septembre, ce sont 58 personnes qui ont perdu leur vie et dimanche 45.

« L'urgence est maintenant de stopper l'avancée des terroristes de l'État islamique», a dit Mgr Warduni à Terrasanta.net. « Ce sont des terroristes qui ont fait beaucoup de mal aux chrétiens et aux minorités. Nous devons d'abord avoir des garanties des nations qui continuent de les aider, qu’elles vont interrompre immédiatement leur soutien en ne leur fournissant plus d’armes.

" Et puis, il est devenu impératif de garantir les droits de l’homme, nos droits ne sont pas assurés. Chasser des gens de leur maison, les forcer à couper leurs racines : c’est une chose terrible pour notre XXIème siècle…On nous a jeté hors de nos villages, notre peuple a été humilié en particulier quand ses femmes ont été vendues sur les marchés pour une centaine de dollars…Nous n’avons encore jamais rien vu de tel !

" Certes, on a déjà réduit des hommes en esclavage mais aujourd’hui on vend des femmes parce qu’elles sont jugées indignes, on foule aux pieds leurs droits et puis ces enfants qui sont morts de soif et de malnutrition, ces hommes enterrés vivants...

" La communauté internationale doit prendre cette affaire au sérieux. Un jour viendra où - si ces terroristes ne sont pas arrêtés en Irak – ils proliféreront ailleurs. Leurs actions sont intentées à l'humanité tout entière, pas seulement à l'Irak. Je lance un appel au nom de nos enfants, de nos malades et personnes âgées, de nos femmes - a conclu Warduni - nous devons mettre un terme à cette situation et libérer nos villages et nos villes de Mossoul.

" Cette ville est chrétienne depuis deux mille ans, mais en trois mois (le 11 juin dernier la ville a été conquise par l'Etat islamique - ndlr), plus aucune prière chrétienne n’y résonne.

" La première chose que je demande c'est de la prière. Ensuite, je vous demande de susciter le souci et le respect des droits humains au cœur de tous les hommes de bonne volonté, afin que tout le monde sache que ces terroristes veulent faire le mal et que nous devons les arrêter ». (source
: Fides)

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